Même dans la défaite, Peter DeBoer avait le goût de faire un peu de philosophie.

Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

« Nous nous attendions à ce que cet affrontement soit une bataille, en quelque sorte… Ces gens, vous savez, qui ont osé affirmer que nous allions leur passer un coup de balai sont probablement ceux qui ont dit la même chose à propos du Colorado à notre sujet. Si cela nécessite que nous triomphions en prolongation d’un septième match, alors nous le ferons. En ce qui nous concerne, nous avons toujours su que rien, au grand jamais, n’allait être facile. »

L’entraîneur-chef des Golden Knights était de toute évidence bien en forme et bien lucide en ce mercredi soir pourtant un peu difficile pour lui et ses troupes.

Ses Chevaliers dorés, pourtant très largement favoris, vont donc devoir débarquer en ces terres engagés dans une série difficile, qui est maintenant égale 1-1. Et puis, pour rappeler les sages paroles de Marcel Proust, plus tard citées à titre posthume par Claude Ruel : tout est possible.

Aux yeux de DeBoer, c’est un autre mauvais départ qui a coulé son club. Ce n’est pas le premier ce printemps, paraît-il.

« Ç’a été un autre de ces mauvais départs, a-t-il admis. Il me faut l’admettre, j’ai été un tantinet déçu, pour ne pas dire insatisfait, de notre jeu lors des 10 premières minutes de cette joute de hockey sur glace. Nous devrions être meilleurs que cela. Or, quand on a l’occasion de se retrouver dans le carré d’as, il est quelque peu hasardeux d’offrir deux buts d’avance à notre adversaire. Cela équivaut à jouer avec le feu. »

Sur le même thème, le jeu de Marc-André Fleury lors du troisième but du Canadien, celui de Paul Byron, est devenu un sujet de discussion, par Fleury lui-même, qui a immédiatement regretté de s’être couché et d’avoir allongé le bâton à la manière d’un gardien des années 1980.

J’ai regretté ce geste dès l’instant où je l’ai posé. Je n’aurais pas dû faire ça.

Marc-André Fleury

Tout de même souriant, Fleury a avoué que cela allait être de l’agrément que de venir faire un tour au Québec, ce qu’il n’a pas eu l’occasion de faire depuis une mèche à cause de la pandémie. « Ça va être bien… et le Centre Bell est toujours un endroit plaisant pour une joute de hockey sur glace, puis-je ajouter. »

Reste à voir si les Chevaliers pourront débarquer ici avec le joueur de centre Chandler Stephenson, qui pilote d’ordinaire le premier trio du club, en compagnie de Mark Stone et Max Pacioretty.

Stephenson a dû rater le match de mercredi soir en raison d’une blessure, et son état est évalué au jour le jour, selon DeBoer.

« On se ressent d’une telle perte, cela tombe sous le sens, a ajouté l’entraîneur des Golden Knights. Mais ce sont toutes les équipes qui doivent composer avec de tels coups du destin. Il n’y a personne qui puisse prétendre à un bulletin de santé immaculé à ce moment de l’année. »