Dans un Championnat mondial junior privé de certaines de ses têtes d’affiche comme Alexis Lafrenière, Jack Hughes, Kaapo Kakko et Moritz Seider, le talent sera néanmoins au rendez-vous ! Avec des clubs en reconstruction comme la Finlande et la Russie, la Suède, les États-Unis et le Canada devraient rivaliser pour l’or. Mais en ces temps de pandémie, où une équipe comme celle du Canada a vu ses joueurs privés de temps de jeu, qui sait si ce tournoi ne nous réservera pas des surprises ? 

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Le rêve de Zachary Fucale

Dans un monde idéal, le Championnat mondial junior aurait servi de tremplin à Zachary Fucale.

Ce deuxième choix du Canadien en 2013 a remporté la médaille d’or avec l’équipe du Canada en janvier 2015 et figurait alors au deuxième rang des gardiens de l’histoire au pays avec sept victoires.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Zachary Fucale

Pour plusieurs, il constituait le successeur logique de Carey Price. Mais le parcours d’un athlète n’est pas toujours linéaire et le jeune homme originaire de Rosemère tente toujours, à 25 ans, d’accéder un jour à la LNH, cette fois au sein de l’organisation des Capitals de Washington.

Quand il cherche une source d’inspiration, il pense à son prédécesseur avec l’équipe canadienne junior, Jordan Binnington, avec qui il a plusieurs points en commun.

Le gardien des Blues de St. Louis ne peut cependant pas se vanter d’avoir connu autant de succès au Championnat mondial junior. Les choses ont vite tourné au désastre pour lui lors du tournoi de 2013 et il a perdu la confiance de son entraîneur au profit de Malcolm Subban.

On lui a redonné une ultime chance lors du match pour la médaille de bronze contre la Russie, mais il a été ramené au banc après avoir accordé trois buts en première période.

La route vers la LNH a été longue pour lui par la suite. Il a passé cinq ans et demi dans les mineures, dont un hiver dans la ECHL, un circuit inférieur à la Ligue américaine, a été prêté à une formation rivale, avant de faire son entrée à St. Louis en 2019 et de remporter la Coupe Stanley quelques mois plus tard.

Fucale a été bon, sans briller, à sa première expérience, puis fumant à sa deuxième tentative, pour permettre au Canada de remporter l’or avec Connor McDavid, Brayden Point, Max Domi et compagnie.

Il partage avec Binnington les années difficiles dans les mineures. Ce choix de deuxième ronde du CH en 2013 est désormais âgé de 25 ans. Il n’a toujours pas atteint la LNH. Binnington n’avait pas disputé de match complet dans la Ligue nationale à son âge non plus.

Jordan Binnington a joué longtemps dans les mineures avant de gagner la Coupe Stanley. Je ne suis pas dans une situation hors du commun. Il y a beaucoup d’autres exemples. Jon Quick a joué dans la ECHL. Braden Holtby aussi.

 Zachary Fucale

Fucale n’est pas du type à s’apitoyer sur son sort. « Les moments difficiles que j’ai vécus, et il y en a eu des bas, ont beaucoup de valeur pour moi parce que j’en apprends plus sur moi-même chaque jour et quand je vais atteindre mon objectif, je vais l’apprécier encore plus que si j’avais atteint la Ligue nationale à 20 ans. »

ECHL et Coupe Spengler

Après une carrière dans les rangs juniors couronnée de succès, Fucale a obtenu le poste de partant du club-école du Canadien dans la Ligue américaine à sa première année chez les professionnels, en 2015-2016, mais il l’a perdu l’année suivante avec l’arrivée de Charlie Lindgren après une saison difficile.

Fucale s’est retrouvé dans la ECHL pour ne plus jamais revenir dans les bonnes grâces de l’organisation. Largué par le Canadien en 2018, il s’est joint aux Golden Knights de Vegas, mais un an plus tard, ceux-ci l’abandonnaient à leur tour.

Au plus creux de sa carrière, il a accepté un contrat des ligues mineures avec le Crunch de Syracuse, dans la Ligue américaine, en juillet 2019, avec lequel il a disputé un seul match, mais de solides performances à l’automne dans la ECHL, avec Orlando, ont fait basculer les choses en sa faveur.

Il y a un an, Fucale remportait la Coupe Spengler avec l’équipe canadienne avec une prestation ahurissante : fiche de 3-0, moyenne de 0,33, taux d’arrêts de ,986 et le titre de gardien par excellence.

Il devait se joindre au EHC München en première division allemande en mars, mais la pandémie a contrecarré ses plans. À quelque chose malheur est bon puisqu’en août, les Capitals de Washington, bien au fait de sa résurrection, lui offraient un contrat de la LNH, à deux volets.

