L’Armada de Blainville-Boisbriand n’a peut-être pas remporté le championnat de la LHJMQ en 2016-2017, mais cela n’a pas empêché ses joueurs de vivre une expérience qui les a marqués à jamais. La grande majorité d’entre eux sont aujourd’hui devenus des hockeyeurs professionnels ou universitaires. La Presse revient sur cette saison d’exception, racontée par ceux qui l’ont vue de près.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
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Trois ans plus tard, mission accomplie

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Pierre-Luc Dubois (18) bataille le long de la rampe lors de la grande finale de la LHJMQ entre l’Armada et les Sea Dogs de Saint. John au printemps 2017.

Chaque entreprise, chaque mouvement a une mission. Ce sont des phrases qui peuvent souvent paraître creuses. Disons que c’est rarement la première section que l’on consulte sur le site internet d’une entreprise.

La Ligue de hockey junior majeur du Québec n’y échappe pas. Sa mission est formulée comme suit. « […] Faire évoluer le hockey par l’encadrement sportif et académique de ses joueurs d’élite dans un environnement sécuritaire et formateur pour les préparer à leur vie d’adulte. »

C’est rempli de bonnes intentions, et la LHJMQ augmente d’année en année ses efforts pour y parvenir. D’une équipe à l’autre, l’objectif est atteint à un degré variable.

Mais une équipe, le temps d’une saison, a possiblement constitué l’incarnation la plus parfaite de cette mission : l’Armada de Blainville-Boisbriand, version 2016-2017.

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Certains des joueurs de l’édition 2016-2017 de l’Armada de Blainville-Boisbriand

« Dernièrement, il y avait la poursuite contre la LHJMQ. Je trouvais ça un peu triste, d’autres gars avec qui je m’entraîne aussi, mentionne Tobie Paquette-Bisson. On a adoré jouer junior, on a toujours été bien traités. Beaucoup de nos joueurs vont jouer pro ou sont à l’université. Le programme est vraiment bon pour développer des joueurs, mais aussi des personnes. Le junior majeur, c’est une école de vie. »

Des joueurs placés partout

Ne cherchez pas l’Armada de 2016-2017 dans les livres des records : 4rang au classement général de la saison, qualifié pour la finale de la Coupe du Président, pour s’y faire balayer en quatre matchs par les Sea Dogs de Saint John.

Au niveau individuel, il faut descendre au 11rang du classement des marqueurs pour retrouver le joueur le plus productif de l’équipe, Alex Barré-Boulet, auteur de 81 points en 65 matchs. Et on parle d’un joueur acquis à la mi-saison. Parmi ceux qui ont passé l’année entière avec l’Armada, Alexandre Alain a été le plus prolifique, avec 52 points en 54 matchs.

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Alex Barré-Boulet

Mais trois ans plus tard, il est fascinant de voir avec quel succès les membres de cette équipe poursuivent leur parcours. Parmi les 23 joueurs principaux :

• 2 ont atteint la LNH : Pierre-Luc Dubois et Samuel Montembeault ;

• 6 jouent ou ont joué dans la Ligue américaine : Tobie Paquette-Bisson, T. J. Melancon, Alex Barré-Boulet, Alexandre Alain, Morgan Adams-Moisan et Joël Teasdale (blessé, mais a un contrat de la LNH) ;

• 11 jouent ont joué à l’université : Connor Bramwell, Alexander Katerinakis, Pascal Corbeil, Guillaume Beaudoin, Yvan-Gabriel Mongo, Shawn Miller, Anthony Poulin, Michael Kemp, Thomas Éthier, Rémy Anglehart et Charlie Roy ;

• C’est sans oublier l’entraîneur-chef Joël Bouchard et son adjoint, Daniel Jacob, qui sont maintenant eux aussi dans la Ligue américaine, à la tête du Rocket de Laval.

« J’ai fait le saut en voyant les chiffres ce matin, je ne pensais pas qu’il y en avait autant ! s’exclame Daniel Jacob au bout du fil.

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Daniel Jacob (au centre) aujourd'hui entraîneur adjoint du Rocket de Laval

« On est contents de les voir aller. C’est bien de voir que les gars ont continué à jouer au hockey, que ce soit chez les pros ou à l’université. Avec Joël, je ne peux pas me plaindre, car je continue de vivre l’aventure avec le Rocket. »

Un travail à long terme

La saison précédente, avec un noyau qui commençait à émerger, ce groupe a montré une première fois ce dont il était capable. Au premier tour des séries 2016, l’Armada, auteure de 62 points en 68 matchs en saison, se mesure aux Foreurs de Val-d’Or, qui avaient amassé… 102 points.

