Dans un monde idéal, comme il se plaît lui-même à le dire, Marc Bergevin aimerait bien pouvoir améliorer l’attaque de son club… mais il prévient que ce sera difficile à faire.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

« C’est assez tranquille présentement, a expliqué le directeur général du Canadien en téléconférence lundi après-midi. C’est très tranquille. Il y a plusieurs équipes qui veulent se débarrasser de salaires, et c’est difficile de le faire en ce moment. Échanger mon choix de premier tour pour un joueur d’un certain âge, qui peut aider à court terme, ce n’est pas intéressant. Mais faire la même chose en retour d’un joueur qui pourrait aider pour plusieurs années, ça pourrait être tentant. »

Ainsi, avec le premier jour du repêchage de la LNH qui est prévu pour mardi, Bergevin répète qu’il sera à l’écoute si jamais quelqu’un veut bien effectuer un marché pour le premier choix du Canadien, qui sera le 16e au total cette année.

Mais le DG ne s’attend pas à grand-chose, surtout à cause des présentes circonstances. « Avec la pandémie et un plafond salarial qui est lié aux revenus et qui ne bougera pas pour au moins les deux prochaines années et peut-être plus, ce sera difficile. »

Et Patrik Laine ?

Invité à discuter des rumeurs concernant un attaquant de premier plan, Patrik Laine pour ne pas le nommer, Bergevin s’est réfugié derrière l’une de ses réponses favorites (« je ne parle pas des joueurs qui ont un contrat avec une autre équipe »), et dans l’immédiat, les partisans qui rêvent à une énorme transaction feraient peut-être mieux de cesser de rêver tout de suite.

PHOTO DAVID BERDING, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Patrik Laine

Parce que s’il se passe quelque chose dans la cour du Canadien au cours des prochains jours, ce sera probablement dans un registre très peu spectaculaire.

« J’aime l’équipe en ce moment et dans un monde idéal, il y a encore des choses à améliorer à l’avant… Il nous manque des joueurs présentement et il y a de la profondeur que nous devrons ajouter à notre formation. »

En défense, par contre, le directeur général montréalais se frotte déjà les mains de satisfaction ; selon lui, l’embauche récente de Joel Edmundson, combinée à l’arrivée éventuelle du jeune espoir Alexander Romanov, devrait permettre à l’équipe d’avoir meilleure mine à la ligne bleue lors de la prochaine saison.

Je suis confiant par rapport à notre défense parce qu’on a de gros défenseurs qui sont mobiles et qui ont tous une bonne portée. On a vu ce qui s’est passé à Toronto [pendant les séries cet été] avec Shea Weber, Jeff Petry et Ben Chiarot. Nous sommes à l’aise avec notre défense et aussi devant le filet, avec Carey Price et Jake Allen.

Marc Bergevin

Par ailleurs, Bergevin suit de très près le dossier Cole Caufield. Le petit attaquant, premier choix du club au repêchage de 2019, doit poursuivre sa jeune carrière avec l’Université du Wisconsin, dans la NCAA.

« On a appuyé cette décision, mais à cause de la pandémie, ce n’est pas possible présentement, a-t-il répondu. On aimerait qu’il joue des matchs en ce moment, le plus tôt possible. J’aimerais qu’il puisse disputer des matchs et non seulement participer à des entraînements. »