Fucale entamera sous peu sa saison avec les Stingrays de la Caroline du Sud, dans la ECHL, en attendant la reprise des activités dans la Ligue nationale et la Ligue américaine.

« Je dois être prêt à saisir ma chance »

Le jeune Ilya Samsonov constituera sans doute le gardien numéro un des Capitals. Avec le retrait récent du vétéran de 38 ans Henrik Lundqvist, un poste s’ouvre, à moins que Washington ne se tourne vers un joueur autonome ou procède à un échange.

Les Capitals comptent aussi dans leur organisation le jeune vétéran Pheonix Copley, 28 ans, promu à Washington pour une trentaine de matchs il y a deux ans, et l’espoir Vitek Vanacek, 24 ans, un choix de deuxième ronde en 2014, brillant dans la Ligue américaine l’an dernier.

Fucale entend bien déjouer les plans. « Je veux prendre un bon rythme [ces prochaines semaines] et monter dans la Ligue américaine. Si je travaille bien, je vrais gravir les rangs sans aucun doute et jouer dans la Ligue nationale un jour. Il y a beaucoup d’inconnu en ce moment. On ne sait pas si la LNH va garder trois gardiens, si la Ligue américaine va garder trois gardiens, personne n’est sûr de rien. Je dois être prêt à saisir ma chance. »

Il suit toujours le Championnat mondial junior avec intérêt. « Je ne m’attarde pas seulement aux gardiens, mais à tous les joueurs du Canada, et aux autres clubs aussi. Des pays comme la Suisse et l’Allemagne sont de plus en plus forts. C’est intéressant de voir leur progression. »

Fucale garde évidemment de vifs souvenirs de son expérience. « Il n’y a rien de négatif, seulement de beaux souvenirs. »

La direction de l’équipe canadienne avait donné un sage conseil aux joueurs avant le début de la compétition, comme elle le fait sans doute chaque année.

« Ils nous ont demandé de fermer notre téléphone cellulaire pour la durée du tournoi et de rester loin des médias sociaux. J’étais vraiment dans ma bulle. Hockey Canada s’occupait de tout. On n’avait pas de distractions, tu avais juste à jouer. »

Il ne faut jamais compter un gardien pour battu. Surtout celui qui se relève toujours après des revers. Voyons ce que l’avenir réserve à Zachary Fucale…

Du talent à revendre pour Équipe Canada

Pas facile d’identifier seulement cinq joueurs canadiens à surveiller quand une formation compte 20 choix de première ronde ! Mais puisqu’il faut en choisir seulement cinq…

Quinton Byfield

Le deuxième choix au total en 2020 derrière Alexis Lafrenière a connu un tournoi discret l’an dernier avec seulement une aide en sept matchs, mais il fallait tenir compte de l’âge de ce centre format géant repêché par les Kings de Los Angeles. Byfield avait 17 ans lors de ce tournoi, presque un an de moins que Lafrenière. Ils sont tous deux de la même cuvée, mais Byfield est né le 19 août 2002 et Lafrenière le 11 octobre 2001. Comme la date butoir pour l’éligibilité est fixée au 15 septembre, Lafrenière a raté le repêchage de 2019 par trois semaines et Byfield celui de 2021 par moins d’un mois. Une différence énorme à cet âge. Byfield a néanmoins dominé le hockey junior avec 82 points en 45 matchs et il devrait être un facteur dominant cette année, comme l’a été Lafrenière à sa deuxième expérience l’an dernier.

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Quinton Byfield

Bowen Byram

Repêché au quatrième rang par l’Avalanche du Colorado en 2019 grâce au choix des Sénateurs d’Ottawa obtenu pour Matt Duchene, Byram sera le défenseur numéro un de la formation canadienne. Byram, 19 ans, 6 pieds 1 pouce, 195 livres, a amassé 52 points en 50 matchs l’an dernier avec les Giants de Vancouver. Il pourrait se joindre à l’Avalanche après ce tournoi. Il s’est d’ailleurs entraîné avec l’équipe en séries éliminatoires l’été dernier dans la bulle d’Edmonton.

PHOTO ETHAN MILLER, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Bowen Byram

Kirby Dach

Les Blackhawks de Chicago ont surpris en repêchant Dach au troisième rang en 2019. De nombreux observateurs voyaient Bowen Byram, Alex Turcotte ou Dylan Cozens aboutir à Chicago. Ils ont plutôt choisi Dach et ils ne l’ont pas regretté. Ce grand centre droitier a atteint la LNH à 18 ans et obtenu 23 points en 64 matchs, autant que le deuxième choix au total Kaapo Kakko et deux de plus que le premier, Jack Hughes. Contrairement à Kakko et Hughes, Dach a été prêté à la formation canadienne. Il devrait être dominant.

