(Edmonton) Depuis le repêchage de 2010, un seul gardien a été repêché au sein top 12. Il affrontait le Canada mercredi soir en match préparatoire du Championnat mondial junior.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Si Yaroslav Askarov, un monstre d’agilité, de vitesse et de confiance, n’avait pas été retiré du match après deux périodes, on se demande si la formation canadienne aurait marqué.

Non seulement le jeune homme de 18 ans, déjà 6 pieds 4 pouces, a stoppé les 22 tirs dirigés par le Canada et ses 20 joueurs repêchés au premier tour, mais il a semblé donner beaucoup de confiance à cette formation russe dirigée par le légendaire Igor Larionov.

L’équipe canadienne l’a finalement emporté 1-0 à la suite d’un but du défenseur Jamie Drysdale, sixième choix au total des Ducks d’Anaheim en 2020.

Askarov a souvent été comparé à son compatriote du Lightning de Tampa Bay, Andrei Vasilevskiy, à l’aube du dernier repêchage. Les Predators de Nashville en ont fait leur premier choix, au 11rang, malgré une performance atroce au Championnat mondial junior l’an dernier.

Mais ce garçon avait seulement 17 ans. Il a vieilli d’un an, mais n’en aura pas 19 avant le 16 juin. Il est l’un des plus jeunes de sa cuvée. La relève à Pekka Rinne, en déclin depuis un an, semble prometteuse.

Malgré le retour de seulement trois joueurs de l’an dernier, qui sait si les Russes ne parviendront pas à surprendre avec probablement le meilleur gardien avec Spencer Knight, des États-Unis, 13e choix au total en 2019 ?

C’est bien d’avoir un gardien comme lui qui peut être solide tout un match. Askarov a été fantastique. Mais on s’attend à plus de nos joueurs. Par contre, on ne gagne pas ce tournoi un 23 décembre.

Igor Larionov, entraîneur-chef de la Russie

Ce match préparatoire ne constituait pas un luxe pour le Canada. La grande majorité de ses joueurs n’avaient pas disputé de matchs depuis mars, contrairement aux autres équipes engagées dans ce tournoi.

Le gardien montréalais Devon Levi, le numéro un confirmé de la formation canadienne même s’il n’a pas été invité au camp estival, a impressionné de nouveau en blanchissant les Russes. « Il était en contrôle, en confiance, a commenté l’entraîneur André Tourigny après la rencontre. Il n’a pas compliqué les choses.

Seul bémol, le meilleur attaquant canadien, Kirby Dach, troisième choix au total des Blackhawks en 2019, et un régulier à Chicago la saison dernière, a semblé se blesser à un poignet ou à la main en troisième période. On ne l’a pas revu par la suite.

La formation canadienne n’a pas voulu donner davantage de détails sur son état de santé.

Le premier choix du Canadien en 2020, 16e au total, le défenseur Kaiden Guhle, 18 ans, en était à sa première expérience à un match du Championnat mondial junior. Il a été correct, sans plus.

Vanté à maintes reprises par André Tourigny ces derniers mois, Guhle est néanmoins l’un des plus jeunes joueurs de l’équipe et les entraîneurs font d’abord confiance à Bowen Byram et Thomas Harley, tous deux choix de première ronde en 2019, devant lui du côté gauche.

Guhle a été robuste à souhait, plutôt timide offensivement, mais les coachs l’ont néanmoins chargé de défendre la mince avance d’un but dans la dernière minute de la rencontre.

Le Canada aura l’occasion de chasser davantage la rouille à son rythme puisque ses trois premiers matchs du tournoi ont lieu contre l’Allemagne le 26 décembre, la Slovaquie le 27 et la Suisse le 29.

André Tourigny n’écarte pas la possibilité de jongler avec ses trios d’ici le premier match du Championnat, surtout si son capitaine, Dach, devait rater des rencontres.