Bon an, mal an, une demi-douzaine de Québécois amorcent une carrière dans la Ligue nationale de hockey.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

L’hiver dernier, il y en a eu cinq : Julien Gauthier, Mathieu Olivier, Jean-Christophe Beaudin, Nicolas Beaudin et Alex Belzile. Ce dernier est d’ailleurs devenu le premier Québécois à jouer son premier match dans la LNH avec le Canadien depuis Charles Hudon, en 2015.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DES RANGERS DE NEW YORK

Alexis Lafrenière (au centre)

Qui sont les 10 Québécois les plus près de leur succéder cette saison ?

ALEXIS LAFRENIÈRE
Rangers de New York, 19 ans
En 2019-2020 : Océanic de Rimouski (LHJMQ)

La seule certitude de cette liste. Lafrenière s’entraîne présentement avec Filip Chytil et Julien Gauthier, au sein du troisième trio des Rangers de New York. Pariez qu’il profitera aussi de temps de jeu de qualité en supériorité numérique avec Mika Zibanejad, Artemi Panarin et Chris Kreider.

SAMUEL POULIN
Penguins de Pittsburgh, 19 ans
En 2019-2020 : Phœnix de Sherbrooke (LHJMQ)

Après Alexis Lafrenière, Samuel Poulin est le Québécois le plus susceptible d’être titularisé dès le début de la saison. Il est le meilleur espoir des Penguins de Pittsburgh. Mieux, il est le seul choix de premier tour de la dernière décennie encore avec l’organisation. « Les possibilités qu’il reste dans la LNH sont élevées », a indiqué l’entraîneur-chef du Phoenix, Stéphane Julien, à La Tribune. Par contre, Poulin a amorcé le camp des Penguins au sein d’un groupe de réservistes, avec Nathan Légaré et Pierre-Olivier Joseph. Rien n’est donc acquis. À noter : l’attaquant Kasperi Kapanen attend toujours son visa de travail pour les États-Unis, ce qui pourrait créer une ouverture dans la formation pour les premières semaines.

PHILIPPE MAILLET
Capitals de Washington, 28 ans
En 2019-2020 : Bears de Hershey (LAH)

Son parcours est atypique. Il a disputé quatre saisons avec l’Université du Nouveau-Brunswick avant de faire le saut chez les pros, en 2017. La saison dernière, il a été le meilleur marqueur du club-école des Capitals de Washington, ce qui lui a valu une invitation au sein de la bulle lors des séries. Puisqu’il touche le salaire minimum et que les Capitals n’ont aucune marge de manœuvre sous le plafond salarial, il est le candidat parfait pour un rappel en cas de blessure.

ALEX BARRÉ-BOULET
Lightning de Tampa Bay, 23 ans
En 2019-2020 : Crunch de Syracuse (LAH)

Une machine à points. La saison dernière, il a terminé au cinquième rang des marqueurs de la Ligue américaine, avec 56 points en 60 matchs. Son jour de rappel approche. Le problème, c’est qu’il appartient à l’équipe championne de la Coupe Stanley. Il y a donc beaucoup de compétition à l’interne. Même après la blessure à Nikita Kucherov et l’échange de Cédric Paquette. Au camp, le Lightning l’a déplacé du centre à l’aile gauche, au sein d’un trio avec Ross Colton et Tyler Johnson/Mathieu Joseph. Ses chances d’amorcer la saison à Tampa ? 50-50.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Alex Barré-Boulet

JÉRÉMY DAVIES
Predators de Nashville, 24 ans
En 2019-2020 : Admirals de Milwaukee (LAH)

Comme Alex Barré-Boulet à Tampa, Jeremy Davies est victime d’un surplus de talent à sa position au sein de son organisation. Roman Josi, Ryan Ellis, Mattias Ekholm, Dante Fabbro, Mark Borowiecki et Matt Benning ont tous un poste garanti au sein de la brigade défensive des Predators. Davies devra donc attendre une transaction ou une blessure avant de pouvoir obtenir sa chance avec le grand club. D’ici là, il continuera d’enrichir un CV déjà impressionnant. L’an dernier, il a mené les recrues de la Ligue américaine avec un différentiel de + 26.

PHOTO PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Jérémy Davies

PIERRE-OLIVIER JOSEPH
Penguins de Pttsburgh, 21 ans
En 2019-2020 : Penguins de Wilkes-Barre/Scranton (LAH)

Lui aussi est coincé derrière des joueurs de talent. La défense des Penguins est l’une des bonnes de la LNH, ce qui retardera les débuts de Pierre-Olivier Joseph dans la LNH. Mais ce n’est qu’une question de temps. Il est le meilleur espoir des Penguins du côté gauche de la défense.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Pierre-Olivier Joseph

BOKO IMAMA
Kings de Los Angeles, 24 ans
En 2019-2020 : Reign d’Ontario (LAH)

Il y a autant d’espoirs prometteurs en attaque chez les Kings que de voitures dans le stationnement d’un Costco un samedi après-midi. De la grosse circulation. Sauf que plusieurs de ces jeunes ne sont pas encore prêts pour la LNH. En attendant, les Kings ont peu de profondeur à l’aile gauche. Ça pourrait permettre à Imama – un joueur robuste – d’obtenir un essai de quelques matchs plus tard cette saison.

JOSEPH VELENO
Red Wings de Detroit, 20 ans
En 2019-2020 : Griffins de Grand Rapids (LAH)

C’est déjà décidé : l’attaquant montréalais, en prêt à Malmö, restera en Suède jusqu’au terme de la saison locale. Ça nous mène quelque part vers la fin de mars ou le début d’avril. Après ? Il restera encore beaucoup de matchs à disputer aux Red Wings. Veleno est l’un de leurs meilleurs espoirs, et il y a des trous partout dans la formation. Son rappel sera probablement lié à la situation des Wings au classement général ce printemps.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE



Joseph Veleno

JEFFREY TRUCHON-VIEL
Sharks de San Jose, 23 ans
En 2019-2020 : Barracuda de San Jose (LAH)

Un attaquant qui était dans notre liste, l’hiver dernier, et qui a beaucoup progressé en une saison. Au point d’être nommé assistant-capitaine et élu leader de l’année de son équipe, dans la Ligue américaine. Les Sharks l’ont invité à leur camp d’entraînement. Une titularisation n’est pas dans les plans à court terme. Par contre, Truchon-Viel, un ailier capable de compter des buts et de frapper, pourrait profiter ce printemps du manque de profondeur des Sharks en attaque, particulièrement du côté gauche.

ZACH FUCALE
Capitals de Washington, 25 ans
En 2019-2020 : Solar Bears d’Orlando (ECHL)

Oui, Zach Fucale. Celui que le Canadien a repêché au deuxième tour, en 2013. Il persévère et vient de signer un contrat à deux volets avec les Capitals de Washington. Il occupe présentement le quatrième ou le cinquième rang dans l’organigramme des gardiens de l’équipe. Ses chances de jouer dans la LNH cet hiver sont très minces. Si ça s’avère être le cas, c’est que les Capitals auront subi leur part de problèmes. Cela dit, la saison dernière, huit équipes ont eu recours à quatre gardiens ou plus. Dont le Canadien. D’autres gardiens québécois dans cette situation : Philippe Desrosiers (Floride), Déreck Baribeau (Minnesota) et Kevin Mandolese (Ottawa). Un rappel est improbable. Mais pas impossible.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Zach Fucale