PHOTO JONATHAN DANIEL, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Kirby Dach

Dylan Cozens

Comme Kirby Dach, Cozens est un grand centre droitier très doué offensivement, repêché au septième rang par les Sabres de Buffalo en 2019. Les Sabres ont choisi de le laisser mûrir une année supplémentaire dans les rangs juniors la saison dernière. Il a amassé 85 points en seulement 51 matchs à Lethbridge dans la Ligue junior de l’Ouest et terminé au troisième rang des compteurs de l’équipe canadienne junior l’an dernier au Championnat mondial derrière Barrett Hayton et Alexis Lafrenière avec neuf points en sept matchs. Il devrait avoir un plus grand impact encore cette année.

PHOTO KEVIN LIGHT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Dylan Cozens

Jakob Pelletier

Outre le gardien Devon Levi, Jakob Pelletier est le seul Québécois au sein de l’équipe. Pelletier, un ailier de 5 pi 10 po et 170 lb choix de fin de première ronde des Flames en 2019, a coiffé au fil ses compatriotes Samuel Poulin, lui aussi de la cuvée 2019, Hendrix Lapierre et Mavrik Bourque, repêchés en 2020. Le jeune homme a 13 points en 9 matchs à Val-d’Or, à sa quatrième saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Troisième choix au total de la LHJMQ en 2017 derrière Alexis Lafrenière et Samuel Poulin, Pelletier a passé les trois années précédentes à Moncton.

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Jakob Pelletier

Les forces en présence

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Groupe A

Finlande

La Finlande offre des performances en dents de scie au Championnat mondial junior. Elle a remporté trois fois l’or depuis 2014, mais elle a aussi été écartée des médailles quatre fois. Elle a même frôlé la relégation en 2017. La Finlande n’a pas une vilaine formation cette année et elle évolue dans le groupe le plus faible. À part le Canada, la Suisse, la Slovaquie et l’Allemagne sont à leur portée. Ils ont un solide gardien, Joel Blomqvist, le premier choix des Penguins en 2020, en deuxième ronde. Blomqvist a même joué quelques matchs dans la Ligue d’élite finlandaise (Liiga) cet automne. Ville Heinola, choix de première ronde des Jets de Winnipeg, sera leur leader en défense. Heinola a entamé la dernière saison dans la LNH, avant d’être renvoyé dans la Ligue américaine. Il a choisi de passer l’hiver en Finlande finalement. Leur premier centre Anton Lundell, absent l’an dernier pour blessure, sera bienvenu. Douzième choix au total en 2020 par les Panthers de la Floride, Lundell a 12 points en 10 matchs depuis le début de la saison dans la Liiga.

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Anton Lundell et la Finlande pourraient bien terminer deuxième dans le Groupe A.

Slovaquie

Naguère une puissance mondiale, la Slovaquie pourrait être menacée de relégation cette année avec l’émergence de la Suisse, de l’Allemagne et même de l’Autriche. Une victoire contre le Kazakhstan lui a évité la ronde de relégation l’an dernier, mais il n’y aura pas d’équipe aussi faible cette année. Son gardien, Samuel Hlavaj, a connu une bonne saison l’an dernier avec le Phœnix de Sherbrooke, mais un Championnat mondial junior désastreux. Aucune équipe de la LNH n’a daigné le repêcher. Quatre défenseurs de l’équipe l’an dernier sont de retour. Le plus « connu », Samuel Knazko, a été repêché en troisième ronde par les Blue Jackets de Columbus. L’attaque est très jeune. Seulement trois ou quatre joueurs sont de retour. Le plus talentueux est sans doute Martin Chromiak, repêché en cinquième ronde seulement, par les Kings de Los Angeles, malgré 33 points en 28 matchs à Kingston, dans la Ligue junior de l’Ontario. Après Maxim Cajkovic, un choix de troisième ronde du Lightning en 2019, Michal Mrazik, Dominik Jendek et Chromiak, il n’y a pas beaucoup de profondeur à l’attaque.

PHOTO KEVIN LIGHT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Naguère une puissance mondiale, la Slovaquie pourrait être menacée de relégation cette année.

