Les Blue Jackets de Columbus n’entendent pas à rire avec les vaccins contre la COVID-19.

Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

Quelques jours après avoir montré la porte à l’entraîneur adjoint Sylvain Lefebvre, qui refusait de se faire vacciner, la formation de l’Ohio a indiqué que le vétéran Zac Rinaldo ne pourrait se présenter à son camp d’entraînement cette semaine puisqu’il refuse lui aussi de se protéger contre le coronavirus.

« Quand tu regardes le nombre de joueurs vaccinés, le pourcentage de joueurs vaccinés, c’est très très élevé, a expliqué le président de l'équipe John Davidson. Peu de joueurs ne se sont pas, et c’est leur choix. Je ne leur dirai pas quoi faire, même si j’aimerais que tout le monde se fasse vacciner. Ma fille est médecin. Elle y croit, et je crois en elle car elle est autrement plus brillante que moi. Nous avons une responsabilité comme meneurs de cette organisation. Nous voulons que nos gens soient vaccinés. Et nous voulons qu’ils portent des masques aussi souvent que possible. »

Rinaldo, 31 ans, a signé un contrat avec les Jackets il y a moins d’un mois. Une entente à deux volets qui lui aurait valu 750 000 $ s’il s’était taillé un poste dans la LNH, lui qui n’a disputé que quatre rencontres en 2021, avec les Flames de Calgary.

La semaine dernière, son nom a fait surface après qu’il eut prononcé un discours à un rassemblement du Parti populaire du Canada. La formation politique dirigée par Maxime Bernier s’oppose à toute mesure sanitaire, y compris le passeport vaccinal.

Devant quelque 300 partisans réunis dans un parc de Hamilton, en Ontario, Rinaldo a dit n’être « ni anti-vaccin, ni antimasque, mais bien pro-choix ». La plus récente décision des Blue Jackets confirme toutefois que l’attaquant n’avait pas été vacciné.

Selon le protocole élaboré par la LNH en accord avec l’Association des joueurs en vue de la saison 2021-2022, les joueurs non vaccinés pourraient disputer des rencontres, mais ils sont susceptibles d’être suspendus sans salaire si les restrictions aux frontières les empêchent de voyager, ou encore s’ils contractent la COVID-19 après avoir enfreint les protocoles sanitaires en vigueur.

Rinaldo, par exemple, n’aurait pu disputer de rencontres au Canada, qui demande aux voyageurs d’être adéquatement vaccinés s’ils désirent entrer au pays.

Plutôt que de gérer ce problème au jour le jour, les Blue Jackets ont préféré reléguer d’emblée Rinaldo à leur filiale de la Ligue américaine, à Cleveland.

« La balle est dans son camp, a dit le directeur général Jarmo Kekäläinen. Nous faisons tout en équipe. C’est un prérequis pour être membre des Blue Jackets. Nous continuerons avec ce groupe, entièrement vacciné. Nous verrons pour la suite. »

Samedi dernier, un porte-parole du circuit a indiqué à La Presse que les protocoles relatifs à la COVID-19 n’avaient pas encore été finalisés. Cette remarque faisait suite à une question sur Jesse Ylönen, joueur de l’organisation du Canadien de Montréal qui refuse de se faire vacciner et dont on s’attendait à ce qu’il joue avec le Rocket de Laval cette saison.

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