(Las Vegas) En approchant du T-Mobile Arena, on s’attendait à avoir chaud, en ce lundi après-midi où le mercure indique 43 degrés. On n’a pas été déçu.

Guillaume Lefrançois
Guillaume Lefrançois La Presse

On se doutait aussi que le climat n’allait pas être seul à être chaud. Une conversation avec Brett, un gars de Pointe-Claire qui demeure maintenant à Los Angeles, nous le confirme. Le bon Brett porte fièrement son chandail de Jean Béliveau. « N’était-il pas le meilleur ? », nous lance-t-il fièrement.

Mais on ne s’attendait certainement pas à croiser… Brian Savage ! Lui et sa conjointe, Debbie, habitent maintenant dans la région de Detroit, mais ont décidé de venir faire un saut dans la Ville du Vice pour voir en action l’ancien club du numéro 49. Un couple bien sympathique, qui nous a fait la causerie pendant une dizaine de minutes.

La famille Savage est longtemps demeurée en Arizona, mais quand les trois fistons se sont mis à jouer du hockey compétitif, ils n'étaient « pas dans un marché foisonnant pour le hockey mineur ! », lance-t-il en riant.

Les Savage ont donc déménagé en banlieue de Detroit, où Savage a été entraîneur dans le programme de hockey Compuware. Voilà que les efforts porteront leurs fruits : Red Savage devrait être repêché cette année, quelque part autour du troisième tour. « Vous allez bientôt me rappeler pour me parler de lui ! »

On continue notre chemin sur la « plaza » adjacente à l’aréna et se présentent devant nous cinq amateurs drapés de chandails du Canadien. L’un d’eux, Tal Pinchevsky, est un expatrié montréalais, ancien confrère journaliste qui a quitté le métier. Une autre rencontre inattendue !

« Mon premier match du Canadien depuis mars 2019, se souvient-il. Les Kings étaient mauvais, ça ne m’avait pas coûté très cher. » On n’ose pas lui demander combien il a payé son billet cette fois-ci, mais quelque chose nous dit que ça lui a coûté plus de sous qu’il y a deux ans.

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Tal Pinchevsky (à gauche)

Mais Brian Savage et un ancien collègue, c’est de la petite bière à côté de la dernière rencontre inattendue que la vie nous réserve. Dans la rue, un type vêtu d’un chandail du Tricolore discute avec un automobiliste, visiblement en train de négocier le coût d’un trajet. On voit un numéro sur son bras : 46. Il se retourne : pas de blagues, c’est un chandail d’Andrei Kostitsyn !

Malheureusement, il est pressé et n’a pas le temps de nous raconter l’histoire sans doute épique derrière le chandail. Au moins, il nous accorde trois secondes pour l’immortaliser en photo !

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Un admirateur présumé d’Andrei Kostitsyn