Ilya Kovalchuk est arrivé à Montréal peu après le Nouvel An. La ville avait la gueule de bois. Le soleil était parti dans le sud. Il faisait froid. Le Canadien perdait tout le temps.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Dès son premier match dans l’uniforme tricolore, le Russe nous est tombé dans l’œil. Son sourire, son talent, son enthousiasme détonnaient. Une semaine plus tard, contre les Sénateurs, il a compté un but spectaculaire en prolongation pour mettre fin à une série de huit défaites. Ce soir-là, notre flirt est devenu un coup de foudre.

Puis il a ensuite enchaîné les buts. Les mots doux en français sur Instagram. Les déclarations d’amour à Montréal. Le jour de la grande tempête, le 7 février, il a pris ses patins et s’est rendu à la patinoire du parc Willibrord, à Verdun, pour jouer au hockey avec ses enfants.

On a tous craqué.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Maintenant, l’amourette est finie. Kovalchuk est parti gagner sa vie aux États-Unis. À Washington, où il aura une chance de gagner la Coupe Stanley. En retour, le Canadien obtient un choix de troisième tour. C’est juste. On savait que ça finirait ainsi.

Mais comme le chantait Beau Dommage :

« Des fois, j’ai l’impression que c’est moi

Qui est assis sur la glace

Les deux mains dans la face

Mon amour est parti pis je m’ennuie. »