Paul Maurice s’est porté à la défense de Mark Scheifele, dans son point de presse d’après-match, lorsqu’il a été interrogé sur la violente mise en échec qu’a servie son joueur à Jake Evans, qui a été évacué sur une civière.

Mis à jour le 3 juin 2021
Guillaume Lefrançois
Guillaume Lefrançois La Presse

« J’espère que le jeune homme se porte bien, a d’abord dit Maurice, entraîneur-chef des Jets de Winnipeg, après la défaite de 5-3 de son équipe contre le Canadien. C’est un jeu hautement inhabituel, car quand on revient pour bloquer un jeu dans un filet désert, on arrive à pleine vitesse. Mark a arrêté de patiner, il a gardé ses bras sur lui, c’est une très lourde mise en échec, aucun doute. Je suis sûr que la ligue aura son opinion. »

Scheifele a reçu une pénalité de cinq minutes pour assaut et une autre de dix minutes pour inconduite. Plus tôt en troisième période, il avait aussi été chassé deux minutes pour rudesse, après avoir molesté son ancien coéquipier Ben Chiarot. Scheifele a également été impliqué dans au moins une mêlée avec Brendan Gallagher, et pouvait paraître frustré par moments.

Paul Maurice a toutefois rejeté cette lecture des évènements. « Je ne crois pas qu’il était frustré, mais c’est un gars émotif », a dit l’entraîneur.

[Le] trio [de Scheifele] a eu des chances, il a aussi eu une occasion de marquer en avantage numérique. Je n’ai pas senti de frustration.

Paul Maurice, entraîneur-chef des Jets de Winnipeg

Les propos de Joel Edmundson, qui a dit que les joueurs du Canadien feraient « la vie dure » à Scheifele s’il n’est pas suspendu, ont été rapportés à Maurice dans une question. Sa réponse : « Les joueurs vont régler ça sur la patinoire. Je pense que personne ne sera assez stupide pour dire quelque chose de prémédité avant le prochain match. »

La compassion d’Ehlers

Nikolaj Ehlers était un des six joueurs des Jets sur la patinoire quand Evans a été assommé. Lorsque la mêlée a éclaté à côté d’un Evans inanimé, il s’est positionné de façon à protéger l’attaquant du Canadien, et semblait légitimement inquiet pour lui.

« J’espère qu’il va bien, a dit Ehlers. Je revenais, je voyais qu’il n’avait pas l’air bien. Évidemment, quand ça arrive, il y a une mêlée. J’essayais d’éloigner les joueurs, car dans une telle situation, on ne voudrait pas que des joueurs tombent sur lui. »

Blake Wheeler a quant à lui évité de se prononcer sur la nature du geste de son coéquipier. « J’espère seulement qu’il [Evans] va bien. C’est tout. C’est ça, l’inquiétude. Ce n’est jamais bon de voir un gars étendu aussi longtemps et de voir la civière », a indiqué le capitaine des Jets.

Le piège du repos

Évidemment, les Jets ont été privés d’éléments importants. L’attaquant Paul Stastny n’a pas participé au match et le défenseur Dylan DeMelo a quitté la rencontre après une seule présence. Personne n’a cependant utilisé cette excuse.

En revanche, beaucoup de questions portaient sur les vertus du repos des Jets ou l’avantage qu’avait le Canadien d’avoir joué il y a deux jours. Tous les joueurs ont reconnu que le Tricolore avait connu tout un début de match.

« On a eu une bonne période de repos, mais tu perds un peu de mordant, a estimé Wheeler. J’en parlais à ma femme, c’est dur de reproduire ce qu’ils viennent de faire, ils arrivent sur l’élan d’émotion d’une série de sept matchs pendant que nous, on était assis à la maison. »

« Je m’attendais à ce qu’ils connaissent un bon départ, a ajouté Connor Hellebuyck. J’ai toujours dit que je préfère avoir du rythme, même si on a eu de bons entraînements.

« C’est simplement un de ces soirs où ça a moins bien été. Mais c’est ça, les séries. Tu ne gagneras pas 16 matchs de suite. C’est pour ça que c’est une série. »