Dans le sixième match, un but de Philippe Sanche en troisième prolongation envoie les Foreurs en vacances. L’Armada réalise ainsi la plus grosse surprise de l’histoire de la LHJMQ. Rien de moins !

« Notre façon de fonctionner a toujours été très claire, rappelle Jacob. Les joueurs y ont adhéré au fil des années. On repêche les gars, on les forme, et arrive la victoire contre Val-d’Or en 2016… Quelle belle expérience à donner aux gars !

Avec Joël, avec Dany [Gauthier, le recruteur en chef], avec nos recruteurs, il y avait un travail qui était fait en fonction des individus, pas juste des joueurs de hockey. Quand un joueur arrivait au camp, il comprenait ce qu’on attendait. C’est ça, la culture de l’équipe.

Daniel Jacob, ancien entraineur adjoint de l'Armada

L’Armada est ensuite éliminée au deuxième tour, mais l’équipe poursuit sur sa lancée la saison suivante, si bien qu’à la mi-parcours, on tente le grand coup : Dubois et Barré-Boulet s’amènent par voie de transaction.

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Pierre-Luc Dubois (18)

« On n’était pas censés finir haut, mais avant Noël, on allait bien, et Joël n’a pas eu le choix d’aller chercher des joueurs. On n’était pas les favoris, mais on a tout le temps travaillé fort pour connaître du succès », résume le défenseur Pascal Corbeil.

« Travaillé fort. » On le disait plus haut, cette équipe ne regorgeait pas de talent de pointe, Dubois et Barré-Boulet étant probablement les deux attaquants les plus doués. Mais l’Armada présentait en revanche la meilleure défense du circuit Courteau, avec seulement 171 buts accordés (2,51 par match).

« Des fois, Joël utilisait des exemples de sa vie ou de sa carrière de joueur. Il ne s’est pas rendu dans la LNH parce qu’il était le meilleur. Il s’est rendu parce qu’il n’a jamais arrêté de travailler, souligne Yvan-Gabriel Mongo. Quand les autres ont commencé à abandonner, il a commencé à avoir sa chance. Quand Joël te donne un exemple comme ça, ça te fait réaliser que c’est vrai, que c’est possible si tu n’arrêtes jamais. »

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Joël Bouchard lors d'un entraînement en 2017

L’équipe était aussi menée par un leadership fort, dont le moment fort a été une réunion vers la fin du calendrier.

« On gagnait, mais pas nécessairement de la bonne façon, raconte Daniel Jacob. On devenait un peu trop à notre aise. Des jours, il y a certains gars à qui ça tentait moins. Une saison, ce n’est pas juste un buffet ; tu ne peux pas juste prendre ce qui te tente ! C’est ce qu’on essayait d’instaurer dans la culture de l’Armada. C’était noir ou blanc, sans zones grises.

« Quand on a vu que les joueurs prenaient ça en main, on savait qu’on s’en allait dans la bonne direction, poursuit Jacob. Ce meeting-là m’avait marqué, et ça avait donné beaucoup de gaz au groupe. »

« Je m’en souviens comme si c’était hier, ajoute Paquette-Bisson. C’était émotif, des gars pleuraient. Joël avait d’abord parlé aux vétérans, on s’est ensuite tous parlé dans le vestiaire. »

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Le gardien Samuel Montembeault

Samuel Montembeault, le gardien numéro 1, était au nombre des vétérans visés. « Sur le moment, c’est dur. Mais Joël savait quoi faire pour que j’augmente mon jeu d’un cran. Les deux matchs suivants, j’ai eu deux blanchissages ! »

Ce leadership allait de pair avec un esprit d’équipe que chaque intervenant, sans exception, a vanté. Tous ont évoqué ces activités d’équipes auxquelles tout le monde était convié. « On était vraiment tous dans le même bateau. Joël est très demandant, si tout le monde embarque dans sa mentalité, on peut dominer, et c’est ce qui est arrivé. On était unis et chaque joueur connaissait sa job », résume Tobie Paquette-Bisson.

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Des joueurs de l'Armada, édition 2017-2018

L’élan allait durer une saison de plus. En 2017-2018, l’Armada s’est de nouveau rendue en finale, mais cette fois dans le rôle de favorite, forte d’une fiche 50-11-7. Encore une fois, l’équipe a été vaincue en finale, cette fois avec plusieurs joueurs – de même que Bouchard et Jacob – qui allaient ensuite quitter le navire. C’était fini pour ce groupe, mais pas pour ses membres.

Une cuvée de bons élèves

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Connor Bramwell surveillé par Thomas Chabot lors du match no 3 de la la série finale de la Coupe du Président entre les Sea Dogs de Saint John et l’Armada de Blainville-Boisbriand, en 2017.

Mens sana in corpore sano, aurait sans doute résumé le regretté Bernard Landry dans la langue de Virgile.

