Après trois années à Moncton et une à Val-d’Or, Jakob Pelletier n’a pas fini de voyager. L’attaquant québécois posera ses valises à plusieurs milliers de kilomètres de la demeure familiale pour sa première saison chez les professionnels. La question étant : à Calgary ou à Stockton ?

Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

L’ex-capitaine des Foreurs de Val-d’Or, repêché au premier tour par les Flames de Calgary en 2019, tente de se tailler un poste dans la Ligue nationale dès cette saison. Et il a amorcé la présaison du bon pied. Au camp des recrues, la semaine dernière, il a récolté un but et deux passes en deux parties face aux espoirs des Oilers d’Edmonton.

En entrevue avec La Presse, Pelletier se dit satisfait de sa performance jusqu’à maintenant, mais persuadé qu’il peut faire encore mieux.

« Je pense que j’ai connu des bonnes performances au camp, mais est-ce que je suis capable d’en donner plus ? Oui, convient-il. Je sais que je peux être meilleur. Là, on a deux matchs [ce] dimanche et lundi. On ne sait pas encore qui va jouer. J’ai vraiment hâte. Je sais que je suis capable d’être une coche encore plus haut. »

Pour le moment, l’attaquant de 20 ans s’entraîne avec un groupe composé d’espoirs de l’organisation. Les joueurs titulaires des Flames, eux, forment un autre groupe. Pelletier n’a donc pas encore pu côtoyer les Johnny Gaudreau, Matthew Tkachuk et Milan Lucic. Il peut néanmoins se comparer à des joueurs qui évoluaient l’année dernière dans la Ligue américaine, avec le club-école des Flames, le Heat de Stockton.

Je suis ici parce que je veux jouer dans la LNH, mais je respecte leur choix. Ce n’est pas moi qui décide où je joue. […] Je ne dois pas stresser avec ça. Je suis ici pour jouer au hockey. S’ils veulent que je joue à Stockton, je vais jouer à Stockton. S’ils veulent que je joue avec eux [à Calgary], je vais jouer avec eux.

Jakob Pelletier

« Je suis en confiance, mais je suis plus excité que nerveux, ajoute-t-il. J’ai hâte que ça commence, de pouvoir jouer de vrais matchs en présaison pour montrer que je me suis amélioré depuis qu’ils m’ont repêché. »

Plus vite

Pour connaître du succès dans les rangs professionnels, Pelletier estime qu’il lui sera nécessaire de « jouer plus vite ».

« Je devrai aussi être plus solide, parce que les gars sont un peu plus gros. Il faut que je sois plus fort sur mes patins. »

Il compte également faire preuve d’ardeur au travail, ce qui ne devrait surprendre personne qui l’a déjà vu à l’œuvre. Partout où il est passé, ces dernières années, Jakob Pelletier a été encensé pour son éthique de travail et son leadership. À sa troisième saison avec les Wildcats de Moncton dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), en 2019-2020, il a été nommé capitaine. Il a ensuite été échangé aux Foreurs de Val-d’Or l’été suivant. Le C a été brodé sur son chandail dans le temps de le dire.

PHOTO JEFF MCINTOSH, LA PRESSE CANADIENNE

Darryl Sutter

Je pense que l’entraîneur [Darryl Sutter] aime bien ceux qui travaillent fort. C’est un de mes plus gros atouts. À chaque entraînement et à chaque match, je suis à 100 %.

Jakob Pelletier

La saison dernière, réuni avec ses bons amis, les espoirs des Penguins de Pittsburgh Samuel Poulin et Nathan Légaré, Pelletier a conduit les Foreurs jusqu’à la finale de la Coupe du Président. Son équipe s’est toutefois inclinée en six matchs face aux Tigres de Victoriaville.

« On avait une bonne équipe, mais aussi une belle équipe, raconte-t-il. On avait un bon groupe hors glace aussi. Perdre ça… C’était aussi perdre le groupe. Après ça, tu retournes chez toi, tu ne revois pas les boys. »

En 210 matchs chez les juniors, Pelletier a amassé 275 points – et une tonne de beaux souvenirs. « C’est tellement le fun, ces quatre ans-là ! C’est sûr que j’ai trouvé ça difficile quand ça s’est terminé en juin. Ce sont tellement de belles années. Tu arrives à 16 ans, et les joueurs de 19 ou 20 ans te disent d’en profiter, parce que ça passe vite. Tu dis : oui, oui. Mais du jour au lendemain, c’est fini. »

De ces quatre années, il retient que la constance fait partie des grands secrets du hockey.

« C’est un gros point que tu dois avoir pour jouer en haut, croit-il. Il faut que je sois constant pendant un an au complet pour jouer pro et c’est ce que je vais essayer de faire. »