(Edmonton) Le gardien des Panthers de la Floride Sergei Bobrovsky a repoussé 50 des 51 tirs qu’il a reçus lors des deux premiers matchs de la finale de la Coupe Stanley. Le dangereux avantage numérique des Oilers d’Edmonton a été tenu en échec en sept occasions. Si ces tendances se poursuivent, ce sera une série finale extrêmement courte qui pourrait se terminer dès samedi soir.

Mais au moment où la scène se déplace vers Edmonton pour le troisième match, jeudi, les joueurs des Oilers ne sentent pas que Bobrovsky les dérange psychologiquement, ou qu’ils doivent procéder à des ajustements au sein de leurs unités spéciales.

Ce dont ils ont besoin, c’est d’envoyer plus de rondelles au filet.

« Non, il n’y a pas de frustration », a déclaré l’ailier Zach Hyman, qui mène les séries éliminatoires avec 14 buts, mais qui, comme la plupart de ses coéquipiers, a manqué de veine lors des deux premiers matchs en Floride.

« Nous avons eu beaucoup d’opportunités. Nous avons frappé des poteaux. Que pouvez-vous faire ? Nous allons continuer.

« [L’avantage numérique] a fait ses preuves au cours des séries éliminatoires, au cours de la saison, sur toutes ces années où il a été ensemble. Nous ne sommes pas frustrés. »

Les Oilers ont frappé le poteau deux fois lors de leur dernière supériorité numérique du deuxième match, alors ils ont l’impression d’être proches, ou tout simplement malchanceux.

« Quand nous nous contentons de jouer et de lire des situations, c’est là que nous sommes à notre meilleur », estime l’attaquant Ryan Nugent-Hopkins.

Mais je pense que dans le premier match, nous avons travaillé très fort et gagné des batailles. Nous devons rester confiants en avantage numérique. Contre Dallas, nous n’avons marqué qu’au cinquième match. Il faut être prêts à marquer aux moments opportuns.

Ryan Nugent-Hopkins

Connor McDavid, qui domine le classement des marqueurs des séries éliminatoires avec 32 points, a noté que la Floride présente une combinaison inhabituelle.

PHOTO JASON FRANSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Connor McDavid

Toutefois, les Panthers sont combatifs, mais sont néanmoins capables de limiter les chances des adversaires. McDavid est d’avis que les Oilers ne peuvent pas s’attendre à profiter de nombreuses opportunités de marquer, et doivent exploiter celles qui se présentent à eux.

Ils jouent de manière combative et vous mettent beaucoup de pression. Pour une formation aussi combative, elle excelle pour limiter les chances de marquer.

Connor McDavid

« Vous devez être prêts. La clé est d’être prêts lorsqu’une opportunité se présente et de capitaliser. »

Avant le début de la finale, le gardien des Oilers, Stuart Skinner, a déclaré que Bobrovsky était le gardien le plus athlétique et le plus souple de la ligue. Il est exceptionnel pour couvrir la moitié inférieure du filet.

Le but de Mattias Ekholm lors du deuxième match –– le seul but des Oilers dans la série — s’est faufilé entre les jambières du gardien russe.

Jusqu’à maintenant depuis le début des séries éliminatoires, Bobrovsky a la plupart du temps été déjoué au-dessus de l’épaule, du côté du bloqueur, ou de la mitaine. Or, les tirs des Oilers ont souvent frappé ses jambières.

Les Oilers, qui n’ont récolté que 19 tirs dans le deuxième match, croient que tout tourne autour du volume de tirs.

« Continuez de le tester, nous devons simplement continuer à lui envoyer des rondelles, en obtenant des deuxième et troisième occasions », a suggéré Nugent-Hopkins.

« Nous devons placer des joueurs devant lui. Évidemment, vous ne pouvez pas vous attendre à marquer si vous ne tirez pas la rondelle. Nous devons continuer à tirer et venir à bout de lui de cette manière. »