Le Québécois Hendrix Lapierre est au nombre des sept joueurs qui ont dû plier bagage, ce jeudi matin, au camp de sélection de l’équipe canadienne junior.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

En plus de l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi, les gardiens Brett Brochu et Tristan Lennox et les attaquants Adam Beckman, Tyson Foerster, Cole Schwindt et Shane Wright ont aussi été victimes du couperet.

Ces coupes s’ajoutent aux cinq joueurs qui avaient été retranchés mardi en lien avec les cas de COVID-19 qui avaient été déclarés dans l’équipe.

Il reste désormais 34 joueurs au camp tenu à Red Deer, en Alberta. Parmi ceux-ci, notons la présence des Québécois Samuel Poulin, Jakob Pelletier, Mavrik Bourque et Devon Levi, en plus de celles de Dawson Mercer, Justin Barron, Lukas Cormier et Jordan Spence, qui évoluent tous pour des équipes de la LHJMQ.

Le défenseur Kaiden Guhle, choix de premier tour du Canadien de Montréal en 2020, a lui aussi survécu aux coupes.

La formation sera réduite à 25 joueurs d’ici dimanche, jour du départ pour Edmonton, où aura lieu le Championnat mondial. Des coupes additionnelles seront annoncées vendredi matin, mais elles pourraient ne pas être les dernières, a prévenu André Tourigny, entraîneur-chef de l’équipe canadienne, par le truchement d’une visioconférence. Il est possible que l’on garde quelques joueurs supplémentaires un peu plus longtemps.

Tourigny n’a eu que de bons mots pour Hendrix Lapierre, qui a été victime, selon lui, de la « profondeur » du groupe d’attaquants. Comme le Gatinois n’est âgé que de 18 ans, il aura l’occasion de se reprendre l’année prochaine.

« Avoir été invité au camp est déjà quelque chose dont il peut être fier, a dit Tourigny. On aime beaucoup Hendrix. Il a de l’avenir dans le programme national; il a de la personnalité, c’est un bon joueur de hockey, capable de passer la rondelle, de voir le jeu… C’est une question de temps, il doit continuer à travailler fort. »

« Quand tu coaches l’équipe nationale, tu ne coupes pas des gars parce qu’ils ne sont pas assez bons, a ajouté l’entraîneur. Ce sont parce que les autres ont élevé la barre. »

Pari gagné pour Levi

Le gardien Devon Levi, lui, peut déjà dire qu’il a remporté son pari.

Ce n’est que mardi que le Montréalais a rejoint le reste de l’équipe. Au cours de la première portion du camp, amorcée à la mi-novembre, il a dû s’entraîner seulement avec deux coéquipiers qui, comme lui, arrivaient des États-Unis — il joue pour les Huskies de Northeastern. Puis est arrivé le confinement complet de 14 jours faisant suite à la découverte de trois cas de COVID-19 dans l’équipe.

Il n’a donc participé qu’à une poignée d’entraînements de groupe et à un demi-match intraéquipe. Cela a été suffisant pour le groupe d’entraîneurs qui l’a gardé au sein du trio de gardiens, complété par Dylan Garand et Taylor Gauthier, qui prendra part au Mondial.

« Chacun d’entre eux apporte quelque chose de différent, a souligné Tourigny. Levi est très rapide dans ses mouvements latéraux, il suit bien la rondelle. On aime son potentiel. »

Le peu de temps restant au camp a pesé lourd dans le choix final des trois gardiens. Il ne reste en effet qu’un match intraéquipe, disputé ce jeudi soir, avant le départ pour Edmonton. Levi le disputera en entier, et les deux autres se partageront la tâche contre lui. Avant le lancement officiel du tournoi à Noël, le Canada affrontera la Suède et la Russie en rencontres préparatoires, qui serviront à compléter l’évaluation des gardiens et à déterminer lequel sera désigné no 1.

« Chaque jour compte, a résumé Tourigny. Chaque entraînement, chaque rencontre. On ne joue pas assez de matchs [pour faire une évaluation détaillée], alors le background du joueur compte aussi. On a choisi les trois gars avec lesquels on se sent le plus confortable. Ça nous laisse maintenant du temps pour les voir jouer. »

La décision « a été unanime » parmi les entraîneurs. « On est très confiants », a conclu Tourigny.