À la pause du match des Étoiles, les Devils du New Jersey partageaient une quadruple égalité au huitième rang de l'Association Est.

Publié le 19 févr. 2012
Marc Antoine Godin LA PRESSE

C'est comme si toutes les équipes de ce peloton se regardaient du coin de l'oeil, indécises, sans qu'aucune ne prenne le taureau par les cornes.

Trois semaines plus tard, pendant que ce même peloton continue de tergiverser, les Devils ont pris leur envol. Ils ont remporté sept de leurs neuf derniers matchs et ont récolté des points dans neuf des dix dernières rencontres.

D'être aujourd'hui cantonné au sixième rang de l'Est soulage quelque peu l'entraîneur-chef Peter DeBoer, mais ça ne le sécurise pas pour autant.

«Je ne me sens jamais confortable à ce temps-ci de l'année, soutient DeBoer. Nous sommes à un mauvais week-end de retomber dans ce peloton où ils se battent comme des chiens.

«Mais j'ai déjà été dans la position inverse en Floride, où je faisais partie d'une formation qui tentait de rétrécir l'écart. C'est difficile d'y arriver à cette période-ci à cause de tous les matchs de trois points et tous ceux qui opposent deux adversaires directs.»

Feux d'artifice en avantage numérique

L'une des raisons fondamentales de la poussée des Devils, c'est la domination du trio formé de Zach Parise, Adam Henrique et Ilya Kovalchuk.

La vedette russe, qui joue son meilleur hockey depuis qu'il joue au New Jersey, est irrésistible depuis la pause du match des Étoiles avec six buts et 17 points en neuf matchs.

«Quand on joue avec Zach, on sait qu'on aura un compagnon de trio qui travaille fort et qui va créer de l'espace pour ses coéquipiers, a noté Kovalchuk. Lui aussi joue très bien.»

Les meilleurs éléments des Devils fonctionnent aussi à pleine vapeur en supériorité numérique. Ils sont arrivés à se forger une fiche de 7-1-1 dernièrement grâce à une attaque à cinq qui a marqué dix buts à ses 34 dernières occasions (29,4%).

Celle du Canadien n'est pas en reste avec cinq buts à ses 14 dernières opportunités dans les cinq derniers matchs (35,7%).

Il faudra donc avoir les unités spéciales à l'oeil ce soir, d'autant plus que les Devils mènent la LNH autant dans le nombre de buts marqués en infériorité numérique (13) que dans le nombre de buts qu'ils ont eux-mêmes accordés pendant l'un de leurs avantages numériques (13).

«Nous avons réussi, depuis le jour de l'An, à limiter ceux qu'on accordait à l'adversaire en n'en concédant qu'un seul, a souligné Peter DeBoer.

«Quant à ceux qu'on marque, c'est le fait d'utiliser les Parise, Kovalchuk, Henrique et Elias en infériorité numérique. Ce sont des joueurs doués qui sont capables de contre-attaquer à la vitesse de l'éclair.

«Lorsqu'une équipe est en avantage numérique, elle ne pense pas qu'elle va se faire marquer un but et peut en venir à baisser sa garde et négliger sa défensive. Nos joueurs sautent sur les occasions lorsqu'elles se présentent à eux.»

Alors que les Devils ont foulé la glace du Centre Bell en matinée, le Canadien, lui, a opté pour un congé avant l'affrontement qui doit débuter à 18 heures.