Pendant ce temps dans l'Ouest, les Blues de St. Louis partent à la défense de leur titre.

Jean-François Tremblay Jean-François Tremblay
La Presse

Golden Knights c. Blackhawks

Qu’est-ce que les Blackhawks de Chicago font là ? Ils avaient mis une croix sur la saison, Robin Lehner avait été échangé aux Golden Knights de Vegas… Et comme le hasard fait si bien les choses… Vous comprenez maintenant mieux le malaise du talentueux gardien qui s’est permis un tweet disant : « Awkward Alert » en apprenant qui serait son adversaire des séries. La situation de Lehner est d’autant plus fascinante qu’il a obtenu la confiance de son entraîneur Peter DeBoer au tournoi à la ronde, au détriment du futur membre du Temple de la renommée Marc-André Fleury. Gardera-t-il son poste ? Le défi est de taille contre une équipe qui n’a rien cassé cette saison, mais qui peut compter sur les Jonathan Toews, Patrick Kane et Corey Crawford, des joueurs qui savent gagner. Et qui, de toute évidence, peuvent encore gagner. Cela dit, si vous cherchez sur la liste des marqueurs des Golden Knights, il y a deux absents de marque : Max Pacioretty et Paul Stastny. Le premier vient tout juste de rejoindre l’équipe, le deuxième n’a obtenu aucun point au tournoi rotation. Et les Knights ont quand même gagné tous leurs matchs.

Le joueur sous les projecteurs
Max Pacioretty. Les Golden Knights retrouvent leur meilleur marqueur de la saison, un joueur certainement capable d’amener un peu plus que Chandler Stephenson sur un premier trio.

La clé de la victoire
Cliché peut-être, mais Jonathan Toews est l’un des grands leaders de la LNH, il l’a prouvé contre les Oilers d’Edmonton, et il a aidé Dominik Kubalik à devenir un autre homme en séries.

Avalanche c. Coyotes

Essayons d’utiliser cette capsule pour trouver comment les Coyotes de l’Arizona pourraient gagner. Contre les Nathan MacKinnon et Cale Makar de ce monde, le défi sera colossal. L’Avalanche est l’une des puissances offensives de la LNH, et personne ne marque plus qu’eux à cinq contre cinq. Les Coyotes devront trouver leur salut dans ce qui a fait leur réputation : le jeu hermétique et structuré en défense. Laisser tirer, mais d’endroits peu dangereux. Les Coyotes se reposent sur un entraîneur inspirant en Rick Tocchet, sur un leader talentueux en Oliver Ekman-Larsson et sur un gardien surprenant en Darcy Kuemper. Reste que quand viendra le temps d’aller marquer des buts, ce sera complexe. Leur structure les a condamnés à marquer peu de buts (23es en saison), et ce sera encore pire contre une équipe comme l’Avalanche, dont les deux gardiens, Pavel Francouz et Philipp Grubauer, aspirent au poste de partant.

Le joueur sous les projecteurs
Darcy Kuemper. Si les Coyotes de l’Arizona peuvent espérer tenir leur bout un moment, ce sera entièrement grâce aux prouesses de leur gardien.

La clé de la victoire
Une défaite de l’Avalanche serait une énorme surprise. Alors l’Avalanche sait exactement ce qu’elle doit faire pour gagner : être elle-même. Marquer des buts, créer des occasions et exploiter l’un des jeux de transition les plus électrisants de la LNH.

Stars c. Flames

Les Stars de Dallas avaient besoin de cette victoire du 9 août au tournoi rotation. Ils n’avaient gagné aucun match depuis… le 25 février. À une époque où la COVID-19 était encore une idée floue. Depuis, ils avaient perdu six matchs de saison, le match préparatoire en juillet et les deux premiers matchs du tournoi à la ronde. Les Stars ne gagneront pas avec des buts à profusion, c’est déjà connu, mais la question reste de savoir si Tyler Seguin et Jamie Benn ont un autre registre. Et il faudra voir si les Seguin, Ben Bishop et John Klingberg seront en santé. Les leaders des Stars peuvent parfois sembler au bout du rouleau. Et de l’autre côté, les Flames ont fait mal aux Jets, Sean Monahan et Johnny Gaudreau sont vifs et Matthew Tkachuk n’attend que l’occasion de brasser encore plus. Les Flames ont aussi fort peu d’expérience en séries, et il n’y a parfois rien de tel qu’un peu d’innocence. Les Stars sont les favoris, mais les Flames ne pourraient espérer un meilleur adversaire.

Le joueur sous les projecteurs
Ils sont trois, Miro Heiskanen, John Klingberg et Esa Lindell, des jeunes défenseurs qui représentent la colonne vertébrale de l’équipe. Ça passe (ou ça casse) par eux.

La clé de la victoire
Une fois que nous avons dit que les leaders des Stars ont ralenti et que la jeunesse des Flames peut faire des flammèches, il reste un point d’interrogation : Cam Talbot est-il vraiment l’homme de la situation ?

Blues c. Canucks

Une série qui volera un peu sous le radar, mais qui risque d’être imprévisible. Les Blues de St. Louis ont un titre à défendre et ont connu une superbe saison… sauf qu’ils ont perdu tous leurs matchs du tournoi à la ronde. Un pensez-y-bien, pendant que les Canucks de Vancouver faisaient la vie dure au Wild du Minnesota. Jordan Binnington a connu des ratés devant le filet, l’attaque des Blues n’a rien cassé (sauf David Perron, qui, de toute façon, vous dirait qu’il n’en a pas fait assez). Mais… qui serait vraiment prêt à parier contre les Blues ? Chez les Canucks, tout le monde va bien, Elias Pettersson, Bo Horvat, Brock Boeser. Mais il y a plus, le duo défensif de Quinn Hughes et Chris Tanev s’est révélé le cœur et l’âme de l’équipe. En séries, ça compte double.

Le joueur sous les projecteurs
Jordan Binnington. Le gardien des Blues est devenu le héros inattendu qui a sauvé la saison, puis gagné la Coupe Stanley. Il a enchaîné avec une superbe saison. Un tel parcours attirera forcément l’attention.

La clé de la victoire
Les Blues ont gagné en permettant à leurs trios d’énergie de s’exprimer. Ils ont vaincu plus redoutables que les Canucks avec ce style de jeu épuisant.