(Brossard) L’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Claude Julien, n’a pas beaucoup de temps pour permettre aux nouveaux joueurs de s’intégrer au groupe, mais il croit avoir l’expérience nécessaire pour y arriver.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne

Le Canadien n’a déjà plus que six séances d’entraînement et deux matchs simulés à son horaire avant son match d’ouverture, le 13 janvier, face aux Maple Leafs, à Toronto.

« Nous nous attendons à ce que tout le monde ait travaillé fort pendant la saison morte, a mentionné le capitaine Shea Weber. Le début de saison va arriver rapidement. C’est une bonne chose que la plupart des nouveaux ont de l’expérience. Certains ont aussi déjà changé d’équipe. Ils savent quoi faire pour accélérer leur intégration. »

Julien a noté que la situation rappelait celle lors de la relance de la LNH cet été. Le Canadien avait alors eu un peu plus de deux semaines pour retrouver ses repères.

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Shea Weber et Tomas Tatar

« Nous essayons de donner le plus d’informations possible aux joueurs, a-t-il indiqué. La majorité connaît le système et nous devons intégrer les autres. Nous avons organisé une séance vidéo avant l’entraînement pour expliquer des choses.

« Ça me rappelle la saison 2013, quand nous avions aussi disputé une demi-saison. Je dirigeais les Bruins de Boston, a ajouté Julien. J’avais parlé avec Doc Rivers, qui était l’entraîneur des Celtics, et qui avait vécu la même chose l’année d’avant. Il m’avait dit que son équipe avait donné le choix aux joueurs entre leur donner l’occasion de récupérer et de faire plus de vidéo ou de faire des entraînements. Ils avaient choisi la première option. Nous avions fait à peu près la même chose et nous nous étions rendus en finale contre les Blackhawks de Chicago. »

Appliquant déjà cette logique, Julien a indiqué qu’il voulait être prudent et ne pas surmener les joueurs au cours du camp.

« Nous ne voulons pas étirer les entraînements et voir un joueur se blesser à l’aine, a-t-il affirmé. Nous voulons bâtir dans la bonne direction, en s’améliorant et non en régressant. »

Pour ce qui est de la cohésion hors glace, Weber a noté que les mesures liées à la pandémie de COVID-19 compliquaient la tâche.

« Il y a plusieurs choses que nous ne pouvons pas faire en raison de la pandémie, comme inviter un gars à dîner, a-t-il rappelé. Tout doit se faire à l’aréna présentement. Nous devons nous assurer qu’ils sont à l’aise au sein du groupe. Heureusement, nous avons des outils technologiques pour nous aider à communiquer. »

Un aperçu

La première journée du camp a offert quelques réponses concernant l’utilisation future des éléments obtenus par l’équipe au cours de la saison morte.

Josh Anderson évoluait à la droite de Nick Suzuki et Jonathan Drouin, tandis que Tyler Toffoli complétait le troisième trio en compagnie de Joel Armia et Jesperi Kotkaniemi. Le défenseur Joel Edmundson évoluait à la gauche de Jeff Petry.

Contrairement à ce qui avait été annoncé la veille par le directeur général Marc Bergevin, l’attaquant Tomas Tatar était à son poste dès le premier entraînement sur glace du camp, lundi. Corey Perry et Lukas Vejdemo étaient les seuls absents.

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Tomas Tatar

Tatar était à son poste régulier lors des premiers exercices, à la gauche de Phillip Danault et Brendan Gallagher. Jake Evans était au centre de Paul Byron et Artturi Lehkonen au sein du quatrième trio. Les attaquants en extra étaient Ryan Poehling, Michael Frolik et Jordan Weal.

« Ça ne veut pas dire que nous ne changerons rien, a toutefois rappelé Julien. Le trio de Danault est demeuré intact parce qu’il fonctionne depuis longtemps. Quand vous ajoutez Toffoli et Anderson au groupe, vous vous retrouvez avec plusieurs options. »

Du côté de la défensive, Ben Chiarot et Weber se retrouvaient sur la première paire, tandis que la recrue Alexander Romanov complétait la troisième paire avec Brett Kulak. Xavier Ouellet et Victor Mete composaient la paire supplémentaire.

Carey Price, son nouveau réserviste Jake Allen et Michael McNiven étaient les trois gardiens au sein du premier groupe sur la patinoire.

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Carey Price discute avec Shea Weber

Un deuxième groupe composé de joueurs ayant moins de chances de se tailler un poste s’est entraîné plus tard. Julien a toutefois noté que les gardiens Charlie Lindgren et Cayden Primeau étaient dans le deuxième groupe afin qu’ils puissent obtenir plus de temps devant les filets.