Suisse

Les Suisses vivent une année de reconstruction. Très peu de leurs réguliers de l’an dernier sont de retour. Leurs trois gardiens, d’ailleurs, n’ont jamais vécu l’expérience du Championnat mondial junior. Ils pourraient jeter leur dévolu sur un gardien, Thibault Fatton, qui, à 5 pi 10 po et 170 lb, est de très petite taille selon les standards actuels. Seulement deux de leurs défenseurs de l’an dernier sont de retour, Bastian Guggenheim et Rocco Pezzullo. Ils ont l’avantage de posséder une certaine expérience dans la Ligue nationale suisse, mais aucun des deux n’aspire à une carrière dans la LNH, du moins pour l’instant. La Suisse comptera sur seulement trois anciens de l’an dernier à l’attaque. Simon Knak sera sans doute le leader du groupe. Il connaît un début de saison intéressant à Davos avec 4 points en 11 matchs. Il faudra voir des jeunes émerger, Ray Fust, peut-être, déjà engagé dans la NCAA pour l’an prochain et impressionnant lors des matchs préparatoires de l’équipe suisse. Ce groupe pourrait connaître un tournoi difficile, mais les Suisses ont l’habitude de bien jouer collectivement et de nous surprendre.

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Les Suisses vivent une année de reconstruction. Très peu de leurs réguliers de l’an dernier sont de retour.

Allemagne

L’Allemagne a encaissé un coup dur à la mi-décembre. Son meilleur défenseur, Moritz Seider, a choisi de rester en Suède en première division (SEL), où il connaît un début de saison fracassant. Ce choix de première ronde des Red Wings en 2019, sixième au total, aurait sans l’ombre d’un doute été l’un, sinon le meilleur défenseur du tournoi. Il a passé l’hiver dernier dans la Ligue américaine et y a amassé 22 points en 49 matchs, à 18 ans. Avec Seider, qui sait si l’Allemagne n’aurait pas lutté pour la deuxième place dans le Groupe A. Il reste l’attaquant Tim Stützle, troisième choix au total en 2020, par les Sénateurs d’Ottawa, mais la présence de Seider aurait donné une autre dimension à l’équipe. Il y aura beaucoup plus de pression sur le jeune défenseur Maximilian Glötzl, 18 ans, le plus talentueux après Seider, mais plutôt vert. On comptera aussi beaucoup sur Tommy Pasanen, engagé à Clarkson, dans la NCAA. Stützle ne sera pas complètement seul à l’attaque. L’un des meilleurs compteurs l’an dernier, John-Jason Peterka, est de retour. Il a été choisi au début de la deuxième ronde en 2020 par les Sabres et a joué dans la Ligue d’élite allemande (DEL) la saison dernière. L’Allemagne doit toutefois se passer des services de Lukas Reichel. Ce choix de première ronde des Blackhawks de Chicago en 2020 a été atteint de la COVID-19. Le hockey allemand a beaucoup progressé ces dernières années, à la suite des succès de Leon Draisaitl. Il pourrait surprendre à ce tournoi.

PHOTO MINAS PANAGIOTAKIS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le hockey allemand a beaucoup progressé ces dernières années.

Canada

Le Canada possède en principe l’équipe la plus puissante, avec 20 choix de première ronde dans sa formation. L’équipe ne semble pas avoir de faiblesse. Par contre, l’inactivité pourrait lui peser. Dylan Holloway, Jakob Pelletier et Justin Barron sont les rares à avoir disputé quelques matchs cet automne. Le camp d’entraînement a en outre été interrompu par des cas de COVID-19. Kirby Dach, troisième choix au total en 2019, par Chicago, a passé la dernière saison dans la LNH. Il sera le leader à l’attaque avec Dylan Cozens, Connor McMichael, Quinton Byfield et Peyton Krebs. Bowen Byram et Jamie Drysdale, premier duo de défenseurs de l’équipe, sont de retour cette année et constituent tous les deux des choix parmi le top 6. Kaiden Guhle et Justin Barron devraient former la deuxième paire. Thomas Harley et Braden Schneider forment une deuxième ou troisième paire qui en serait une première partout ailleurs. Il y a moins de certitudes à la position de gardien avec trois nouveaux, le Montréalais Devon Levi, choix de septième ronde des Panthers en 2020, Dylan Garand, choix de quatrième ronde des Rangers en 2020, et Taylor Gauthier, jamais repêché.

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Le Canada comptera sur le retour de nombreux joueurs ayant participé au tournoi de l’an dernier, dont son premier duo de défenseurs composé Bowen Byram et Jamie Drysdale (sur la photo).

