La quarantaine imposée aux 46 joueurs invités au camp de sélection de l’équipe canadienne s’est terminée d’une bien triste façon pour cinq d’entre eux.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Le Québécois Xavier Simoneau, ainsi que ses coéquipiers Matt Robertson, Deamon Hunt, Ridly Greig et Mason Millman ont tous été forcés de quitter l’environnement de l’équipe. Ils ont été jugés inadmissibles pour la suite du camp en regard du protocole observé par Hockey Canada pour protéger joueurs et membres du personnel de la COVID-19.

C’est Scott Salmond, vice-président de l’organisme, qui a confirmé l’identité des cinq joueurs concernés par le truchement d’une visioconférence ce mardi après-midi. Il a toutefois fourni peu de détails quant aux raisons justifiant ces renvois.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Deux tests positifs chez des joueurs ainsi qu’un troisième au sein du personnel avaient forcé l’arrêt complet des activités du camp.

Il a simplement expliqué qu’en vertu des protocoles en vigueur, les joueurs devaient avoir passé 17 jours sans obtenir un test positif ou avoir été exposés à une personne atteinte de la COVID-19.

« Ce n’est pas une décision de hockey, mais une décision de santé, a insisté M. Salmond. Vous pouvez imaginer combien il a été difficile pour ces joueurs de se soumettre à une quarantaine de 14 jours puis d’appeler leurs parents pour les aviser qu’ils ne pourraient pas continuer le camp. »

Pour la première fois en plus de deux semaines, les 41 joueurs restants ont pu sauter sur la patinoire ce mardi matin afin d’y reprendre l’entraînement sur glace, après avoir été confinés à leur chambre. Deux tests positifs chez des joueurs ainsi qu’un troisième au sein du personnel avaient forcé l’arrêt complet des activités du camp.

Afin d’obtenir le feu vert de la Santé publique de l’Alberta — le camp se déroule à Red Deer —, Hockey Canada a dû faire en sorte que son protocole passe d’un « environnement de protection » à une « bulle sécurisée ».

Dorénavant, plus aucun membre de la délégation canadienne ne peut avoir de contact avec une personne qui n’est pas reconnue comme faisant partie de cette « bulle ». Par exemple, les joueurs continueront de prendre tous leurs repas dans leur chambre, et la nourriture leur sera livrée par des membres du personnel de l’équipe.

Incertitude

À un peu plus de deux semaines du match inaugural, les écueils s’accumulent pour les équipes censées participer au Mondial. Au moins quatre joueurs et trois membres du personnel de la formation suédoise, y compris l’entraîneur-chef Tomas Monten, ont dû se désister après avoir contracté la COVID-19. Trois joueurs américains et deux Allemands ont aussi été contraints de déclarer forfait.

En fait, toutes les personnes ayant obtenir un test positif de COVID-19 après le 29 novembre ne peuvent participer au Championnat du monde. Cette date limite marquait l’équivalent de 14 jours précédant le 13 décembre, jour d’arrivée des équipes à Edmonton, lieu du tournoi.

Le Canada établira sa formation finale de 25 joueurs d’ici vendredi, après deux matchs intraéquipes disputés mercredi et jeudi. Dimanche, le groupe fera le voyage de Red Deer à Edmonton avant de s’y isoler à nouveau pour cinq jours, à l’instar des autres équipes invitées. Chaque joueur participant au tournoi devra avoir subi trois tests négatifs du 7 au 13 décembre.

Scott Salmond a indiqué que le tournoi pourrait avoir lieu si au moins 8 des 10 équipes sont en mesure de jouer. Il estime en outre que chaque formation devra compter sur un minimum de 18 athlètes.