(Syracuse) D’ordinaire, avant un gros match, on essaie de ne pas mettre un doigt dans la prise de courant, mais Tobie Paquette-Bisson est allé faire exactement ça, lundi.

Publié le 16 mai
Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

Le défenseur du Rocket a parlé de Syracuse comme d’un endroit « pas très intimidant »... « Jouer ici à date, ça ne nous a pas affectés, et aussi, on est habitués de jouer ici. »

Alors voilà. Ce n’est peut-être pas la « garantie » de Mark Messier en 1994 ou encore la petite poche de Richard Sévigny au sujet de la dominance à venir de Guy Lafleur sur Wayne Gretzky, mais c’est quand même quelque chose.

Le gros match dont il est ici question, c’est celui de mardi soir à Syracuse, le cinquième et dernier de cette série contre le Crunch. La série est égale 2-2, et le perdant devra rentrer à la maison dans un mélange de honte et de déception.

« On ne va rien changer à ce qu’on fait même si on a perdu le dernier match [samedi à Laval], a ajouté Paquette-Bisson. Les séries, c’est un marathon, c’est la même chose, et on a vraiment hâte… »

Je pense que samedi, on a appris ce que c’est, un match des séries. Ils ont joué avec beaucoup de désespoir, ils n’avaient pas le choix de gagner. On le sait nous aussi, et il faudra être prêts.

Tobie Paquette-Bisson

Mais en premier, il faudra marquer des buts, une évidence qui a semblé échapper aux joueurs de Laval lors du quatrième match, une défaite de 3-0.

Maxime Lagacé, le gardien du Crunch qui s’est blessé samedi, justement, ne pourra reprendre son poste, et c’est Hugo Alnefelt qui sera de nouveau devant le filet. Ce Suédois de 20 ans a été un choix de troisième tour du Lightning de Tampa Bay lors du repêchage de 2019.

« C’est un match où il ne faudra pas stresser, a fait remarquer l’entraîneur Jean-François Houle lundi. Les gars le savent, ils vont être prêts. »

Il va falloir obtenir une plus grande contribution offensive, c’est sûr. Le match de samedi fut celui où on a obtenu le moins d’occasions de marquer, alors il faudra en créer plus que ça cette fois-ci.

Jean-François Houle, entraîneur-chef du Rocket de Laval

Sérénité

Il n’y a sans doute rien à rajouter. C’est le dernier match de la série, c’est important, et pour le Rocket, qui n’a jamais pu gagner une série depuis l’arrivée du club à Laval, en 2017, c’est sans doute encore plus important.

Jean-François Houle a insisté sur le fait de devoir « rester serein » face au défi qui attend l’équipe, mais parfois, la quête de la sérénité n’est pas si facile à effectuer.

Reste à voir ce que ça va donner… et aussi, si les mots de Tobie Paquette-Bisson vont s’avérer prophétiques ou pas.

Son collègue Joel Teasdale a voulu se montrer un brin plus prudent.

« C’est sûr que si on compare avec la foule de la Place Bell, il y a moins de monde ici, et aussi moins de bruit, a noté le jeune attaquant du Rocket. Mais on sait aussi que les joueurs du Crunch sont bons ici. On les connaît et on les connaît vraiment bien. Alors il faudra profiter de nos occasions… et revenir à ce qui a fait notre succès. »