Cette mouture 2016-2017 de l’Armada, c’est un peu la consécration d’un esprit sain dans un corps sain. Au total, 13 de ses 23 joueurs principaux joueurs ont poursuivi des études universitaires après leur carrière junior, soit plus de la moitié de l’équipe.

Connor Bramwell (Guelph), Alexander Katerinakis, Charlie Roy et Pascal Corbeil (Concordia), Guillaume Beaudoin (UQTR), Yvan-Gabriel Mongo (Ottawa) et Michael Kemp (Moncton) ont tous amorcé, voire terminé leur parcours au hockey universitaire au cours des dernières années.

Quatre de leurs coéquipiers – Shaun Miller (Dalhousie), Anthony Poulin (Ottawa), Thomas Éthier (UQTR) et Rémy Anglehart (Moncton) – rongent leur frein alors que la pandémie de COVID-19 retarde leurs débuts sur le circuit universitaire canadien.

Il y a également Antoine Crête-Belzile, devenu un étudiant à l’UQTR sans toutefois jouer au hockey là-bas. Et l’incontournable Alexandre Alain, un phénomène en soi qui poursuit des études en parallèle d’une carrière professionnelle dans l’organisation du Canadien.

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Alexandre Alain (au centre)

Déjà à l’époque, « dans le bus, à 3 h du matin, quand on revenait après un match, il y avait une lumière allumée, et c’était lui qui étudiait », raconte Daniel Jacob, alors entraîneur adjoint de l’Armada.

Culture

La LHJMQ n’a pas été en mesure de nous confirmer si cette cuvée était unique sur le plan scolaire. Mais selon ceux qui en ont fait partie, ce succès sur les bancs d’école était loin d’être le fruit du hasard.

« Je pense que ç’a à voir avec la culture de l’Armada », estime Pascal Corbeil, qui étudie aujourd’hui en finances à l’Université Concordia.

L’équipe voulait miser sur des gars engagés, prêts à travailler fort sur la glace, mais aussi dans la vie et dans leurs études.

Pascal Corbeil, ancien joueur de l'Armada

Harry Tassy, conseiller pédagogique auprès du club, se souvient bien de ce groupe spécifique de joueurs.

Non pas parce qu’ils étaient tous des étudiants hors pair – quoique Alain, Corbeil et Mongo étaient particulièrement prolifiques –, mais bien parce qu’ils sont tous « arrivés à maturité en même temps ».

« Tous les jeunes changent » au cours de leur stage junior, fait remarquer M. Tassy. « Des fois, ça leur prend un an ou deux, puis la lumière se fait : ça se passe dans la vie personnelle, sur la glace et dans les études, explique-t-il. Il y a un déclic. Le joueur comprend ce qui est important pour lui et il développe son sérieux, son autonomie… »

Ce « déclic », poursuit le conseiller pédagogique, a été quasi simultané pour ce groupe, soudé au possible, dont le noyau est resté le même pendant trois ans.

« Ce n’est pas juste une question de succès ; il y a le travail aussi, dit-il. Certains gars étaient déjà très forts, mais d’autres étaient en situation d’échec et ils sont devenus des étudiants sérieux qui ont pu continuer leur cheminement scolaire. »

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Joël Bouchard dirigeant un entraînement

Parmi les conditions gagnantes à réunir, insiste M. Tassy, il y a l’appui « vital » du personnel de hockey. Selon lui, autant Joël Bouchard, à l’époque, que son successeur Bruce Richardson sont « naturellement enclins à mettre beaucoup d’accent sur l’école ».

« Les gars n’avaient pas le choix ! », tranche Daniel Jacob.

« Ce n’est pas tout le monde qui va percer dans le pro, nuance Joël Teasdale. Donc, [les entraîneurs] savaient que c’était important de se concentrer là-dessus. Si tous les joueurs juniors s’attendent à passer au prochain niveau, c’est plus dur que ce qu’ils pensent. »

Pas qu’à l’école

Toutes les personnes interviewées dans le cadre de ce reportage font la même remarque à propos de la philosophie prônée par l’Armada. Le succès sur la glace et à l’école était incontournable, tout autant que le fait de devenir de jeunes adultes complets, de « bons gars en société », pour reprendre l’expression de Guillaume Beaudoin, capitaine de l’équipe.

« Ça se déclinait de différentes manières », explique l’ancien de l’Armada et des Patriotes de l’UQTR, qui joue aujourd’hui à Anglet dans la ligue Magnus, principal championnat de France.

