Même ralenti par une blessure à la hanche et une fracture à la mâchoire, Brendan Gallagher souhaitait pouvoir revenir au jeu avec le Canadien en séries.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

C’est ce que le petit attaquant a révélé lui-même lundi après-midi, lors d’une conférence téléphonique avec les médias montréalais.

En séries, Gallagher a dû abdiquer après avoir subi un coup de bâton en plein visage de la part de Matt Niskanen, des Flyers de Philadelphie, lors du cinquième match de l’affrontement entre les deux équipes, un coup qui a mené à une suspension d’un match pour le défenseur des Flyers.

Gallagher, lui, a pu regarder le sixième match de la série avant d’être opéré à la mâchoire.

PHOTO NATHAN DENETTE, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Brendan Gallagher s’apposant une serviette au visage, sous l’œil de son coéquipier Nick Suzuki.

« Mon intention était de revenir au jeu, a-t-il fait savoir lundi. Ma hanche n’était pas un problème et après l’opération (à la mâchoire), j’espérais pouvoir revenir au jeu vers le milieu de la série suivante. Malheureusement, ce n’est pas arrivé. »

Ce n’est pas arrivé parce que le Canadien a subi l’élimination en six matchs face aux Flyers, mais malgré cette fin de saison un peu amère, Gallagher estime que le club montréalais a pu faire des progrès cet été.

« Il y a eu des pas en avant qui ont été effectués, je pense entre autres à Nick Suzuki et à Jesperi Kotkaniemi, a-t-il ajouté. Ça regarde très bien pour le futur de l’équipe. »

À ce sujet, le propre futur de Gallagher sera assurément source de discussions au cours des prochains mois. Rappelons ici que le joueur de 28 ans, repêché par le Canadien en 2010 avec un lointain choix de cinquième tour, n’a plus qu’une seule saison de contrat à écouler, et pourrait devenir joueur autonome sans restriction dans un an.

Gallagher a d’ailleurs fait savoir que son agent et la direction du Canadien ont déjà entrepris des discussions préliminaires à ce sujet. Avant d’aller plus loin, toutefois, le joueur au numéro 11 pourrait être tenté d’attendre un peu et de voir qui va rester et qui va partir.

« La décision concernant un prochain contrat n’est pas entièrement la mienne, c’est aussi celle de l’équipe, a-t-il répondu. Il y a des joueurs que j’aimerais revoir avec nous encore, et bien sûr que cela va affecter ma propre décision. Mais je ne suis qu’un joueur dans tout ça.

« Je vois tellement de signes positifs par rapport à cette équipe… Il y a des vétérans comme Shea Weber et en plus, il y a les jeunes qui prennent du galon. C’est sûr que ça peut avoir une influence sur une décision de contrat. »

Le dossier Gallagher sera un dossier de plus sur le bureau déjà encombré du directeur général Marc Bergevin, qui n’aura pas beaucoup de temps pour les loisirs au cours des prochains mois.

Dans l’immédiat, il doit s’occuper de Max Domi et du récemment acquis Joel Edmundson, qui sont sans contrat en vue de la prochaine saison. Puis, au terme de 2020-21, la liste de ceux qui pourraient partir en retour de rien est déjà très longue, et comprend les noms de Jeff Petry, Tomas Tatar, Phillip Danault et Joel Armia, en plus de Gallagher lui-même.

Pour l’heure, la direction montréalaise dispose de quelque 12,9 millions de dollars sous le plafond salarial, selon le site CapFriendly.

Autre question qui sera brûlante d’actualité, si elle ne l’est pas déjà : combien vaudra Gallagher ? À titre comparatif, Chris Kreider, un autre ailier qui a des statistiques comparables, a accepté une prolongation de contrat de sept ans en février avec les Rangers de New York, pour une moyenne salariale de 6,5 millions de dollars.

Dans le cas de Gallagher, c’est un salaire de 3,7 millions de dollars qui l’attend la saison prochaine. Il s’agit d’un chiffre qui est appelé à augmenter, on l’aura compris.

Remarquez qu’il ne semble pas trop s’en faire avec ça.

« Pour moi, c’est avant tout la victoire qui compte. L’argent est important, je ne vais pas rester ici à mentir et à dire que ce ne sera pas important, mais ce sera assez d’argent, peu importe le montant. Je vais être capable de mener une vie heureuse après le hockey, ce ne sera pas un problème. »