L’Avalanche a finalement rendu les armes vendredi soir, non sans avoir lutté vaillamment.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Ils ont poussé les Stars de Dallas à la prolongation dans le septième match. Le Colorado possède peut-être la plus grande star de la LNH à l’heure actuelle, mais il y a des limites à surpasser les attentes.

L’Avalanche a réussi à forcer la présentation d’un septième match, après avoir tiré de l’arrière trois rencontres à une, privé de ses deux gardiens de but, Phillip Grubauer et Pavel Francouz. Michael Hutchinson, acquis à la date limite des échanges pour un défenseur de Ligue américaine, a monté la garde lors des trois dernières rencontres.

Le Colorado jouait aussi sans son défenseur Erik Johnson et deux attaquants importants, le capitaine Gabriel Landeskog et Joonas Donskoi.

Un autre héros improbable s’est levé pour Dallas vendredi. Appelé à remplacer Andrew Cogliano au dernier instant, Joel Kiviranta, une recrue qui en était à son troisième match de séries éliminatoires, à sa 14e rencontre en carrière dans la LNH, a marqué 3 buts, dont le filet gagnant en prolongation.

« Est-ce que je m’attendais à un tour du chapeau ? Si j’étais un entraîneur brillant, je l’aurais fait jouer bien avant », a blagué l’entraîneur Rick Bowness en vidéoconférence après la rencontre. Il a de bonnes chances d’être dans la formation lors du prochain match… »

Bowness pouvait respirer d’aise. Avant le cinquième match, il avait pris une décision qui aurait pu le hanter longtemps.

L’entraîneur par intérim des Stars a opté pour un changement de gardien, même si Anton Khudobin était fumant depuis le début des séries.

Dallas menaçait d’éliminer l’Avalanche du Colorado ce soir-là. Ils menaient trois matchs à un. Ils avaient leurs adversaires dans les câbles.

Mais les deux équipes disputaient une deuxième rencontre en deux soirs et le gardien numéro un en saison régulière, Ben Bishop, se disait prêt à revenir au jeu après avoir soigné une blessure.

Bishop a accordé 4 buts sur 9 tirs en début de match lors de cette cinquième rencontre. L’Avalanche l’a emporté 6-3, puis 4-1 lors de la rencontre suivante.

Alexander Radulov avait laissé un bon souvenir aux fans du Canadien lors des séries éliminatoires de 2017, contre les Rangers de New York en première ronde. Le CH avait marqué seulement 11 buts en 6 matchs, mais Radulov avait obtenu 11 points.

Le Russe a profité de son statut de joueur autonome sans compensation pour se joindre à Dallas, au grand dam de Marc Bergevin.

À 31 ans, on se demandait combien de bonnes années Radulov avait dans le corps. Les Stars venaient de lui offrir un généreux contrat de cinq ans pour 30 millions.

Radulov a ralenti de façon inquiétante cet hiver, avec seulement 34 points en 60 matchs. Mais la pause lui a fait grand bien.

Toujours aussi « opportuniste », et excellant sous pression, Radulov a marqué deux buts dans ce septième match, pour porter son total à 11 points, dont sept buts, en seize matchs.

Les autres vedettes des Stars étaient en panne depuis quelques matchs. Corey Perry et Tyler Seguin ont été blanchis lors des trois matchs précédents. Jamie Benn a marqué deux fois en trois rencontres, mais sa fiche de - 5 a incité son entraîneur à limiter son temps d’utilisation. Seguin et Benn ont joué à peine 15 minutes lors des trois dernières rencontres de la série.

Peu importe, Dallas atteint le carré d’as. « Nous étions dans la même situation l’an dernier, mais du mauvais côté, a commenté le capitaine Jamie Benn [St. Louis l’avait emporté lors du septième match en prolongation en deuxième ronde, alors que Dallas avait mené trois matchs à deux]. Ça fait du bien de passer à la prochaine ronde. Il nous a fallu chaque joueur pour gagner ce match. Et nous avions l’arme secrète finlandaise… »