(Las Vegas) « Printemps, n. m. : saison qui précède l’été et suit l’hiver, et pendant laquelle les médecins qui doivent évaluer les joueurs de hockey blessés prennent toutes leurs décisions dans les 15 minutes entre l’échauffement et le début d’un match. »

Guillaume Lefrançois
Guillaume Lefrançois La Presse

Bon, ce n’est peut-être pas écrit ainsi dans le Larousse, mais permettons-nous de suggérer cette nouvelle définition pour une édition future.

Dominique Ducharme s’adressait aux médias tôt mercredi matin, une heure avant l’entraînement matinal du Canadien, en vue du deuxième match de la série contre les Golden Knights.

Comme tout bon entraîneur en séries, Ducharme a caché son jeu. Jeff Petry « progresse bien », après avoir patiné et pris quelques tirs mardi. Une possibilité qu’il joue même s’il n’est pas entièrement à l’aise en possession de rondelle ? « S’il joue, c’est parce qu’on sait qu’il est capable de faire tout ce qu’il peut faire avec la rondelle », a statué Ducharme.

À l’entraînement, Petry portait un chandail blanc, et non plus le chandail bleu réservé aux blessés. Il a pris plusieurs tirs, signe tangible de son progrès par rapport à l’entraînement de lundi. Il a même tenté quelques tirs frappés, mais sans y mettre toute la puissance habituelle. Après en avoir tenté quelques-uns, à la fin de la séance, il s’est entretenu au banc pendant quelques minutes avec Ducharme et le thérapeute sportif en chef du Tricolore, Graham Rynbend.

Petry a ensuite fait des exercices supplémentaires, à un contre un, avec le réserviste Alex Belzile, augmentant le niveau d’intensité. Il est toutefois rentré au vestiaire après ces quelques exercices, donc bien avant les autres réservistes qui sont virtuellement assurés de ne pas jouer.

Merrill déjà prêt ?

Les deux autres blessés, Jake Evans et Jon Merrill, sont aussi « des possibilités », selon Ducharme. Comme Petry, Merrill portait lui aussi un chandail blanc, tandis qu’Evans était encore en bleu, suggérant qu’il n’a pas reçu le feu vert pour encaisser des mises en échec. Il a aussi fait des exercices supplémentaires avec les réservistes, signe que ses chances de jouer mercredi sont très minces.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Jon Merrill

« On va voir comment ils se sentent, avec ou sans la rondelle. Chaque cas est différent, a rappelé Ducharme. On va évaluer ça après l’entraînement. Il y a peut-être aussi des décisions qui vont se prendre après l’échauffement. »

Merrill est rentré au vestiaire en même temps que ses coéquipiers. Il faudra maintenant voir s’il sera de l’échauffement d’avant-match.

Des forces fraîches seraient évidemment salutaires pour le CH, surtout après les difficultés connues par le groupe de défenseurs lundi. En l’absence de Petry, Brett Kulak a été promu au sein du deuxième duo, une tâche dont il s’était bien acquitté dans le quatrième match contre Winnipeg. Mais ce fut pénible par moments lundi.

Cruciales mises au jeu

Le Canadien a été victime de deux buts sur des mises au jeu perdues en zone défensive, lundi : une par Nick Suzuki, une par Jesperi Kotkaniemi.

Globalement, le CH s’en est bien tiré, gagnant 56 % des mises au jeu dans ce match. Mais les Golden Knights sont premiers dans la LNH depuis le début des séries avec un taux de réussite de 54,2 %. Alors, que faire pour éviter qu’un engagement perdu mène à un but quelques secondes plus tard ?

« Pour ma part, c’est d’essayer de ne pas perdre de façon franche une mise au jeu, a répondu Suzuki. Le tir sur réception est arrivé vite et la rondelle s’est frayé un chemin entre les joueurs. Sur l’autre but, c’était un mauvais bond, mais ils ont eu trop d’espace et la rondelle a touché un patin à l’embouchure du filet. On sait comment corriger ça, il faut juste l’appliquer. Si tu ne gagnes pas la mise au jeu, tu dois au moins essayer de ne pas la perdre de façon franche. »

Du reste, Ducharme a bon espoir que la défaite sans appel du premier match n’ait pas laissé de séquelles sur la confiance de ses joueurs, qui avaient remporté leurs sept matchs précédents.

« On sait qu’il y a des choses qu’on a bien faites, d’autres moins. On respecte Vegas, mais on sait qu’on peut être meilleurs, et on va être meilleurs. Il n’y a pas une série qui se gagne ou qui se perd au premier match. C’est pour ça que c’est un 4 de 7. »

La formation à l’entraînement

Lehkonen-Danault-Gallagher Toffoli-Suzuki-Caufield Byron-Kotkaniemi-Anderson Perry-Staal-Armia

Réservistes : Tatar, Evans (en bleu), Frolik, Belzile

Chiarot-Weber Edmundson-Kulak Gustafsson-Romanov
Merrill-Petry

Réservistes : Ouellet, Fleury