Les séquences de deux matchs en 24 heures ont beau être éprouvantes pour le corps, parfois elles sont libératrices pour l’esprit.

Publié le 2 févr. 2021
Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

Les Canucks de Vancouver en font l’expérience. Humiliés 6-2 lundi soir par le Tricolore, ils embrassent la chance qui leur est offerte de se racheter rapidement dès ce mardi.

Pour Bo Horvat, capitaine de l’équipe, « ne pas avoir le temps d’y penser et repartir tout de suite » est une véritable bénédiction.

À ses yeux, la défaite de lundi a été un véritable « signal d’alarme » [wake-up call]. « On ne peut rien tenir pour acquis et penser que ce sera facile. Car ce ne l’est pas. On doit se présenter à chaque match », a résumé le joueur de centre.

Son entraîneur, Travis Green, a abondé : le meilleur remède au blues de la défaite est de jouer de nouveau. Et il souhaite ni plus ni moins qu’à un départ canon de ses hommes.

« Quand tu atteins la LNH, c’est parce que tu es fier, compétitif, et que tu n’aimes pas perdre, a résumé Green. Tu le fais pour affronter de bonnes équipes. Je m’attends à voir [mon équipe] se lever. »

Nombreux sont les facteurs qui ont causé la perte des Canucks, lundi. Des revirements coûteux, résultats d’un échec avant méticuleux pratiqué par le Canadien. Un effort défensif insuffisant en unité de cinq joueurs. Et une incapacité chronique des meilleurs joueurs du club à s’imposer face au Canadien.

C’était déjà la troisième fois, cette saison seulement, que le Tricolore vainquait les Canucks. La troisième fois, aussi, par une marge de 3 buts ou plus.

La frustration est inévitable, a concédé Horvat, qui a toutefois préféré parler de « détermination » pour désigner l’état d’esprit de ses coéquipiers.

Contre une machine offensive qui fonctionne à plein, les visiteurs se sont « tirés dans le pied », a encore estimé le capitaine.

Travis Green est allé encore plus loin : ses meilleurs éléments se sont montrés « réticents » à « jouer de la bonne manière ».

« Je ne vais pas commencer à demander à des gars comme Elias Pettersson et Brock Boeser de simplement envoyer des rondelles dans le coin de la patinoire, a-t-il dit. Mais ils doivent être responsables et éviter les jeux à haut danger contre une équipe bonne en défensive et qui démontre de la profondeur. »

« Il y a la manière gagnante de jouer au hockey et la manière perdante. [Lundi] soir, certains joueurs ont affiché la manière perdante. »

À un journaliste qui lui soulignait que son équipe disputerait ce mardi un 13e match en 21 jours seulement, Green a rétorqué que, « peut-être », de la fatigue physique et mentale ralentissait ses troupes.

« Mais on ne cherche pas d’excuse », a-t-il tranché.

C’est le gardien Thatcher Demko, première étoile de la dernière semaine dans la LNH, qui affrontera le Canadien. Le reste de la formation des Canucks demeurera inchangé. Antoine Roussel, rayé de l’alignement à la dernière minute lundi soir en raison d’un problème de santé non dévoilé, ratera donc une deuxième rencontre de suite.