Le DG du Canadien, Marc Bergevin, a réalisé une marge de profit digne de l’inflation au Venezuela dans le transfert de Marco Scandella.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Il l’a acquis des Sabres de Buffalo, le 2 janvier, contre un choix de 4e tour (2020).

Il l’a refilé aux Blues de St. Louis, mardi, contre un choix de 2e tour (2020) et un choix conditionnel de 4e tour (2021).

Une location très payante. En moins de 50 jours, le Canadien vient de transformer un choix de 4e tour en un choix de 2e. Un bond d’une trentaine de places. De plus, il peut obtenir un choix supplémentaire l’année prochaine si Scandella signe un nouveau contrat avec les Blues avant le 7 octobre 2020, s’il dispute la moitié des matchs éliminatoires ou si les Blues remportent deux rondes des séries cette année. Un retour inespéré pour un défenseur qui n’a rien cassé pendant son court séjour à Montréal.

PHOTO ERIC HARTLINE, USA TODAY SPORTS

Marco Scandella

Marc Bergevin a tiré profit d’un marché qui s’annonce très favorable aux vendeurs. Quelques minutes plus tôt, le défenseur format géant Brenden Dillon est passé des Sharks aux Capitals, lui aussi contre un choix de 2e tour et un choix conditionnel de 3e tour. Un autre retour surprenant pour un joueur de 29 ans, qui évolue sur une deuxième paire et qui n’a compté qu’un but en 59 parties.

Marc Bergevin a encore plusieurs atouts dans sa manche. Il possède 12 choix au prochain repêchage. Treize vétérans à la douzaine. Des espoirs à l’attaque. Je vois bien le Canadien s’imposer sur le marché des échanges. Créer des bouquets. Proposer un vétéran et un choix contre un jeune défenseur à caractère offensif qui pourrait aider l’équipe à long terme. Comme Conor Timmins, de l’Avalanche.

Et dans ce marché inflationniste, quoi faire avec Jeff Petry ? Oui, le défenseur américain est indispensable au Canadien. Mais Marc Bergevin doit au minimum prendre la température de l’eau. Des fois que la pêche serait miraculeuse deux fois la même semaine…