« Ça partait des meetings : si des gars arrivaient une minute en retard, Joël leur faisait remarquer que ce n’est pas des choses qui paraissent bien dans un emploi futur. »

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Guillaume Beaudoin

« Ça passait aussi par notre niveau d’engagement, poursuit Beaudoin. Peu importe le domaine, dans ton équipe ou dans ton entreprise, si tu ne donnes pas le meilleur de toi-même, tu ne seras pas efficient. »

Pascal Corbeil se rappelle pour sa part l’insistance du groupe d’entraîneurs sur la communication et la résolution de conflits dès qu’ils se présentent, sans les laisser pourrir l’ambiance dans le vestiaire. « C’est ça être un adulte aussi : faire face à la musique et régler ses problèmes », dit-il.

« Bien souvent, dans le moment, on ne s’en rendait pas compte, mais on était en train d’apprendre quelque chose », renchérit Yvan Mongo.

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Yvan Mongo (21)

Daniel Jacob va plus loin en évoquant l’importance pour ses jeunes protégés de développer leur « intelligence sociale ».

« C’est bien beau, être bon à l’école, mais il y a le côté street smart, image-t-il. Il n’y a pas de corrélation directe entre le succès à l’école et dans la vie. Il y a plus que ça. C’est un avantage [de développer cet aspect], parce que ça va t’ouvrir des portes si le plan A ne fonctionne pas. »

De fait, même si certains membres de l’Armada de 2016-2017 ont terminé leur stage junior depuis un bon moment, ils conservent un souvenir net des enseignements qu’ils y ont appris.

En France, où le hockey est loin d’être aussi structuré qu’au Québec, Guillaume Beaudoin est amusé par le côté plus relâché de certains de ses coéquipiers.

« Ça peut être des affaires niaiseuses, mais j’ai vu des gars se faire “rincer” pour moins que ça dans le passé », dit-il en riant.

« Des fois, je me dis : d’après moi, il aurait eu un meeting avec le boss, lui… »

La plus belle saison de leur vie

La saison 2016-2017 a laissé chez les joueurs de l’Armada un souvenir indélébile. Certains d’entre eux parlent carrément de la plus belle expérience au hockey de leur carrière. Retour, dans leurs mots, sur cette saison unique.

— Propos recueillis par Guillaume Lefrançois et Simon-Olivier Lorange

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Guillaume Beaudoin

C’était un groupe de joueurs spécial que je ne retrouverai pas dans le hockey. Des vrais chums, avec lesquels je suis encore en contact aujourd’hui. […] Ça faisait trois ans qu’on avait le même noyau de 13 ou 14 joueurs, et la chimie qu’on a développée, on était capables de la trouver sur la glace et à l’extérieur. Il n’y avait aucune clique. Les vétérans, on s’assurait que tout le monde soit à l’aise. Normalement, une soirée de poker, t’es cinq ou six gars : nous, c’est à vingt que ça se passait.

Guillaume Beaudoin, Anglet Hormadi Pays basque (France)

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER DE PASCAL CORBEIL

Pascal Corbeil

Pour moi, cette saison-là demeure l’une de mes plus belles sur le plan de la chimie et de l’ambiance dans [le vestiaire]. Souvent, dans le junior, il y a les francophones d’un bord et les anglophones de l’autre, ça divise un peu les équipes. Là, tout le monde se tenait ensemble, tout le temps. […] Quitter l’Armada [après un échange au Drakkar de Baie-Comeau] a été difficile, car j’étais vraiment bien à Boisbriand, j’étais proche de tout le monde.

Pascal Corbeil, Stingers de l’Université Concordia

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Tobie Paquette-Bisson

Ça m’a appris à me donner à 100 % dans mes projets. En séries, tu vois qui est fait fort. Ces séries-là m’ont appris à vouloir gagner, à me donner, à comprendre pourquoi je joue au hockey. Mes deux dernières années sont celles qui m’ont fait apprécier le hockey. Je pensais aller à l’université, mais j’ai tellement eu de plaisir que j’ai continué à jouer.

Tobie Paquette-Bisson, Rocket de Laval

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER D'YVAN MONGO

Yvan Mongo

« On se rassemblait toute l’équipe en même temps dans la même pension. Sur la route, on faisait des tournois de Xbox. Tout le monde pouvait avoir une conversation avec tout le monde, peu importe avec qui tu te retrouvais. On était tout le temps ensemble ! »

C’était incroyable. Je n’ai jamais vu un groupe aussi serré, ni avant ni après. Le fait qu’on ait gagné beaucoup, c’était un bonus.

Yvan Mongo, Gee-Gees de l’Université d’Ottawa

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Joël Teasdale

Tous les joueurs s’entendaient. Il n’y avait pas d’éléphant dans la pièce. Tout le monde poussait dans la même direction. C’est sûr qu’il y avait de petits groupes d’amis, mais personne ne chialait quand on faisait des choses à part.

Joël Teasdale, Canadien de Montréal