Keith Kinkaid, Antti Niemi et Al Montoya. Ce ne sont que quelques-uns des gardiens qui se sont cassé les dents dans un rôle de soutien à Carey Price. Après quelques jours de camp d’entraînement, Jake Allen croit qu’il saura régler l’épineux problème qui ennuyait le Canadien de Montréal depuis quelques saisons déjà.

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

« J’ai surtout discuté avec Carey depuis mon arrivée au camp, afin de mieux le comprendre, saisir sa personnalité, a confié Allen en visioconférence. Et jusqu’ici, ça va très bien. C’est un très bon gars, très relaxe. C’est une bonne relation. Et ce sera bien de commencer la saison sur la route ; ça nous permettra d’apprendre à nous connaître davantage. »

L’entraîneur-chef Claude Julien a d’ailleurs souligné que la personnalité d’Allen avait joué dans la balance lorsque le directeur général Marc Bergevin a décidé d’effectuer la transaction pour acquérir le gardien âgé de 30 ans le 2 septembre 2020.

« Vous savez, quand on regarde pour effectuer une transaction, on veut s’assurer non seulement que c’est un bon joueur de hockey, mais aussi qu’il apporte un élément positif dans le vestiaire », a-t-il d’abord évoqué en visioconférence.

« C’est ce qu’on a tenté de faire en amenant Jake ici, a ajouté Julien. Et les atouts de ce côté-là sont très importants. Jake a la réputation d’être un excellent coéquipier, et on est chanceux de l’avoir. Il va bien compléter le travail de Carey Price. »

Allen n’a pas caché qu’il tentera de s’inspirer de Price au cours de cette saison unique, afin de s’améliorer encore davantage. On l’a d’ailleurs vu jeudi, lors du match simulé, effectuer plusieurs sorties autour de son filet pour manier la rondelle et relancer l’attaque – un aspect du jeu qui a fait la renommée de Price au fil des ans.

« Je peux apprendre simplement en le regardant, soir après soir. Ça fait 10 ou 12 ans qu’il est avec le Canadien, et qu’il est l’un des meilleurs gardiens de la ligue. Peu de gars sont capables de jouer à ce niveau-là aussi longtemps, a d’abord rappelé Allen. Je veux analyser son jeu, comprendre pourquoi il est si bon, et l’appliquer dans mon jeu. »

Allen, un gardien « 1B » ?

D’autre part, Julien ne s’en cache pas, pour connaître du succès dans la LNH de nos jours il faut compter sur deux gardiens solides. Et Allen le croit également.

« Il faut absolument deux gardiens de qualité. Tu as ton gardien no 1, et l’autre qui doit boucher les trous lorsque c’est nécessaire. C’est essentiel. Et je crois que je pourrai bâtir ce genre de relation avec Carey au cours des prochaines années, de manière à mener cette équipe vers le sommet », a résumé le joueur originaire de Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Quant à savoir quelle sera la tâche de travail qui attendra Allen devant le filet du Bleu-blanc-rouge cette saison, ni lui ni Julien n’ont voulu s’avancer sur le sujet.

« Je sais que je me répète chaque saison, mais des choses se produisent en cours de route – des blessures, un gardien qui est en feu et l’autre pas –, mais le plan que tu bâtis au début de la saison peut changer très rapidement dans cette ligue », a expliqué Julien.

« Ce que je peux vous dire, c’est que nous avons analysé le calendrier et avons ébauché un plan, mais nous préférons le garder à l’interne. Jake aura sa part de matchs, mais nous voulons nous assurer que Carey sera dans une forme optimale. Ça signifie que Carey ne jouera pas 45 des 56 matchs cette saison, par exemple », a-t-il conclu.