Avec 17 buts marqués en 4 rencontres, le Canadien affiche présentement l’un des rythmes les plus effrénés de la LNH.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Inlassablement, depuis deux semaines, un joueur de l’équipe ou l’adversaire du moment le répète : les quatre trios du Tricolore peuvent « faire mal », pour reprendre les mots de Bo Horvat, des Canucks de Vancouver.

C’est tout à fait vrai. Mais la question à se poser est : lequel sera la saveur du jour ?

L’unité formée par Nick Suzuki, Jonathan Drouin et Josh Anderson s’est éclatée contre les Maple Leafs de Toronto lors du match d’ouverture, mais a été tenue au silence par la suite. Suzuki a ajouté des points en avantage numérique, mais ses ailiers ont été blanchis en trois rencontres depuis.

Jake Evans et Artturi Lehkonen ont fait plaisir à leur entraîneur en inscrivant chacun un but en infériorité numérique, mais à 5 contre 5, leur trio avec Paul Byron n’a généré qu’un filet – celui, en fait, du défenseur Alexander Romanov, samedi dernier à Edmonton.

Le trio de Jesperi Kotkaniemi, Tyler Toffoli et Joel Armia a explosé à Vancouver (5 points), mais il avait été tenu en respect pendant les trois matchs précédents.

En réalité, seul le premier trio, celui de Phillip Danault, Tomas Tatar et Brendan Gallagher, s’est inscrit au pointage lors de deux rencontres – à Edmonton lundi (6 points) et à Vancouver mercredi (3 points).

Et pour la première fois de cette jeune saison, mercredi soir, deux trios différents du Canadien ont contribué au pointage à forces égales.

« Notre équipe est remplie de joueurs qui peuvent se lever chaque soir, a reconnu Brendan Gallagher en visioconférence, jeudi après-midi. Tu veux être le gars qui se lève. C’est notre histoire cette année. »

Plutôt que de s’inquiéter du fait que les trios semblent frapper chacun leur tour et non le même soir, Claude Julien a dit que cette alternance de la responsabilité offensive rendait son équipe moins prévisible, au contraire de certaines formations – nommément les Oilers d’Edmonton –, au sein desquelles il suffit de neutraliser « certains joueurs pour avoir une bonne chance de gagner ».

Discipline

À la suite de la contre-performance de son équipe en désavantage numérique mercredi, conséquente aux sept punitions mineures dont ont écopé ses hommes, Claude Julien a de nouveau parlé de l’importance de la discipline en vue du deuxième de trois matchs contre les Canucks à Vancouver, jeudi soir.

Il a notamment parlé des punitions « qu’on peut éviter », à savoir les quatre pénalités pour avoir retardé le match cette saison ou encore le manque de jugement de Jesperi Kotkaniemi, qui a dit sa façon de penser aux arbitres mercredi.

Du reste, Julien en a appelé à un meilleur « contrôle des émotions », attribuant l’indiscipline du moment à un trop-plein d’« excitation ».

Gallagher a quant à lui parlé de l’importance à accorder au positionnement afin que ses coéquipiers et lui ne soient plus « forcés » à écoper d’une pénalité parce qu’ils sont en retard sur le jeu. « On doit être plus précis [sharp», a-t-il résumé.

Il a toutefois souri quand un collègue lui a demandé si Kotkaniemi avait discuté avec lui de l’incident de mercredi soir. « Il n’a rien dit [aux arbitres] que je n’aurais pas dit à son âge, a-t-il rigolé. Moi aussi, j’ai appris mes leçons. Il va être correct. Il va apprendre plus vite que moi. »

« Je lui ai dit que s’il a un problème, il peut toujours venir nous voir, Webby [Shea Weber], Paul [Byron] ou moi, et on va en parler à l’arbitre. C’est juste comme ça que ça fonctionne. »

La rencontre entre le Canadien et les Canucks s’amorcera à 21 h 30, heure de Montréal. La formation restera la même qu’au cours des quatre derniers matchs. Jake Allen devrait être devant le filet.