La saison a été frustrante chez le Canadien. Pour tout le monde, mais sans doute encore davantage pour les vétérans dont la dernière année a été minée par les blessures.

Publié le 30 avril
Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

Le nom de Carey Price vient spontanément en tête. Ceux de Jake Allen et de Brendan Gallagher aussi. Même si on l’a peu vu pendant l’hiver, Paul Byron se révèle aussi comme un incontournable.

Une opération à la hanche gauche, l’été dernier, l’a forcé à rater les trois premiers mois de la saison. À l’approche des Fêtes, il était pratiquement prêt à jouer, mais une éclosion de COVID-19 à la maison suivie d’une pause complète des activités de l’équipe l’a contraint à l’inactivité pendant plus de trois semaines. Une nouvelle période de préparation a ouvert la voie à un retour à la fin du mois de janvier.

L’expérience a duré 27 matchs et s’est conclue dans la douleur. Littéralement.

Sa hanche gauche, enflée, lui faisait souffrir le martyre. Il a tenté de compenser en s’appuyant davantage sur sa hanche droite, ce qui a provoqué des déchirures musculaires. Redoutant une hernie, il a été soulagé d’apprendre, à la suite d’examens, que du repos et de la rééducation lui permettraient de retrouver la forme.

Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est qu’il y a deux semaines, « sortir du lit et marcher, c’était très dur ». Il va mieux, assure-t-il, mais il partait de loin, si bien qu’il lui reste « beaucoup de travail » à faire. La longue saison morte qui s’annonce lui servira à « reconstruire [s]on corps », et ce, dans le but de « redevenir le joueur qu’[il] croit pouvoir être ».

Il voit l’avenir d’un bon œil. Malgré la conclusion malheureuse de sa saison, il a eu assez de temps pour constater que sa vitesse et sa puissance, aussi bien dire son pain et son beurre, étaient encore au rendez-vous. « Ça faisait longtemps que je n’avais pas senti ça. J’étais assez content. »

En contrepartie, il ne se berce par d’illusions. Il vient d’avoir 33 ans. Sa production offensive décroît. Son contrat, encore valide pour un an, lui rapporte 3,4 millions, une somme élevée pour un joueur à ce stade de sa carrière.

Sa situation, dont il se dit parfaitement conscient, n’a toutefois pas fait l’objet d’une discussion lors de sa rencontre de fin de saison avec ses patrons.

Ce que je veux, c’est être en mesure de jouer chaque match. C’est difficile pour l’équipe si je suis constamment indisponible en raison de blessures. Je sais que je peux améliorer certaines facettes de mon jeu, mais tout revient à ma santé.

Paul Byron

« Je ne regarde pas loin dans l’avenir, je pense juste à l’énorme été qui se présente devant moi, a-t-il conclu. Il me reste quelques mois pour travailler fort. Si je ne suis pas capable [de revenir en pleine forme], j’aurai peut-être une décision difficile à prendre. »