Groupe B

Suède

Aucun pays n’est plus touché par la COVID-19. Ironique, quand on songe aux déclarations de son roi, Carl XVI Gustav, très critique à l’endroit de la stratégie des autorités du pays pour combattre la pandémie. La Suède a perdu son entraîneur en chef, deux adjoints et deux joueurs, dont le défenseur William Wallinder, un choix de début de deuxième ronde par les Red Wings en 2020. La Suède demeure une formation redoutable. En défense, Tobias Björnfot, Philip Broberg et Victor Söderström constituent un trio de premier plan. Les deux derniers ont été repêchés parmi les 11 premiers en 2019, le premier au 22e rang. Un quatrième, Albert Johansson, est désormais l’un des bons espoirs des Red Wings. Il connaît un fort début de saison à Färjestad, en première division suédoise (SHL). L’équipe perd de gros morceaux de l’an dernier, mais deux des meilleurs espoirs de la cuvée 2020, Lucas Raymond, quatrième choix au total, et Alexander Holtz, septième, y sont. Les Suédois seront également bien servis en ce qui concerne les gardiens. Hugo Alnefelt avait été fumant l’an dernier à 18 ans avec une fiche de 5-1, une moyenne de 2,12 et un taux d’arrêts de ,921. Ce choix de troisième ronde du Lightning est de retour avec un an de bagage supplémentaire dans la SHL. La Suède doit être considérée comme l’équipe favorite dans ce groupe.

PHOTO KEVIN LIGHT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

La Suède compte sur un trio de premier plan en défense avec Tobias Björnfot, Philip Broberg (sur la photo) et Victor Söderström.

États-Unis

Les Américains comptent sur un formidable gardien, Spencer Knight, une attaque redoutable, menée par Cole Caufield, Trevor Zegras et Matthew Boldy, mais une défense plus suspecte. Knight, un choix de première ronde, 13e au total, par les Panthers de la Floride en 2019, était déjà l’un des meilleurs gardiens du tournoi l’an dernier. Il sera en principe supérieur avec un an de plus d’expérience. Knight connaît en outre un gros début de saison à Boston College avec quatre victoires en autant de matchs et une moyenne de buts accordés de 1,50. Le meilleur défenseur de l’équipe sera sans doute Jake Sanderson, cinquième choix au total par les Sénateurs en 2020, mais il est l’un des plus jeunes également. Cam York est le seul défenseur de retour cette année, avec les départs de K’Andre Miller, Jordan Harris, Mattias Samuelsson et Zach Jones. L’attaque des Américains était jeune l’an dernier. Ils en récolteront les fruits cette année avec Caufield, Zegras, Arthur Kaliyev et Turcotte de retour. Ajoutez à ce groupe l’arrivée de l’attaquant de puissance Matthew Boldy, un choix de première ronde du Wild l’an dernier, huit points en quatre matchs depuis le début de la saison dans la NCAA, et de Matthew Beniers, l’un des meilleurs espoirs en prévision du repêchage de 2021, sans oublier le choix de première ronde en 2020, Brendan Brisson. Trois pertes à déplorer cependant, John Beecher — un vétéran de l’an dernier — et Thomas Bordeleau, victimes de la COVID-19, ainsi que Nick Robertson, cinq points en cinq matchs l’an dernier. Robertson a joué pour les Maple Leafs en séries et ceux-ci lui ont sagement recommandé de passer son tour.

PHOTO FOURNIE PAR USA HOCKEY

L’espoir du Canadien, Cole Caufield, mènera l’attaque des Américains.

Russie

Défaite par le Canada en finale l’an dernier, la Russie est en reconstruction cette année, sous l’autorité d’un nouvel entraîneur, le légendaire Igor Larionov. Mais parmi les trois joueurs de retour, on compte le gardien Yaroslav Askarov, 6 pi 4 po, choix de première ronde des Predators, l’un des meilleurs espoirs à sa position. Il y a aussi l’attaquant Vasily Podkolzin, repêché par les Canucks au 10e rang du repêchage de 2019, à son troisième tournoi cette année. Podkolzin était le capitaine de l’équipe masculine russe à la Coupe Karjala récemment. Les Russes sont inexpérimentés, mais le talent ne manque pas. Shakir Mukhamadullin tentera de prendre la relève d’Alexander Romanov à titre de leader en défense. Mukhamadullin est un choix de première ronde, 20e au total, des Devils et il joue déjà dans la KHL. Ses partenaires en défense Artemi Knyazev et Yan Kuznetsov sont des choix de deuxième ronde, en 2019 et 2020 respectivement. Podkolzin sera entouré de choix de première ronde comme lui à l’attaque, Rodion Amirov, des Maple Leafs, 8 points en 23 matchs dans la KHL depuis le début de la saison, et Yegor Chinakov, des Blue Jackets de Columbus, lui aussi déjà dans la KHL, avec 15 points en 27 matchs à Omsk pour Bob Hartley.

PHOTO VESA MOILANEN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

La Russie compte sur un de meilleurs espoirs au poste de gardien en Yaroslav Askarov, que l’on voit ici lors de la Coupe Karjala, en novembre.

