(Toronto) Claude Julien était sérieux quand il disait vouloir donner une chance à Alex Belzile. L’entraîneur-chef du Canadien a indiqué que c’est Belzile qui devrait remplacer Jake Evans dans la formation vendredi après-midi.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Le Québécois, jamais repêché et qui n’a jamais joué de match de saison dans la LNH, devrait donc vivre son baptême dans le circuit, à 28 ans, dans un contexte drôlement tendu. Le Tricolore mène 2-1 dans la série de qualification et éliminera les Penguins de Pittsburgh s’il l’emporte.

« On choisit les joueurs qui peuvent nous aider. Alex est travaillant, il est bon en échec-avant. Il peut nous donner ce qu’on recherche en séries », a expliqué Julien en visioconférence, vendredi matin.

Belzile avait causé une première surprise en se taillant une place dans la formation du Canadien pour l’unique match préparatoire en vue des séries, la semaine dernière. L’expérience avait toutefois pris fin dès sa troisième présence, quand le défenseur des Maple Leafs Jake Muzzin l’a plaqué près du filet. Belzile a fait une lourde chute et sa tête a donné contre la bande.

S’il est bel et bien en uniforme, Belzile prendra la place d’Evans, lui aussi hors de combat après avoir reçu une percutante mise en échec. Brandon Tanev l’a plaqué contre la bande en deuxième période mercredi.

Du reste, Julien n’a pas voulu confirmer s’il allait revenir avec les nouveaux trios qu’il a déployés à compter de la deuxième période mercredi. Il avait alors placé Phillip Danault au centre de Paul Byron et Artturi Lehkonen, tandis que Nick Suzuki prenait la place de Danault avec Tomas Tatar et Brendan Gallagher comme ailiers.

Jarry à la place de Murray

Les Penguins devront gagner pour sauver leur saison, et une partie de la responsabilité reviendra à Tristan Jarry. L’entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, a annoncé que Jarry serait son gardien partant.

Matt Murray, gagnant de la Coupe Stanley en 2016 et en 2017, laisse donc son poste à Jarry, qui n’a aucune expérience en séries, mais qui lui a été supérieur pendant la saison.

PHOTO MATT SLOCUM, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Tristan Jarry

En 31 départs, Jarry a en effet montré une fiche de 20-12-1, une moyenne de 2,43 et une efficacité de ,921. Par contre, il a connu des difficultés en fin de calendrier, tout juste avant l’arrêt des activités. Il avait alors subi 4 défaites de suite, accordant 18 buts dans ces 4 sorties.

Murray a quant à lui obtenu 38 départs, et a présenté un dossier de 20-11-5, une moyenne de 2,87 et une efficacité de ,899.

Statistiquement, Murray présente de meilleurs chiffres depuis le début de la série (moyenne de 2,50 et efficacité de ,914), mais il ne dégageait pas une grande confiance et s’est montré généreux sur les retours de tirs, notamment.

Interrogé à savoir s’il était à l’aise d’envoyer un gardien sans expérience des séries dans une situation aussi corsée, Sullivan n’a pas bronché. « Nous avons pleinement confiance en nos deux gardiens », a-t-il répondu.

Le Britanno-Colombien a affronté le Tricolore deux fois cette saison. Il a subi la défaite 4-1 le 10 décembre, et l’a emporté par le même pointage le soir de la Saint-Valentin.

Jarry n’a qu’un an de moins que Murray, mais son développement a été plus tardif, et il ne compte que 57 départs d’expérience dans la LNH.

Cela dit, Murray n’avait pas non plus d’expérience en séries quand Sullivan lui a confié le filet lors des séries 2016. Ça n’a pas empêché les Penguins de remporter la Coupe Stanley.

Pittsburgh risque une élimination rapide pour une deuxième année de suite. L’an passé, les Penguins ont été balayés en quatre matchs par les Islanders au premier tour, tandis que l’année précédente, ils ont été sortis au deuxième tour. La bande à Sidney Crosby a perdu les deux derniers matchs où elle risquait l’élimination. En 2017, par contre, l’équipe avait remporté deux fois des matchs no 7, en route vers la Coupe Stanley.

« On croit en notre groupe. Ce groupe a accompli beaucoup et a vécu les deux côtés. Les joueurs comprennent ce qui se passe et où on en est », a rappelé Sullivan.