(Toronto) La LNH a dévoilé son plan.

La Presse Canadienne

La LNH est l’Association des joueurs de la ligue tenteront de disputer une saison de 56 matchs par équipe malgré la deuxième vague de pandémie de COVID-19 faisant rage en Amérique du Nord.

Cette saison devrait ravir les amateurs de hockey au Canada alors que toutes les équipes situées au nord du 49e parallèle auront l’occasion de se battre pour le titre unique de championne d’une section toute canadienne.

La LNH et l’Association des joueurs ont intentionnellement laissé une marge de manœuvre dans la présentation du libellé en raison de la rapidité avec laquelle la situation entourant le virus peut changer.

Et il y a en effet une longue liste de détails encore à régler. Il faudra d’abord savoir si les sept équipes canadiennes seront autorisées à jouer des matchs dans leur aréna, que ce soit pour amorcer la saison ou non.

Pour que ça se produise dans la toute nouvelle section Nord, le Canadien de Montréal, les Sénateurs d’Ottawa, les Maple Leafs de Toronto, les Jets de Winnipeg, les Oilers d’Edmonton, les Flames de Calgary et les Canucks de Vancouver doivent obtenir l’autorisation des responsables de la santé des cinq provinces où ils jouent.

Alors que l’horloge continue de progresser jusqu’au 13 janvier, date du lancement de la prochaine saison, les choses n’étaient pas très claires, lundi.

En annonçant un confinement de quatre semaines qui s’étendra du 26 décembre au 23 janvier dans des régions incluant Toronto et Ottawa, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a déclaré qu’aucune décision n’a encore été prise afin de permettre aux Sénateurs et aux Maple Leafs de disputer leurs matchs à leur domicile.

PHOTO NATHAN DENETTE, LA PRESSE CANADIENNE

Le premier ministre Doug Ford a annoncé lundi que de l’Ontario allait entrer en confinement le 26 décembre.

« Ce dossier est sur la table (consultative) de la santé en ce moment, a indiqué Ford. Aucune décision n’a encore été prise. »

La LNH veut que ses équipes jouent leurs matchs à domicile dans leur amphithéâtre respectif, mais est prête à les présenter à un ou plusieurs « endroits neutres », si nécessaire. Les sept équipes canadiennes ont été réunies en raison de la fermeture de la frontière canado-américaine et des restrictions de voyage imposées par les gouvernements.

Les taux d’infection augmentent à un rythme alarmant à travers l’Amérique du Nord alors que le continent se dirige vers ce qui pourrait être un long hiver dû à la deuxième vague de la pandémie.

La LNH a réussi à reprendre ses activités cet été, dans des environnements protégés à Edmonton et Toronto. La ligue a indiqué qu’il n’y avait eu aucun test de dépistage positif en plus de deux mois, mais les joueurs, les entraîneurs et le personnel étaient séquestrés dans des hôtels et séparés de leur famille.

Cette option ne semble pas faisable et il ne semble pas y avoir d’intérêt pour une configuration similaire pour la prochaine saison, qui envisage de couronner un champion de la coupe Stanley à la mi-juillet.

Le médecin Jazz Atwal, administrateur provincial adjoint par intérim de la santé publique du Manitoba, a déclaré que les responsables avaient examiné la proposition de la LNH concernant les protocoles de sécurité.

« Nous avons reçu un plan que nous avons examiné, a-t-il affirmé. Il y a cinq provinces qui sont touchées par cette situation. Nous avons donc également rencontré des responsables fédéraux de la santé publique et des représentants interprovinciaux de la santé publique. Des travaux se poursuivent pour déterminer s’il existe ou non un risque de santé publique dans le cas d’un retour de la LNH. À ce stade, il y a encore des travaux en lien avec ce sujet. »

Atwal a ajouté que même si le plan est approuvé, il n’y aurait aucun partisan dans les gradins du Bell MTS Place pour regarder les Jets à l’œuvre.

« Nous devrons évaluer la situation de semaine en semaine, de mois en mois, a dit Atwal. Nous devons en discuter plus tard. En ce moment, il n’y a aucun désir de laisser les partisans regarder les matchs de hockey dans l’aréna. »

La Colombie-Britannique, qui a déjà refusé le scénario d’un environnement protégé proposé par la LNH cet été, est une des provinces qui doit accepter le plan de sécurité pour qu’il y ait des parties disputées à Vancouver.

Le ministre de la Santé Adrian Dix a semblé tiède à cette idée, lors d’une disponibilité médiatique à Victoria.

« Les protocoles sont évidemment très différents de ceux qui ont été présentés cet été, alors que les cas de COVID-19 au Canada étaient relativement bas, a souligné Dix. Nous prendrons des décisions dans les prochains jours. »

La province a fait savoir dans un communiqué, publié dimanche, que la responsable de la santé Bonnie Henry « continuait de travailler avec la LNH et les autres provinces concernées pour trouver une solution sécuritaire pour le retour au jeu de la ligue. Des discussions sont en cours pour s’assurer que la proposition est conforme aux restrictions en vigueur dans toutes les provinces ».

Dix a ajouté que le gouvernement de la Colombie-Britannique n’allait pas faire de favoritisme, même avec les sports professionnels.

« Il n’est pas question d’avoir une norme pour un groupe d’individus et une norme pour un autre, a-t-il insisté. C’est une période très sérieuse dans cette pandémie. Tout le monde fait des sacrifices extraordinaires. »

Deena Hinshaw, la médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, s’est quant à elle évadée des questions à ce sujet avec autant d’agilité que Connor McDavid.

« Ce n’est pas une décision unique à l’Alberta, a déclaré Hinshaw. La décision implique toutes les provinces où il y a des équipes de la LNH. L’élément essentiel est de trouver une voie à suivre qui garantit la protection de la santé publique. »

Les journalistes Steve Lambert, Lauren Krugel et Brenna Owen ont contribué à cet article.