Un jour, peut-être que Pierre-Luc Dubois sera prêt à parler ouvertement de ce qui l’a poussé à vouloir sortir de Columbus, mais ce jour-là n’est pas encore arrivé.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Ainsi, c’est un Dubois à la fois réservé et bien avare de détails qui a été présenté aux médias par les Jets de Winnipeg, dimanche matin, par visioconférence.

Il est arrivé la veille au Manitoba après avoir été échangé samedi par les Blue Jackets en retour d’un autre mécontent, Patrik Laine. Un autre joueur, Jack Roslovic, a aussi pris la direction de Columbus.

Dubois doit maintenant se soumettre à une quarantaine de deux semaines avant de pouvoir sauter sur la glace et disputer un match avec sa nouvelle équipe.

« Il y a plusieurs choses qui sont survenues au cours des deux ou trois dernières années, a-t-il expliqué. Je suis content d’avoir eu la chance de jouer à Columbus. »

Je suis maintenant enthousiaste face à ce nouveau chapitre qui commence.

Pierre-Luc Dubois

Impossible, bien sûr, d’en savoir plus sur ces « plusieurs choses » qui l’ont poussé à vouloir sortir de Columbus au plus vite, même après avoir accepté une prolongation de contrat de 10 millions de dollars sur deux ans le 31 décembre.

On a d’ailleurs fait remarquer à Dubois que sa dernière présence dans le maillot des Blue Jackets, jeudi soir, où il a été vu en train de se traîner les bottines lors d’un match contre le Lightning de Tampa Bay, avait un peu marqué les esprits.

« J’ai joué près de 300 matchs dans cette ligue et effectué environ 6000 présences… Je suis beaucoup plus que ce jeu-là, et puis, c’est derrière moi de toute façon », a-t-il répondu.

Dubois en a profité pour remercier son ancien entraîneur John Tortorella, avec qui il a pourtant eu quelques accrochages spectaculaires. « Il est un entraîneur très exigeant… Mais je pense aussi à tout ce qu’il a fait pour moi. Je crois qu’il a fait de moi un meilleur joueur et j’en suis reconnaissant. »

PHOTO CHRISTOPHER HANEWINCKEL, USA TODAY SPORTS

John Tortorella

Reste à voir si la lune de miel va durer bien longtemps à Winnipeg. Chose certaine, à quelques reprises, Dubois a parlé de son père, Éric, qui est un adjoint dans le groupe des entraîneurs du Moose du Manitoba, le club-école des Jets dans la Ligue américaine.

« Il n’a que de bons mots au sujet des Jets et de l’organisation », a répété le joueur de 22 ans, qui a été repêché par les Blue Jackets en 2016, avec le troisième choix au total.

Au fait, aurait-il aimé pouvoir enfiler le chandail du Canadien ? Dans les heures qui ont précédé la transaction, samedi, on a chuchoté qu’en plus des Jets, les Ducks d’Anaheim et le Canadien avaient tendu l’oreille dans ce dossier…

« Je ne savais pas trop où j’allais me retrouver, mais n’importe laquelle de ces trois équipes, c’était trois bonnes organisations de toute façon. Mais j’ai été échangé à Winnipeg et j’en suis heureux. »