Joël Bouchard estime que le hockey de la Ligue américaine va reprendre cette saison… mais il ne sait pas quand.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

« Je m’attends à ce qu’il y ait une saison, avec un calendrier ajusté aux circonstances, a-t-il fait savoir par conférence vidéo vendredi. Il va falloir composer avec la réalité du moment. Mais personne ne possède une boule de cristal pour pouvoir prédire le futur. »

Dans l’immédiat, l’entraîneur du Rocket de Laval refuse de baisser les bras et de perdre espoir, même s’il admet que la présente réalité n’est pas facile pour personne… incluant ses joueurs.

Nos gars ont hâte de recommencer à jouer au hockey, ils sont tannés de la présente situation…

Joël Bouchard

« Tout le monde aime avoir sa routine, mais on est aussi en terrain inconnu, a-t-il ajouté. Les gars réalisent que c’est quelque chose que personne n’aurait pu prévoir, et chacun le gère différemment. »

Comme annoncé plus tôt cette semaine, si rien ne change, les activités de la Ligue américaine de hockey (LAH) pourraient reprendre le 5 février prochain. Il s’agit de la date visée pour le moment, mais Joël Bouchard assure qu’il sera prêt à reprendre le collier dès qu’il le faudra de toute façon.

« Prêt demain s’il le fallait »

« Pour moi, la date ne change rien, je serais prêt demain s’il le fallait, a-t-il répondu. On a effectué beaucoup de travail depuis les derniers mois, et mon travail, peu importe la date de retour, demeure le même. Alors la date, c’est bon, mais je vais me tenir prêt, peu importe ce qui va arriver.

« Est-ce que je m’attends à des ajustements cette année ? Il y aura probablement des restrictions dans les déplacements. Je me prépare pour une saison différente. La vie de tout le monde est différente depuis le début de la pandémie. »

Ainsi, un peu comme dans la Ligue nationale, où il est de plus en plus question de la création d’une division canadienne en vue de la prochaine saison, le calendrier des équipes de la LAH pourrait être repensé de façon à limiter les déplacements, et à favoriser les rivalités régionales.

Bouchard n’y voit aucun problème.

Si on doit jouer contre Belleville et contre Toronto encore plus souvent, je vais prendre ça comme une très bonne nouvelle… Je n’y verrais rien de négatif. Je veux juste qu’on me donne une glace, des joueurs et des adversaires.

Joël Bouchard

« Mon boulot est de développer nos gars. On pourrait jouer 42 matchs contre Belleville et on trouverait des façons de travailler sur nos espoirs de l’organisation. »

Bouchard, qui a eu de bons mots entre autres pour Ryan Poehling (« on va continuer à travailler à son développement comme joueur de centre, mais aussi comme joueur de hockey »), estime que les jeunes joueurs doivent saisir l’occasion en ce moment… même en ne jouant pas.

« Il y a présentement des obstacles sur notre chemin, comme pour tout le monde, mais on va se remettre à jouer à un moment donné. En attendant, on ne peut pas juste s’asseoir et ne rien faire. En ce moment, il y a un gars qui fait des push-ups quelque part parce qu’il veut ta place. Il faut trouver une façon de rester prêts. […] Chaque fois que j’ai vécu un lock-out, une longue pause ou des blessures, je remarquais des choses. Les passionnés, ceux qui sont des professionnels, ce sont eux qui s’en sortent toujours bien. Ceux qui aiment mieux se la couler douce et qui sont moins sérieux, souvent, ça coûte une année de carrière et même des fois, ça signifie la fin d’une carrière. »

Par ailleurs selon Bouchard, les dirigeants de la LNH, de leur côté, espèrent toujours un retour au jeu pour le mois de janvier.