L’acquisition du défenseur Joel Edmundson a mis fin à plusieurs spéculations au sujet du Canadien.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

À moins d’un revirement de situation de taille, oublions l’arrivée du défenseur offensif Torey Krug, joueur autonome sans compensation à la fin de la saison. Les scénarios d’un échange avec le Wild du Minnesota pour Jonas Brodin ou Matt Dumba s’évaporent aussi. Marc Bergevin l’a d’ailleurs confirmé à La Presse mardi après-midi.

PHOTO NATHAN DENETTE, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Marc Bergevin aime les défenseurs costauds. Joel Edmundson (6) mettant en échec l’ailier droit des Bruins de Boston, David Pastrnak, le 12 août 2020.

Les dernières pièces du casse-tête en défense se mettent en place. Le Canadien semble avoir bon espoir d’embaucher Edmundson avant qu’il ne tâte le marché des joueurs autonomes sans compensation. Une offre de contrat aurait même été déposée. Bergevin n’aurait pas gaspillé un choix de cinquième tour pour lui.

En défense, Bergevin aime les costauds

Le directeur général du Canadien aime sa défense costaude. Quitte à perdre en finesse. Edmundson est un colosse de 6 pi 4 po et 215 livres. Son style peut s’apparenter à celui de Ben Chiarot. Pas un grand défenseur offensif, mais mobile pour sa taille et pas totalement inefficace à l’attaque, comme en témoignent ses 20 points en 64 matchs l’an passé.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Joel Edmonston et l’ancien espoir du Canadien Michael McCarron s’étaient expliqués le 11 février 2017 au Centre Bell.

Il s’ajoute à Shea Weber (6 pi 4 po et 203 livres), Ben Chiarot (6 pi 3 po et 225 livres) et Jeff Petry (6 pi 3 po et et 201 livres).

Le premier candidat à droite, Noah Juulsen, mesure 6 pi 2 po et pèse 200 livres, Cale Fleury mesure 6 pi 1 po et pèse 205 livres. Alexander Romanov serait le plus petit, à 5 pi 11 po et 185 livres, mais il pratique un style de jeu robuste. Reste Victor Mete, peut-être confiné à un rôle de septième défenseur, à moins de blessures.

Edmundson a connu de bonnes séries éliminatoires avec les Hurricanes de la Caroline, avant de se blesser. Il jouait en moyenne plus de 20 minutes par match. Son absence a fait mal aux Hurricanes. Il a gagné la Coupe Stanley avec les Blues de St. Louis. Bémol important cependant, il a été rayé de la formation des Blues à quelques reprises au cours des séries de 2019. Dans les circonstances, l’échange qui l’a envoyé de St. Louis en Caroline en septembre 2019 n’avait rien d’étonnant, d’autant plus qu’Edmundson venait de gagner sa cause salariale en arbitrage.

Edmundson n’a pas des statistiques avancées favorables. Par contre, c’est le sort des défenseurs souvent employés lors des mises en jeu en zone défensive et rarement en zone offensive.

Un gros ailier droit serait le bienvenu

Le poste de gardien auxiliaire est pourvu. Les postes en défense sont pourvus. Il y en a même trop. Le centre est réglé avec Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi, Phillip Danault et Jake Evans (ou Ryan Poehling). À gauche, Tomas Tatar et Jonathan Drouin ont un bon potentiel offensif. Paul Byron ou Artturi Lehkonen peuvent faire le travail sur un troisième trio à gauche.

Ne manquerait plus qu’un gros ailier droit offensif. Brendan Gallagher peut marquer 30 buts. Joel Armia est l’un des rares ailiers de gros gabarit, mais son potentiel offensif se limite à 15, 20 buts. Pousser Lehkonen ou Byron au sein d’un solide quatrième trio serait un luxe.

Le Canadien peut aussi déplacer Drouin à droite si la meilleure option se trouve à gauche.

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Le Canadien pourrait déplacer Jonathan Drouin à droite si un bon ailier gauche se révélait disponible.

Marc Bergevin a quelques pièces en main pour réaliser un échange afin d’améliorer le Canadien à cette position : Max Domi, peut-être Poehling, et une pléiade de choix au repêchage.

Mais de tels joueurs ne courent pas les rues…

Quelques candidats

Josh Anderson : gros ailier droit de 26 ans, 6 pi 3 po et 225 livres, a compté 27 buts il y a deux ans, mais blessé presque toute la saison cet hiver, seulement quatre points en 26 matchs. Devient joueur autonome avec compensation, comme Domi. Les Blue Jackets de Columbus chercheraient à s’en défaire.

Patrik Laine : les Jets de Winnipeg veulent-ils vraiment s’en défaire ? Laine a seulement 22 ans et il a compté en moyenne 35 buts par année à ses quatre premières saisons. Il coûtera au moins Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi ou Alexander Romanov, de même que des choix ou d’autres joueurs.

James van Riemsdyk : son rôle a été plus limité à Philadelphie en séries éliminatoires et il coûtera 7 millions par année pour les trois prochaines saisons. Il a marqué seulement 19 buts cet hiver. Un pari risqué compte tenu de son salaire.

Brandon Saad : un gros ailier de 6 pi 1 po et 210 livres, capable de marquer une vingtaine de buts par année. Dernière saison d’un contrat de 6 millions avec les Blackhawks de Chicago. Intéressant puisque le Canadien a de l’espace l’an prochain justement, mais peut-être pas après.

Nikolaj Ehlers : pas le plus costaud, mais un attaquant de qualité capable de marquer entre 25 et 30 buts par saison. On se demande dans son cas aussi d’où émanent ces rumeurs en provenance de Winnipeg.

Sam Reinhart : ce centre converti en ailier droit revient souvent dans les rumeurs à Buffalo. Reinhart, deuxième choix au total en 2014, a 24 ans. C’est un attaquant de 25 buts et 60 points. Les Sabres se chercheraient un centre. Mais il coûtera plus cher que Domi.

Alex Killorn : le Lightning de Tampa Bay est coincé par le plafond salarial et doit offrir de nouveaux contrats à Anthony Cirelli et à Mikhail Sergachev. Killorn a 31 ans. Il vient de connaître sa meilleure saison en carrière avec 26 buts et 49 points.

Jesse Puljujärvi : ce quatrième choix au total en 2016 a quitté les Oilers d’Edmonton pour retourner en Finlande cet hiver en attendant un échange. Puljujärvi, 22 ans, mesure 6 pi 4 po et pèse 205 livres. Il a obtenu 53 points en 56 matchs à Karpat. Voilà un pari intéressant !

Taylor Hall : joueur autonome sans compensation. Coûtera trop cher.

Evgeny Dadonov : option intéressante. Joueur autonome sans compensation. Pas le plus costaud, mais 25 buts ou plus à ses trois premières années dans la LNH.

Mike Hoffman : joueur autonome. Redoutable marqueur, mais de gros défauts. N’a pas la meilleure réputation dans un vestiaire.