(Calgary) Darryl Sutter n’est pas sur le point de dévoiler ses plans, mais les Flames ont remporté des matchs consécutifs avec l’entraîneur donnant plus de place aux défenseurs, au détriment du nombre d’attaquants.

Publié le 12 mai
Donna Spencer La Presse Canadienne

Utiliser 11 attaquants et sept défenseurs au lieu de 12 et six, lors des deux derniers gains, a donné des maux de tête à la défense des Stars de Dallas.

En avance 3-2 dans la série, Calgary atteindrait le deuxième tour pour seulement la deuxième fois en 17 ans en gagnant à Dallas, vendredi.

En déficit 1-0 après deux périodes lors du cinquième match, mercredi, Sutter a rassemblé les attaquants Andrew Mangiapane, Mikael Backlund et Blake Coleman au troisième tiers.

Backlund a marqué le but égalisateur et Mangiapane le filet suivant, lors de la victoire de 3-1 des Flames.

« Excepté le premier trio, nous avons à peu près tous joué les uns avec les autres cette saison, a dit Milan Lucic.

« Nous sommes habitués à jouer avec tout le monde. Quand vous êtes sollicité, vous savez ce qu’il y a à faire et vous essayez de réussir. »

Calgary s’est classé sixième dans la LNH pour les buts cette saison.

Les unités de désavantage numérique ont été très solides, Calgary ayant un taux de succès de 90 %, Dallas de 89,5 %.

Le premier trio de Johnny Gaudreau, Elias Lindholm et Matthew Tkachuk a eu un rôle important lors des deux premières victoires de Calgary.

Lors d’un soir où Gaudreau, Lindholm et Tkachuk ont attiré encore plus l’attention des Stars, Mangiapane et Backlund ont fourni des buts à cinq contre cinq. Cet élément manquait aux Flames dans la série.

Les 115 points de Gaudreau en saison régulière l’ont placé à égalité au deuxième rang avec Jonathan Huberdeau, des Panthers de la Floride.

« J’ai déjà eu recours au 11-7. Croyez-moi, ça marche, a dit l’entraîneur des Stars, Rick Bowness, ajoutant que c’était monnaie courante quand il était adjoint avec le Lightning de Tampa Bay, de 2014 à 2018. .

« Ce qui est dur à contrer là-dedans, c’est que vous voyez plus souvent leurs meilleurs gars. Et quand vous voulez leur opposer tels joueurs, on ne sait jamais quand ils arrivent sur la glace, ni avec qui. »

Lorsqu’on lui a demandé avant le match 5 s’il gardait la formule 11-7, Sutter a répondu « Pourquoi je devrais répondre ? Faisons venir Rick et on va parler des formations de départ, pour ne pas que les médias trouvent ça compliqué. »