La réalité du Canadien de Montréal a changé drastiquement en une saison.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne

À la date limite des transactions le 24 février 2020, le Tricolore s’était départi des joueurs de soutien Nate Thompson, Nick Cousins et Matthew Peca. La veille, il avait mis fin à son histoire d’amour avec Ilya Kovalchuk.

Cette saison, le Canadien ne tente pas de soustraire, mais plutôt d’ajouter. Le centre Eric Staal s’est amené en renfort il y a quelques semaines. Le défenseur Jon Merrill est passé des Red Wings de Detroit au Tricolore dimanche après-midi.

Le directeur général Marc Bergevin n’avait toujours pas effectué d’échanges, lundi matin, quand quelques joueurs se sont présentés sur la patinoire au Complexe sportif Bell, à Brossard, pour un entraînement optionnel.

« Je me suis retrouvé dans les deux situations au cours de ma carrière. J’ai été échangé et j’ai été dans des équipes qui cherchent des renforts, a noté l’attaquant du Canadien Tomas Tatar. Ce n’est jamais facile de voir des joueurs partir, mais c’est toujours un plaisir de voir de nouveaux joueurs arriver. C’est dans la position dans laquelle nous nous retrouvons. J’ai hâte de voir Jon nous rejoindre. »

Le Canadien se retrouve au quatrième rang de la section Nord avec 43 points. Il est un peu seul sur son île, alors qu’il accuse neuf points de retard sur les Oilers d’Edmonton et le troisième rang et possède une avance de six points sur les Flames de Calgary, au sixième rang.

Le Tricolore a perdu ses trois derniers matchs en temps réglementaire. Il a rendez-vous avec les Maple Leafs de Toronto au Centre Bell en soirée, lundi.

« Nous traversons une séquence plus difficile, mais les bonnes équipes trouvent le moyen de s’en sortir rapidement, a dit Tatar. Nous devons mieux jouer. Nous croyons en notre potentiel. Nous avons fait des acquisitions importantes pendant la saison morte.

« Nous sommes en position pour participer aux séries. Nous voulons retrouver nos repères et atteindre notre meilleur niveau au bon moment. »

Bergevin a passé les dernières semaines à réduire les attentes concernant des acquisitions possibles, répétant qu’il n’avait pas de marge de manœuvre sous le plafond salarial.

Selon le site spécialisé CapFriendly.com, le Tricolore avait environ 2,8 millions US disponibles, lundi. L’absence à long terme de Brendan Gallagher a permis à Bergevin d’obtenir un peu plus de souplesse.

Les attentes de Bergevin sont toutefois élevées envers son groupe. Il le répète depuis le début de la saison.

Son désir d’obtenir des renforts n’augmente toutefois pas la pression sur ses joueurs, selon Tatar.

« Avec ces acquisitions, oui, nous devons atteindre notre objectif, qui est de participer aux séries, puis faire des dégâts », a dit Tatar.

Un joueur fiable

Tatar a côtoyé Merrill lors de son court séjour avec les Golden Knights de Vegas en 2018. Il l’a qualifié de joueur fiable dans son territoire et pouvant faire une bonne première passe en sortie de zone.

PHOTO PAUL SANCYA, ASSOCIATED PRESS

Jon Merrill

« Il est un gros bonhomme avec une grande portée, très bon dans sa zone, a dit Tatar. Il jouait avec les Red Wings et son différentiel était quand même dans le positif, ça démontre ses qualités dans son territoire. Il est aussi une très bonne personne et j’ai hâte de le revoir. »

Merrill affichait un différentiel de +2 après 36 matchs avec les Red Wings, qui avaient un dossier de 14-23-6. Il avait récolté cinq aides et seulement 12 minutes de punition.

Merrill devra effectuer une quarantaine de sept jours à son arrivée au Canada. Il devait se rendre à Edmonton pour rejoindre ses nouveaux coéquipiers dimanche prochain, pour le début d’un voyage de cinq rencontres.