Le congédiement de Claude Julien à Montréal pourrait avoir un effet domino ailleurs dans la LNH.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Le tiers de la saison est déjà écoulée pour une majorité d’équipes et plusieurs clubs aux aspirations semblables à celles du Canadien traînent la patte.

Les Canucks de Vancouver ont subi une autre défaite jeudi soir, 3-0 aux mains des Oilers d’Edmonton. Les Canucks se retrouvent à quatre points du Canadien et de la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires, mais avec… cinq matchs de moins à disputer. Ils doivent aussi devancer les Flames de Calgary.

Cette jeune équipe montante a battu le Wild du Minnesota en ronde préliminaire l’été dernier, puis éliminé les champions en titre, les Blues de St. Louis, avant de perdre en sept matchs contre les Golden Knights de Vegas.

Mais il y a eu beaucoup de changements l’automne dernier, le gardien numéro un Jakob Markstrom est parti et ses remplaçants, Thatcher Demko, pourtant brillant en séries, et Braden Holtby, ne font pas le travail.

Le défenseur Quinn Hughes ne semble pas s’être remis de la perte de son partenaire Chris Tanev. Le jeune homme est toujours aussi brillant offensivement, avec 21 points en 24 matchs, mais affreux dans sa zone.

Le centre numéro un, Elias Pettersson semble retrouver ses repères. Après avoir obtenu seulement 2 points à ses 8 premiers matchs, il en a amassé 16 à ses 16 derniers, mais les Canucks ne gagnent pas plus souvent.

L’entraîneur-chef, Travis Green, en est à sa dernière année de contrat. Et il attend une prolongation d’entente depuis plusieurs mois. Un congédiement ne coûterait pas cher au propriétaire.

Parlant du grand patron, Francesco Aquilini a réitéré sa confiance envers son DG, Jim Benning, sévèrement critiqué depuis quelques semaines pour son manque de flair lors de la saison morte, mais un grand ménage demeure possible. Vancouver a remporté seulement 2 de ses 10 derniers matchs.

Les hommes de hockey des Predators de Nashville sont-ils à l’abri d’une vague de congédiements ? Depuis leur finale de la Coupe Stanley en 2017, David Poile a multiplié les mauvaises décisions. Il a échangé son jeune défenseur Samuel Girard et un choix de deuxième ronde contre Kyle Turris, un flop total. Il s’est débarrassé de P.K. Subban et de son contrat sans rien obtenir d’important en retour.

Le monstrueux contrat offert à Matt Duchene, la raison du départ de Subban, est déjà un boulet pour l’organisation.

Nashville a été éliminé en ronde préliminaire l’été dernier, après avoir perdu en première ronde l’année précédente. Les Predators croupissent à l’avant-dernier rang de leur division cette année, déjà à neuf points des détenteurs du quatrième et dernier rang donnant accès aux séries, les Hurricanes de la Caroline. Le congédiement de Peter Laviolette, remplacé par John Hynes l’an dernier, n’a pas donné les résultats escomptés. Hynes a une fiche désastreuse de 17-26 depuis son arrivée à Nashville. L’entraîneur et son patron pourraient faire leurs valises en même temps.

PHOTO MARK HUMPHREY, ASSOCIATED PRESS

L'entraîneur-chef des Predators de Nashville, John Hynes

Un nouveau directeur général a été nommé à Pittsburgh et Buffalo. Les Sabres tournent encore en rond cette année, la deuxième saison de l’entraîneur-chef, Ralph Krueger.

Chez les Penguins, le noyau vieillit et la menace de rater les séries est réelle. Pittsburgh occupe le cinquième rang de sa division (fiche de 10-7-1) à la suite d’une autre défaite, contre Washington, jeudi. Les Penguins ont autant de points que les Flyers, quatrièmes, mais ils ont disputé deux matchs de plus. Les Devils sont à cinq points, mais avec trois matchs de plus à jouer.

Les Blue Jackets de Columbus ont remporté un seul de leurs six derniers matchs, dont trois contre les Blackhawks de Chicago. Ils se retrouvent à quatre points des Hurricanes et du quatrième rang avec deux matchs de moins à jouer. Le DG Jarmo Kekalainen mettra-t-il un jour fin au règne de John Tortorella, dont le style abrasif a coûté le départ de plusieurs joueurs de talent ?

Les Rangers de New York en arrachent, mais David Quinn a des circonstances atténuantes pour l’excuser. Ils sont plutôt inexpérimentés devant le filet, et à l’avant, le défenseur Tony DeAngelo a constitué une distraction en début de saison, et maintenant l’affaire Panarin, qu’il soit coupable ou non, vient de leur tomber sur la tête.

À Anaheim, on a nommé Dallas Eakins au poste d’entraîneur-chef l’an dernier malgré un bref passage désastreux à Edmonton. Les Ducks sont toujours aussi mauvais cette année, avec une fiche de 6-10-4. Maxime Comtois est l’un des rares jeunes à bien se développer. Les autres tournent en rond. Voyons si Trevor Zegras, rappelé il y a deux matchs, fera mieux.

Si les jeunes ne débloquent pas, l’expérience d'Eakins ne durera pas très longtemps à Anaheim non plus…

À lire

1- Dominique Ducharme a donné l’occasion aux vétérans de se distinguer, à son premier match comme entraîneur-chef, mais ils ont échoué lamentablement. La chronique d’Alexandre Pratt.

2- Sans surprise, Kaiden Guhle et Gianni Fairbrother rejoindront leurs clubs juniors respectifs, avec l’ouverture de la saison imminente dans la Ligue junior de l’Ouest. Ils laissent une bonne impression et Guhle aura l’occasion de disputer un dernier match vendredi soir avec le Rocket. Les détails de Guillaume Lefrançois.

3- Le camp d’entraînement du CF Montréal s’amorcera lundi, sans entraîneur, du moins sans Thierry Henry. Heureusement, Wilfried Nancy y sera. De nombreux jeunes joueurs de l’Académie auront leur chance.