Une enquête provinciale indépendante se penchera sur les émeutes de la Coupe Stanley survenues la semaine dernière à Vancouver, et vérifiera entre autres si les recommandations émises après une émeute semblable en 1994 ont bien été mises en place.

Keven Drews LA PRESSE CANADIENNE

Le gouvernement britanno-colombien a indiqué que cette enquête se penchera également sur les plans de la police de Vancouver entourant le septième match de la finale de hockey et le rôle joué par l'alcool dans l'émeute.

Le maire de la ville, Gregor Robertson, a expliqué qu'une enquête se voulait critique.

Selon lui, il est essentiel pour la ville, la communauté d'affaires et les citoyens qu'il y ait une enquête complète sur tous les aspects de la planification qui a été effectuée en préparation du septième match.

Le maire a ajouté que le processus examinerait aussi la capacité de la ville de Vancouver de demeurer un endroit qui utilise pleinement ses espaces publics pour célébrer de façon sécuritaire et responsable.

L'enquête doit se terminer d'ici le 31 août, et la province a annoncé qu'elle la rendrait publique, contrairement à un rapport sur l'émeute de la Coupe Stanley de 1994, qui n'a jamais été publié.

Le chef de la police de Vancouver, Jim Chu, a fait savoir que le service de police accueillait favorablement l'enquête.

M. Chu a expliqué qu'il était responsable des décisions politiques, et que le service de police avait émis une déclaration dans laquelle il affirme que les rumeurs voulant qu'il y ait eu interférence politique ou bureaucratique dans la planification policière sont fausses.

Des images de vandales dévastant le coeur du centre-ville, fracassant des vitrines, brûlant des voitures et agressant des citoyens ont fait le tour du monde.

Un expert a estimé que l'émeute avait coûté plusieurs millions de dollars à Vancouver en termes de dommages à la propriété et des milliards en matière de réputation internationale.

Dans une tentative de contrer les images négatives, Tourism Vancouver a lancé un nouveau site web, intitulé «This is Vancouver».

Des responsables touristiques espèrent que le fait de publier de bonnes nouvelles réussira à annuler l'attention médiatique négative que la ville a reçue à l'échelle internationale.

La police de Vancouver dit avoir arrêté environ 117 personnes jusqu'à maintenant pour avoir troublé l'ordre public, ivresse publique, violation de conditions de remise en liberté, agression, méfait, vol, possession de biens volés et entrave à la justice.

La police a également reçu quelque 3500 courriels du public, qui contenaient 53 vidéos en pièce jointe, 676 liens vers YouTube, 708 images et 1011 hyperliens pour aider à identifier les émeutiers.

L'émeute a fait l'objet d'une forte réprobation du public, et plusieurs casseurs ont également été identifiés par des amis et des connaissances dans des photos publiées sur divers sites web. Dans certains cas, les adresses et les informations personnelles sont également accessibles à tous.

La policière Lindsey Houghton a indiqué que la police était au courant de l'existence de sites comprenant des messages de ces défendeurs de l'ordre, mais qu'elle ne les condamnait pas.