Autriche

L’Autriche accède au premier groupe mondial pour la quatrième fois seulement depuis 1981, la première en 11 ans. Elle pourra compter, cette fois, sur l’un des joueurs les plus prometteurs de la LNH, Marco Rossi, neuvième choix au total par le Wild en 2020, le joueur le plus productif du hockey junior canadien après Alexis Lafrenière avec 120 points en 56 matchs pour les 67’s d’Ottawa d’André Tourigny. Le défenseur Thimo Nickl est le seul autre joueur repêché dans la LNH parmi ce groupe, en quatrième ronde par les Ducks en 2020. Nickl jouait pour les Voltigeurs de Drummondville l’an dernier. L’Autriche devra s’en remettre à un gardien inexpérimenté puisque ceux qui lui ont permis d’accéder au premier groupe ne sont pas de retour. Rossi est plutôt seul à l’attaque, mais certains de ses coéquipiers ont vécu l’expérience l’an dernier, dont Senna Peeters, 23 buts en 57 matchs à Halifax dans la LHJMQ la saison dernière, Tim Harnisch, à son quatrième tournoi. Mais l’Autriche se battra néanmoins avec la Slovaquie pour éviter la relégation.

PHOTO VALERIE WUTTI, FOURNIE PAR LES 67’S D’OTTAWA

L’Autriche pourra compter sur l’un des joueurs les plus prometteurs de la LNH, Marco Rossi.

République tchèque

Cette nation a produit Jaromir Jagr, Patrik Elias, Robert Lang, Milan Hejduk, Bobby Holik, Petr Nedved, Martin Straka, Tomas Plekanec, Roman Hamrlik, David Krejci, David Pastrnak, Jakub Voracek et compagnie, mais n’a pas remporté de médaille au Championnat mondial junior depuis 2005. À moins d’un miracle sur glace, il n’y en aura pas en 2021 non plus. Leur gardien, Nick Malik, le fils de l’ancien défenseur format géant Marek Malik (qui se souvient de sa feinte en 15ronde d’une fusillade entre les Rangers et les Capitals ?), est prometteur, mais encore vert à 18 ans. Il sera en compétition avec Jan Bednar, un espoir des Red Wings. Deux défenseurs sont de retour, Martin Hugo Has, repêché en cinquième ronde par les Capitals en 2019, et Simon Kubicek, un ancien des Thunderbirds de Seattle, dans la Ligue junior de l’Ouest, jamais repêché. Le meilleur est probablement Stanislav Svozil cependant. Svozil est un candidat pour la première ronde en 2021. L’attaque devrait être menée par le choix de deuxième ronde du Canadien, Jan Mysak. Celui-ci a obtenu 2 points en 5 matchs l’an dernier lors de ce championnat. Pavel Novak, 58 points en 55 matchs l’an dernier à Kelowna dans la Ligue junior de l’Ouest, un choix de cinquième ronde du Wild en 2020, et Jaromir Pytlik, choix de quatrième ronde des Devils en 2020, 50 points en 56 matchs dans la Ligue junior de l’Ontario, sont aussi des noms à retenir.

PHOTO KEVIN HOFFMAN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

À moins d’un miracle sur glace, la République tchèque ne devrait pas remporter de médaille lors de ce tournoi.

Les Sénateurs bien représentés

En attendant la reprise des activités dans la LNH, on pourra surveiller les joueurs de demain. Parmi les dix joueurs à surveiller lors du tournoi cette année, six pourraient se retrouver dans la Ligue nationale dans les semaines suivant le tournoi !

Jake Sanderson

Les Sénateurs d’Ottawa sont bien représentés. Après avoir repêché Tim Stützle avec le troisième choix obtenu pour Erik Karlsson, ils ont choisi le défenseur américain Jake Sanderson au cinquième rang avec leur propre choix. Le fils de l’ancien hockeyeur Geoff Sanderson est un défenseur complet, hyper rapide, difficile à battre à un contre un. Il n’est pas le plus spectaculaire, mais il est efficace dans toutes les facettes du jeu. Il sera un joueur clé pour les Américains malgré ses 18 ans. Sanderson se joindra sans doute les Sénateurs la saison prochaine, après son année à North Dakota, dans la NCAA, où il a obtenu trois points à ses trois premiers matchs.

PHOTO FOURNIE PAR USA HOCKEY

Jake Sanderson

Tim Stützle

L’attaquant d’avenir des Sénateurs d’Ottawa, troisième choix au total en 2020, jouera pour une Allemagne plus forte que jamais, quoique privée de son meilleur défenseur Moritz Seider. Celui-ci a préféré rester en Suède, au grand désarroi des dirigeants allemands. Tim Stützle, cinq points en cinq matchs l’an dernier à 17 ans, devrait être le capitaine de sa formation. Il se remet d’une blessure à une main, mais on le dit désormais rétabli.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER @SPITTINCHICLETS

Tim Stützle

Lucas Raymond

Ce premier choix des Red Wings de Detroit, quatrième au total, en 2020 derrière Alexis Lafrenière, Quinton Byfield et Tim Stützle, sera l’un des leaders de la Suède. Il connaît un bon début de saison à Frölunda, le club de l’espoir du Canadien Mattias Norlinder, avec 12 points en 22 matchs. Raymond se démarque par son coup de patin explosif et une vision et une créativité hors du commun. Certains le comparent à Mitch Marner.

