Le Canadien n’a pas encore de réponse définitive pour la date de retour de Dominique Ducharme dans l’entourage de l’équipe. L’entraîneur-chef a été placé en isolement vendredi après avoir reçu un test positif de COVID-19.

Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

En matinée, dimanche, Ducharme a indiqué qu’il souhaitait retrouver son poste « le plus tôt possible » et a affirmé que l’organisation était « en conversation avec les autorités pour regarder la situation ».

En entrevue avec La Presse, Paul Wilson, porte-parole du CH, a indiqué que le club cherchait toujours à savoir si Ducharme devait rester loin de ses joueurs et du personnel de l’équipe pendant 10 jours, comme le prévoit la Santé publique du Québec, ou pendant 14 jours, comme le demande le gouvernement fédéral.

Le Canadien a par ailleurs fait valoir auprès des autorités que Ducharme est pleinement vacciné (depuis le 9 juin) et qu’il évolue dans la « bulle » de l’équipe depuis le 1er janvier dernier. On espérait obtenir une exception pour une quarantaine raccourcie, mais on semble fonder peu d’espoirs en ce sens.

Selon qu’il demeure isolé 10 ou 14 jours, Ducharme retrouverait donc son poste le 27 juin ou le 1er juillet. Il ratera donc assurément la fin de la série entre le Canadien et les Golden Knights de Vegas, dont la quatrième rencontre était présentée dimanche soir au Centre Bell. Si la série atteignait la limite de sept matchs, l’ultime duel aurait lieu le samedi 26 juin. Il faudrait donc que le CH accède à la finale de la Coupe Stanley pour que le Québécois effectue un retour derrière le banc.

Ducharme a d’ailleurs insisté sur le fait que son équipe « ne compte pas s’arrêter là ».

À court terme, il continue de communiquer quotidiennement avec ses adjoints et avec ses joueurs. Vendredi, il a regardé un match du CH à la télévision pour la première fois depuis plus de trois ans – il avait été embauché comme adjoint à Claude Julien en avril 2018.

« C’est une situation spéciale, mais c’est une année spéciale, a-t-il dit. On a traversé beaucoup de choses, et on va encore passer à travers. »

« Frustrant »

Dominique Ducharme est le premier surpris de ce qui lui arrive. Et à s’en navrer.

Il ne cache pas qu’il ne « s’attendait pas » à vivre cette situation.

Comme le reste de l’équipe, il a reçu le 9 juin dernier une deuxième dose de vaccin contre le virus. À Vegas, où il a passé cinq jours la semaine dernière pour les deux premiers matchs de la série, il dit avoir respecté à la lettre les consignes sanitaires imposées à son équipe. « On n’avait pas le droit d’aller dehors, même pas pour prendre une marche », a-t-il précisé.

Il n’a donc rien vu d’autre que sa chambre d’hôtel, la salle réservée à la prise de repas, le gymnase de l’hôtel qui avait été réservé à l’équipe ainsi que le T-Mobile Arena, domicile des Knights, où le CH se rendait en autobus.

Il maintient qu’il est « impossible » de savoir comment il a contracté le virus. « Peut-être dans l’ascenseur… »

Il affirme par ailleurs ne présenter aucun symptôme lié à la COVID-19, et personne dans son entourage immédiat n’a obtenu de test positif.

« En étant vacciné deux fois, les chances sont extrêmement minces… Je n’ai pas été chanceux sur ce coup-là. C’est frustrant. »

En bref

Evans n’est pas encore prêt

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Jake Evans

Selon ce qu’on a pu voir à l’entraînement matinal tenu au Complexe Bell de Brossard, la formation du Tricolore sera la même que celle qui a disputé les trois premiers matchs de la série. Jake Evans a de nouveau patiné avec ses coéquipiers, mais il portait toujours un chandail bleu poudre, signe qu’il ne peut pas encore recevoir de contacts.

Perry : « C’était un bâton élevé »

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Corey Perry a été coupé au nez par le bâton Jonathan Marchessault.

C’est le visage décoré d’une longue cicatrice que Corey Perry s’est adressé aux membres des médias dimanche matin. On a dû lui faire des points de suture après qu’un coup de bâton asséné près du nez l’eut empêché de disputer les derniers instants de la période de prolongation, vendredi. Sur la séquence, Jonathan Marchessault, des Knights, n’a pas été puni. À ce sujet, Perry a dit avoir entendu différentes explications, notamment le fait que les arbitres n’étaient « pas sûrs » d’avoir vu le geste en question. « On sait tous que c’était un bâton élevé », a laissé tomber Perry.

De bons mots pour Richardson

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Luke Richardson a pris la relève de Dominique Ducharme derrière le banc du Canadien.

Luke Richardson a pris du galon en l’absence de Dominique Ducharme, puisque c’est lui qui est maintenant le patron derrière le banc du Canadien pendant les matchs. Ben Chiarot a eu de bons mots pour celui qui est habituellement chargé de la défense. « Je pense parler pour tous les défenseurs en disant ça, mais on défoncerait un mur pour lui, parce qu’on sait qu’il le ferait pour nous, a dit Chiarot. C’est un entraîneur proche de ses joueurs [players’ coach]. Il comprend exactement ce qu’on vit. » Sourire en coin, il a ajouté : « On s’ennuie de lui en défense, mais on sait que les attaquants sont contents de l’entendre faire les changements de ligne ! »