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Ryan Getzlaf, le joyau d'Alain Chainey

Ryan Getzlaf... (Photo: AP)

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Ryan Getzlaf

Photo: AP

Les joueurs de centre habiles, costauds et explosifs offensivement ne courent pas les rues.

Ils ne sont généralement plus disponibles après les trois ou quatre premiers choix de la première ronde. Il y a certaines exceptions. Comme Ryan Getzlaf.

Grâce à une succession de circonstances favorables, le responsable du recrutement chez les Ducks d'Anaheim, le Québécois Alain Chainey, a pu mettre la main sur cette perle rare au 19e rang en 2003.

 

Getzlaf était, avant les matchs d'hier, au 11e rang des compteurs de la LNH grâce à 39 points en 34 matchs. Il en avait obtenu 82 à seulement 22 ans la saison précédente.

«Il était au cinquième rang sur notre liste des meilleurs espoirs cette année-là, relate Chainey, qui travaille pour les Ducks depuis la naissance du club en 1993. Nous ne l'avons même pas interviewé parce que nous étions convaincus qu'il serait repêché parmi les sept ou huit premiers.»

C'est vous dire...

Mais Getzlaf n'avait pas très bonne réputation aux yeux de certains recruteurs. Il avait parfois tendance à se traîner les bottines dans les rangs juniors, avec les Hitmen de Calgary.

«On se disait que les habitudes de travail, ça peut toujours s'améliorer avec l'âge et la maturité, poursuit Chainey. Les jeunes ont 17, 18 ans, ce sont des vedettes dans leurs équipes et bien souvent, ça peut arriver qu'ils prennent les choses à la légère certains soirs.»

Chainey et les recruteurs des Ducks estimaient que Getzlaf avait trop de potentiel pour qu'on l'ignore. «Ses habiletés étaient toujours extraordinaires, peu importe sa façon de travailler. Et quand il décidait qu'il était le meilleur sur la glace, il était vraiment le meilleur sur la glace. Alors, ses habitudes de travail ne nous faisaient pas peur parce qu'il démontrait du caractère sur la patinoire. Il n'était pas endormi. Il se choquait, il provoquait des choses. Il faisait l'unanimité au sein de notre groupe.»

Arrive le jour du repêchage. «Notre directeur général, qui était Bryan Murray à l'époque, a essayé de conclure un échange pour repêcher plus tôt, mais ça n'a pas fonctionné», mentionne Chainey.

Les équipes font leur choix. Andrei Kostitsyn, dixième par le Canadien, Jeff Carter 11e, par les Flyers de Philadelphie, Hugh Jessiman, 12e par les Rangers de New York, Dustin Brown, 13e par les Kings de Los Angeles, Brent Seabrook, 14e par les Blackhawks de Chicago, Robert Nilsson, 15e par les Islanders de New York et Steve Bernier, 16e par les Sharks de San Jose.

«Plus on approchait de notre tour de sélection, plus on était nerveux parce qu'on voulait absolument l'avoir, relate Chainey. Au 15e rang, Bryan Murray a commencé à être nerveux lui aussi, mais pour d'autres raisons. Il s'est mis à nous demander si Getzlaf avait des problèmes à l'extérieur de la glace parce qu'il était cinquième sur notre liste et personne ne l'avait repêché parmi les 16 premiers. J'étais assis entre Chuck Fletcher, qui était assistant au DG, et Tim Murray, qui était le directeur du personnel chez les Ducks. Les gars posaient beaucoup de questions eux aussi. Finalement, Bryan Murray nous a fait confiance. Nous n'en démordions pas, si Getzlaf était libre au 19e rang, nous ferions une erreur magistrale de le laisser passer.»

Chainey a eu une dernière frousse lorsque les Capitals de Washington ont annoncé leur premier choix au 18e rang. «Nous étions sur les nerfs parce que le dépisteur de Washington était un gars de l'Ouest canadien reconnu pour prendre les joueurs de son coin. On s'était dit qu'il allait sauter sur Getzlaf mais non, il a préféré Eric Fehr, qui est un bon joueur quand même, mais qui n'est pas tout à fait Ryan Getzlaf, un joueur dominant, probablement notre futur capitaine.»

Les Ducks allaient repêcher un autre très bon joueur en première ronde, Corey Perry, qui est le deuxième compteur de l'équipe avec 32 points.

«Corey Perry, c'est une belle histoire, raconte Chainey. Nous n'avions plus de choix en première ronde, mais deux choix de deuxième ronde. Nous aimions beaucoup Perry, qui était huitième ou neuvième sur notre liste. Quand on a constaté qu'il était encore libre au 25e rang, Bryan Murray a offert nos deux choix de deuxième ronde aux Stars de Dallas pour aller chercher le 28e choix. Il n'avait pas été choisi avant parce que personne n'aimait son coup de patin. Certains disaient qu'il n'accéderait pas à la LNH à cause de ça. Mais on l'avait vu jouer en séries éliminatoires contre Windsor et il avait été extraordinaire. Et il a dominé en attaque dans toutes les ligues où il avait joué.»

Avec les choix des Ducks, les Stars ont repêché Vojtech Polak au 36e rang et B.J. Crombeen au 54e rang. Le premier poursuit sa carrière en Europe tandis que le second est désormais avec les Blues de St. Louis.

Getzlaf et Perry ont vite fait de rassurer Bryan Murray. «Au tournoi des recrues à Los Angeles quelques mois plus tard, Getzlaf et Perry avaient été absolument dominants, se rappelle Chainey. Ils ont poursuivi sur leur lancée au camp d'entraînement. Ce fut le meilleur repêchage dans lequel j'ai pu travailler en 17 ans de carrière. C'est extraordinaire de constater la qualité de joueurs qui en sont sortis. Il y avait beaucoup de profondeur. Pour notre part, ce repêchage de 2003 nous aura aidés à remporter la Coupe Stanley.»

 




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