André Tourigny n’avait pas tari d’éloges à l’endroit du premier choix du Canadien en 2020, le défenseur Kaiden Guhle.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

L’entraîneur-chef de la formation canadienne junior est passé de la parole aux actes vendredi : Guhle fera partie de ses réguliers lors du Championnat mondial.

« Il va jouer en infériorité numérique et contre les meilleurs trios adverses », a précisé le coach vendredi après-midi lors d’une vidéoconférence organisée par Hockey Canada pour annoncer la formation finale.

« Je ne sais pas dans quel ordre il jouera, deuxième ou troisième paire, ça va dépendre de sa performance. Il a connu un camp d’entraînement hors-pair, il était prêt, déterminé, concentré, il a frappé, il a été très, très, très solide durant le camp. »

La compétition était vive à toutes les positions. Vingt des 25 élus ont été repêchés en première ronde par des équipes de la LNH.

La première paire de défense sera constituée de Bowen Byram, quatrième choix au total en 2019 par l’Avalanche du Colorado, de retour avec la formation canadienne cette année, et Jamie Drysdale, premier défenseur repêché en 2020, au sixième rang par les Ducks d’Anaheim.

Une autre paire sera formée de Thomas Harley, 18e choix au total par les Stars de Dallas en 2019, et de Braden Schneider, repêché au 19e rang par les Rangers de New York en 2020, mais un joueur de 19 ans comme Harley en raison de sa date tardive de naissance.

Guhle, 18 ans, 6 pieds 2 pouces et 200 livres, 16e choix au total en 2020, fera la paire avec Justin Barron, 19 ans, 25e choix au total par l’Avalanche du Colorado il y a quelques mois.

« Justin est fort, patine bien, fait bien circuler la rondelle, il est très bon défensivement, il a eu un très bon camp avec Guhle, de dire André Tourigny. Ça serait difficile de les séparer en ce moment. Ils vont commencer ensemble contre la Suède, après, on verra. C’est un duo difficile à affronter. »

Dylan Cozens, Kirby Dach, Connor McMichael, Quinton Byfield, Cole Perfetti, Peyton Krebs, Alex Newhook et Connor Zary seront les têtes d’affiches à l’attaque. Jakob Pelletier sera le seul Québécois à l’attaque. Le gardien Montréalais Devon Levi sera l’autre joueur de la belle province au sein de l’équipe.

Samuel Poulin, Mavrik Bourque et Hendrix Lapierre n’ont pas été retenus.

« On a une équipe avec beaucoup de profondeur et de vitesse, a commenté André Tourigny, entraîneur-chef des 67 d’Ottawa en saison régulière. On a beaucoup de talent à l’attaque. On veut pousser le rythme. On a des défenseurs mobiles, qui peuvent bouger la rondelle. J’aime tous nos défenseurs, ils sont très bons défensivement. »

Tourigny dit avoir cherché à trouver un équilibre entre les performances au camp d’entraînement et le passé du joueur.

« Plusieurs facteurs sont entrés en ligne de compte. Il y avait un équilibre à trouver, une chimie à créer. C’est une saison particulière. Les joueurs n’avaient pas joué beaucoup. Il fallait en tenir compte. Imaginez si Sidney Crosby était au camp et avait eu une mauvaise semaine, on le retranche ? Nous avons donc fait beaucoup d’évaluations sur vidéos aussi. »

Le coach aura de la pression avec 20 choix de première ronde à sa disposition. « On va commencer par jouer un match, prévient-il. À tous les ans, on a un bon club. La force du Canada, c’est notre profondeur. La différence est mince entre le septième et le 27e joueur au pays. C’est pareil à tous les ans. »

Les joueurs ont mérité leur poste, l’aventure commence. « Des luttes à l’interne vont se poursuivre jusqu’à la finale. C’est la beauté d’une équipe comme ça. Il y aura des luttes pour jouer supériorité et en infériorité numérique, des luttes pour être de la formation. On veut gagner la médaille d’or. Il faudra s’améliorer à chaque jour pour y parvenir. »