Tom Wilson a parlé à Artemi Panarin à la suite de l’événement dont tout le monde a discuté dans la LNH cette semaine, et il est prêt à tourner la page sur sa plus récente controverse.

Stephen Whyno Associated Press

L’attaquant des Capitals de Washington a accordé sa première entrevue depuis la mêlée qui a éclaté lundi soir, contre les Rangers de New York, et qui a entraîné la blessure de Panarin, une amende de 5000 $ US et une véritable foire deux jours plus tard.

Wilson a indiqué qu’il était remis de sa blessure au haut du corps, et a ajouté qu’il était heureux de savoir que le joueur étoile des Rangers allait mieux.

« Je me sens bien »

« Je me sens bien », a dit Wilson, qui présentait des lacérations à la main droite après son furieux combat contre Brendan Smith mercredi soir.

Je suis content que Panarin aille mieux. Il va mieux. Je l’ai joint, et c’est tout ce qui compte en ce moment.

Tom Wilson

Wilson a suscité la colère partout à travers la LNH pour le rôle qu’il a joué dans la mêlée de lundi soir, à l’issue de laquelle Panarin a appris qu’il devra rater les trois derniers matchs du calendrier « régulier » en raison d’une blessure au bas du corps. Wilson a été soulagé de 5000 $ pour avoir rudoyé Pavel Buchnevich, mais n’a pas été puni par le service de la sécurité des joueurs de la LNH pour avoir projeté Panarin sur la patinoire quelques secondes plus tard. Cette décision a été dénoncée par les Rangers, qui ont écopé d’une amende de 250 000 $ pour avoir porté atteinte à la réputation du préfet de discipline de la ligue, George Parros.

PHOTO BRUCE BENNETT, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

L’attaquant des Capitals de Washington a accordé sa première entrevue depuis la mêlée qui a éclaté le 3 mai contre les Rangers de New York et qui a entraîné la blessure d’Artemi Panarin. Wilson s’en est tiré avec une amende de 5000 $ US et une véritable foire a éclaté deux jours plus tard lors du match retour entre les deux équipes.

Un habitué

Wilson, qui compte cinq suspensions à son actif, dont sa plus récente a été de sept matchs en mars pour avoir donné de la bande au joueur des Bruins de Boston Brandon Carlo, connaît bien Parros et le service de la sécurité des joueurs.

Le pugnace attaquant a regardé des bandes vidéo avec Parros afin d’établir de nouvelles façons de jouer à la limite de la légalité sans la franchir, et il croit toujours que les événements de lundi soir n’avaient rien d’extraordinaire.

« C’était une mêlée très commune, selon moi. C’est l’impression qu’on avait sur le banc des pénalités. Mais de toute évidence, ça a pris des proportions énormes après la rencontre, a noté Wilson. Ces mêlées sont chaotiques, plein de choses arrivent en même temps, mais rien ne m’a semblé inhabituel à ce moment-là. »

PHOTO BRUCE BENNETT, USA TODAY SPORTS

L’événement de lundi a mené à une véritable foire deux jours plus tard : il n’y avait qu’une seule seconde d’écoulée dans le match retour de mercredi lorsque les trois attaquants des deux équipes, Nic Dowd, Carl Hagelin et Garnet Hathaway, des Capitals, et Kevin Rooney, Colin Blackwell et Phillip Di Giuseppe, des Rangers, respectivement, ont jeté les gants.

Puisqu’il possède un bon gabarit et que « tous les yeux sont tournés vers lui », l’entraîneur-chef Peter Laviolette lui a dit cette semaine de se tenir tranquille.

« Les gens le voient d’une certaine façon, a dit Laviolette. Il doit être fidèle à son style de jeu, il doit jouer avec intensité, il doit jouer de façon physique, mais en même temps, il doit être conscient que tous les yeux sont tournés vers lui, également. »

Coup à la tête d’Oskar Sundqvist

Wilson est habitué aux feux de la rampe. Avant d’avoir donné de la bande à Carlo en mars, il n’avait pas commis la moindre faute ayant provoqué une audience devant le service de la sécurité des joueurs depuis septembre 2018, alors qu’il avait asséné une mise en échec illégale à la tête de l’attaquant des Blues de St. Louis Oskar Sundqvist. Il avait alors écopé d’une suspension de 20 rencontres, réduite à 14 par un arbitre indépendant après qu’il eut raté 16 parties.

Cependant, la réputation de Wilson le précède.

Son coéquipier Lars Eller a dit que les personnes qui gravitent dans l’univers de la LNH le perçoivent différemment, ce qui explique en grande partie pourquoi cette histoire a fait tant de bruit.

« Après la séquence, je n’aurais jamais cru que tout ça se produirait, a résumé Wilson. Peu importe ce que je vais dire, ça ne changera pas l’opinion des gens, leur idée est faite. Je dois juste tourner la page et continuer mon chemin. »