La Coupe Stanley fait près de 35 livres, mais le capitaine des Bruins de Boston Zdeno Chara l'a soulevée au-dessus de sa tête, jeudi, comme si elle ne pesait qu'une plume.

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Chara a été le premier à soulever la coupe à la suite de décisive victoire de 4-0 acquise à Vancouver contre les Canucks à l'occasion du septième match de la finale, mercredi.

Il l'a levée au ciel une autre fois quand il a été le dernier joueur à quitter l'avion de l'équipe à l'issue d'un long et bruyant vol de nuit, qui s'est terminé aux environs de 8h30, jeudi, à l'aéroport international Logan.

Il l'a ensuite soulevée une autre fois à la sortie de l'autobus d'équipe, devant le TD Garden, quelques minutes plus tard.

«Le poids de la Coupe ne me dérange pas», a lancé Chara, un homme de six pieds neuf pouces, avant de se diriger vers les quelques 500 partisans qui s'étaient réunis à l'extérieur de l'aréna des Bruins. Les amateurs ont ainsi pu toucher le convoité trophée qui ne s'était pas retrouvé à Boston depuis 39 ans.

«Nous sommes tous très honorés d'être les vainqueurs», a dit Chara.

Le président d'équipe Cam Neely, l'un des grands joueurs de l'histoire des Bruins et un homme originaire de Vancouver, a été l'un des premiers à quitter l'autobus. Il a été suivi quelques secondes plus tard par l'entraîneur Claude Julien, qui affichait un rare sourire et a brandi le poing en signe de triomphe.

Les joueurs, fatigués mais souriants, étaient nombreux à avoir encore leur barbe des séries. Certains portaient une casquette soulignant la conquête du championnat. Ils ont défilé un à un sous les cris de joie des amateurs.

«On a réussi, on l'a ramenée à Boston et c'est à cette ville qu'elle appartient», a lancé Julien.

La ville prévoit tenir un défilé en l'honneur des Bruins samedi matin. Il s'agira d'un septième défilé du genre à Boston au cours de la dernière décennie, après ceux dédiés aux Patriots de la NFL, aux Red Sox du baseball majeur et aux Celtics de la NBA.

Le gardien Tim Thomas, lauréat du trophée Conn-Smythe à titre de joueur par excellence des séries, a noté qu'il n'avait pas encore complètement réalisé l'ampleur de l'exploit.

«Mais quand tu te retrouves ici et que tu vois tous ces partisans, ça devient un peu plus palpable», a-t-il dit.

«Nous avons remporté la Coupe Stanley hier soir, mais une partie de moi-même n'y croit pas encore. C'est un concept qui demeure encore difficile à apprivoiser.»

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Le lauréat du trophée Conn-Smythe, Tim Thomas, était tout sourire à son arrivée à Boston, jeudi.