(Brossard) Claude Julien a été clair après deux matchs difficiles contre les Sénateurs d’Ottawa.

Publié le 8 févr. 2021
Alexis Bélanger-Champagne La Presse Canadienne

Le Canadien de Montréal n’est pas à l’abri des défaites s’il n’est pas en mesure de fournir l’effort nécessaire.

Nous avons du talent et de la profondeur, mais si l’éthique de travail n’est pas au rendez-vous, si nous ne donnons pas l’effort maximum, nous devenons une équipe ordinaire.

Claude Julien, après l’entraînement de lundi

Les Sénateurs avaient perdu neuf matchs de suite avant de battre le Canadien 3-2, jeudi dernier au Centre Bell. Le Tricolore s’est racheté samedi avec une victoire à l’arraché de 2-1, à Ottawa.

Question de donner quand même un peu crédit aux Sénateurs, l’attaquant Brendan Gallagher a noté qu’ils ont réussi à ralentir le Canadien en zone neutre grâce à un bon échec avant.

« Les Sénateurs ont fait ce qu’ils avaient à faire, mais pour notre part, nous devons retourner à ce qui a fait notre succès auparavant, a dit Gallagher. Peu importe l’adversaire, il faut bien exécuter notre plan de match. »

Un peu de fatigue

De son côté, l’entraîneur-chef du Tricolore a aussi noté que la fatigue pouvait avoir rattrapé un peu sa troupe, alors qu’elle terminait une séquence de quatre matchs en six jours, et de six en 10 jours.

Le Tricolore a bénéficié d’une journée de congé dimanche. Il a repris le collier lundi et allait profiter d’une autre journée d’entraînement mardi, avant d’accueillir les Maple Leafs de Toronto mercredi.

« Nous étions contents d’avoir gagné samedi, mais nous n’avions pas joué notre meilleur match, a insisté le défenseur Jeff Petry. Nous avions perdu notre élan, notre intensité, le niveau de compétition qui nous avaient permis d’avoir du succès jusque là. »

Julien a donc mis l’accent sur le jeu de transition et sur les batailles à un contre un ou deux contre deux à l’entraînement lundi, question d’aider sa troupe à retrouver son intensité.

« Avec le calendrier condensé, nous devons souvent choisir entre le repos ou l’entraînement, a souligné Julien. C’est pour cette raison qu’il est important de bien choisir les exercices pour nous assurer de rester au sommet de notre art. »

Le Canadien comptera sur une autre longue semaine d’entraînement la semaine prochaine. Il aura ensuite seulement trois autres moments dans sa campagne où il aura deux jours ou plus de congé ou d’entraînement entre deux rencontres.

Armia à l’entraînement

L’attaquant Joel Armia s’est entraîné avec ses coéquipiers pour une première fois depuis qu’il a subi une commotion cérébrale, le 21 janvier, face aux Canucks, à Vancouver.

Armia portait un chandail bleu pâle et devait éviter les contacts. Il a donc sauté son tour lors de certains exercices.

Julien avait indiqué samedi qu’Armia n’avait pas patiné au cours des jours précédents en raison de symptômes grippaux.

Armia a subi une commotion cérébrale lorsqu’il a été atteint à la tête par une mise en échec du défenseur Tyler Myers des Canucks lors d’une éventuelle victoire de 7-3 du Canadien. Myers avait été expulsé de la rencontre pour son geste, mais n’a pas été suspendu par le Département de la sécurité des joueurs.

Coups à la tête

Jesperi Kotkaniemi et Jake Evans ont aussi été victimes de coups à la tête au cours des derniers matchs et leur agresseur s’en est chaque fois tiré sans sanction supplémentaire de la part de la LNH.

« C’est la ligue qui prend ces décisions-là. C’est à elle de sévir. À un moment donné, les joueurs vont se tanner et les bâtons vont peut-être monter pour se protéger », a dit Julien, visiblement frustré par la situation.