Hélène Béliveau ne se souvient plus du nombre d’objets amassés au fil du temps par son célèbre père, mais elle se souvient que c’est beaucoup. « On a eu à faire le ménage pendant une couple de jours ! », a-t-elle expliqué mardi matin dans un restaurant du Centre Bell.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Le célèbre père en question, c’est bien sûr Jean Béliveau, et depuis le 27 janvier, la firme québécoise Classic Auctions, spécialisée dans la vente d’objets sportifs de collection, écoule par vente aux enchères des objets recherchés de la carrière de celui qui a porté le numéro 4 avec fière allure.

On a d’ailleurs pu voir de plus près certains de ces objets mardi matin. Ici, la paire de patins « à tuyaux » avec laquelle il a patiné le soir de son 500e but au vieux Forum, en 1971 contre les North Stars du Minnesota. Là, le chandail blanc du Canadien qu’il a porté lors de la saison 1962-63.

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En tout, c’est un lot de quelque 80 objets qui sont offerts ainsi aux enchères, et ce, jusqu’au 25 février.

« On a déjà fait une telle vente avec des objets de Monsieur Béliveau en 2005, et ça avait rapporté environ un million de dollars, a expliqué Marc Juteau, le président de Classic Auctions. C’est dur de dire ce que ça va rapporter cette fois-ci, mais juste le chandail (de 1962-63) devrait rapporter entre 25 000 et 50 000 dollars américains ; il y a déjà une mise qui a été faite pour 12 000 $ US. »

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Hélène Béliveau et sa mère Élise, toutes deux présentes mardi matin au Centre Bell, ont été très claires : si ces précieux objets sont dorénavant offerts au plus offrant, c’est d’abord parce que Jean Béliveau lui-même en avait voulu ainsi.

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« Il avait accumulé tellement de choses au fil de sa carrière et il ne voulait pas qu’on reste pris avec ça, a ajouté Hélène Béliveau. Aussi, ça ne servait à rien que tout ça reste quelque part dans des tiroirs. »

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Madame Béliveau, elle, a dû se retenir à quelques reprises pour ne pas verser quelques larmes en regardant ces morceaux d’un passé qu’elle a très bien connu.

« Les profits vont aller à la famille, à nos enfants et aux petits-enfants, a-t-elle tenu à dire. C’est assez difficile de regarder tout ça aller, ce sont tous des souvenirs. »

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Madame Béliveau a tenu à dire que son Jean était « bien plus qu’un joueur de hockey », et à ce sujet, il nous serait impossible de la contredire. Selon Marc Juteau, il y a d’ailleurs un vif intérêt pour tout ce qui touche de près ou de loin à cette légende de l’histoire du Canadien. « Jean Béliveau est un cas particulier pour le marché des collectionneurs, a-t-il ajouté. Parce qu’il a presque tout conservé de ses années au hockey. Il y a là-dedans des choses assez inédites, comme le trophée en argent que le Canadien lui avait remis après son 500e but, avec la rondelle en question qui est sur le dessus du trophée. »

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Les amateurs intéressés peuvent aller faire un tour sur le site de Classic Auctions (classicauctions.net) pour tenter leur chance.