PHOTO TIRÉE DE TWITTER

Lucas Raymond

Trevor Zegras

Zegras, repêché au neuvième rang par les Ducks d’Anaheim en 2019, sera peut-être le meilleur joueur de la formation américaine. À sa première expérience l’an dernier, à seulement 18 ans, Zegras, un centre gaucher, a amassé neuf passes en cinq matchs. C’est un passeur de premier plan. En 33 matchs l’an dernier à Boston University, il a obtenu 36 points. Zegras a déjà signé un contrat professionnel et il rejoindra l’organisation des Ducks après ce championnat, dans la LNH ou la Ligue américaine.

PHOTO JONATHAN DANIEL, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Trevor Zegras

Vasili Podkolzin

Un autre joyau repêché par Judd Brackett avant qu’il ne quitte les Canucks de Vancouver l’été dernier. Repêché au dixième rang en 2019, Vasili Podkolzin a été fumant à la Coupe Karjala récemment avec la formation masculine russe, dont il était capitaine. Il a terminé en tête des compteurs du tournoi, toutes nations confondues. Il pourrait rejoindre les Canucks après la saison de la KHL.

PHOTO KEVIN LIGHT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Vasili Podkolzin

Yaroslav Askarov

Plusieurs comparent Yaroslav Askarov à son compatriote russe du Lightning, Andrei Vasilevskiy. Askarov a constitué le seul gardien repêché en première ronde en 2020, au 11e rang par les Predators de Nashville. Askarov, un gardien gaucher de 6 pieds 3 pouces, a été brillant à toutes les étapes, sauf au Championnat mondial junior l’an dernier, où il a perdu son poste de numéro un en cours de route. Mais il avait seulement 17 ans. Il sera déterminé à faire oublier cette rare contre-performance !

PHOTO VESA MOILANEN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Yaroslav Askarov

Alexander Holtz

Les Devils du New Jersey l’ont repêché au septième rang en 2020 parce qu’ils voulaient un marqueur pour compléter les jeux de leurs jeunes centres Nico Hischier ou Jack Hughes. Alexander Holtz a 13 points en 19 matchs depuis le début de la saison à Djurgardens, en première division suédoise, une production remarquable pour un jeune de 18 ans. Il aura des responsabilités importantes en raison du nombre de joueurs suédois absents en raison de la COVID-19, mais avec Lucas Raymond, la Suède possède deux des meilleurs attaquants de la compétition.

PHOTO ERIK SIMANDER, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Alex Holtz

Anton Lundell

Ce centre finlandais ne faisait pas l’unanimité à l’aube du repêchage. Certains le classaient dans le top 10, d’autres en fin de première ronde ! Les Panthers et leur nouvelle direction l’ont repêché au 12e rang. Anton Lundell les fait bien paraître avec 20 points en 17 matchs depuis le début de la saison en Ligue d’élite finlandaise (Liiga) avec le HIFK Helsinki. Lundell est un joueur complet, efficace défensivement. Reste à voir s’il deviendra un grand centre offensif dans la LNH. Il a obtenu quatre points, dont un but, au Championnat mondial junior l’an dernier.

PHOTO RICH LAM, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Anton Lundell

Matthew Beniers

Matthew Beniers sera l’un des premiers joueurs repêchés en 2021 et il pourrait constituer le centre de Cole Caufield avec l’équipe américaine lors du tournoi. Beniers joue avec Thomas Bordeleau, Brendan Brisson et Cam York à Michigan, où il a amassé six points à ses huit premiers matchs. C’est un jeune attaquant rapide et électrisant. Beniers s’était engagé à Harvard, mais en raison de la pandémie et du report de la saison dans l’Ivy League, il a opté pour Michigan dans la division Big 10.

PHOTO RENA LAVERTY, FOURNIE PAR USA HOCKEY

Matthew Beniers

Marco Rossi

Pour certains, Rossi était l’un des deux ou trois joueurs les plus talentueux de la cuvée 2020. N’a-t-il pas d’ailleurs amassé 120 points en seulement 56 matchs avec les 67’s d’Ottawa ? Mais les centres de 5 pi 9 po refroidissent parfois les ardeurs des recruteurs et Rossi a dû attendre au neuvième rang avant d’être repêché. Mais cet Autrichien n’a pas été choisi par n’importe qui : Judd Brackett, à son premier repêchage pour le Wild, après avoir fait un travail fantastique à Vancouver. Rossi sera la tête d’affiche de l’Autriche, promue dans le groupe mondial cette année.

PHOTO TERRY WILSON, FOURNIE PAR LA LIGUE JUNIOR DE L’ONTARIO

Marco Rossi

Moins d’espoirs du CH cette année

Le Canadien nous avait gâtés depuis deux ans. En 2019, l’organisation était représentée par sept espoirs au Championnat mondial junior, parmi lesquels Nick Suzuki, Cayden Primeau, Ryan Poehling, Alexander Romanov, et quatre l’an dernier, Romanov, Cole Caufield, Jordan Harris et Mattias Norlinder. Il y en aurait eu un cinquième si Jacob Olofsson n’avait pas été blessé. Ils sont trois cette année, Caufield, Kaiden Guhle et Jan Mysak.

Cole Caufield

Après un tournoi en demi-teinte l’an dernier, Caufield devrait être l’une des principales locomotives offensives de l’équipe américaine cette année. Caufield devrait être utilisé de façon plus avantageuse. Il était exclu de la première vague en supériorité numérique l’an dernier. Il jouait aussi avec John Beecher, un centre de l’organisation des Bruins plutôt limité offensivement. Les choix de l’entraîneur Scott Sandelin n’ont pas été concluants. Les Américains ont terminé au sixième rang du tournoi. Sandelin n’est pas de retour. Il est remplacé par Nate Leaman, l’entraîneur en chef à Providence.

Caufield devrait se retrouver au sein d’un trio avec le jeune centre Matthew Beniers, l’un des meilleurs espoirs en prévision du prochain repêchage, et de l’ailier gauche de puissance Matthew Boldy, 12e choix au total en 2019 par le Wild, huit points en quatre matchs depuis le début de la saison à Boston College. Caufield était au premier rang des compteurs de la division BIG 10 de la NCAA lors de son départ pour le camp d’entraînement de la formation américaine avec 12 points en 10 matchs avec Wisconsin.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Cole Caufield

Kaiden Guhle

Ce premier choix du Canadien en 2020 (16e au total) est l’un des deux joueurs de 18 ans à avoir mérité un poste avec l’équipe canadienne. L’entraîneur en chef André Tourigny affectionne beaucoup ce défenseur costaud, mais aussi mobile et intelligent.

La compétition était vive en défense. En fin de compte, la première paire sera constituée de Bowen Byram, quatrième choix au total en 2019 par l’Avalanche du Colorado, de retour avec la formation canadienne cette année, et Jamie Drysdale, deuxième défenseur repêché en 2020, au sixième rang par les Ducks d’Anaheim.

Une autre paire sera formée de Thomas Harley, 18e choix au total par les Stars de Dallas en 2019, et de Braden Schneider, repêché au 19e rang par les Rangers de New York en 2020, mais un joueur de 19 ans comme Harley en raison de sa date de naissance.

Guhle, 18 ans, 6 pi 2 po et 200 lb, fera la paire avec Justin Barron, 19 ans, 25choix au total par l’Avalanche du Colorado il y a quelques mois. « Il va jouer en infériorité numérique et contre les meilleurs trios adverses », a précisé André Tourigny lors de l’annonce de la sélection finale. « Je ne sais pas dans quel ordre il jouera, deuxième ou troisième paire, ça va dépendre de sa performance. »

PHOTO PETER POWER, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Kaiden Guhle

Jan Mysak

Ce Tchèque est un joueur plus méconnu parmi les espoirs du Canadien. Mysak, l’un des plus jeunes joueurs de la cuvée 2020 du repêchage de la LNH, a quitté son pays l’hiver dernier pour se joindre aux Bulldogs de Hamilton de la Ligue junior de l’Ontario. Cet ailier de 5 pi 11 po (il peut aussi jouer au centre) y a obtenu 25 points, dont 15 buts, en 22 matchs.

Le Canadien l’a repêché en deuxième ronde, au 48e rang, avec le choix obtenu des Blackhawks de Chicago pour Andrew Shaw. Mysak a participé à ce championnat l’an dernier, à seulement 17 ans. Il a amassé deux points en cinq rencontres.

C’est un attaquant dynamique qui a un bon flair offensif. Malgré son jeune âge, il est considéré comme le meilleur joueur de la formation tchèque. Celle-ci ne devrait pas remporter de médaille, mais promet d’être compétitive.

PHOTO FOURNIE PAR LES BULLDOGS DE HAMILTON

Jan Mysak