(TORONTO) Devant les ascenseurs de l’hôtel, au rez-de-chaussée, les consignes sont claires : « Pour votre sécurité, merci de respecter la limite de deux personnes ou une famille dans l’ascenseur. » Mais la question se pose : y a-t-il même deux clients dans l’hôtel ?

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

On blague, mais après 48 heures ici, on a croisé un seul client dans ledit ascenseur, et il fallait que ce soit Jean-François Chaumont, ce satané compétiteur au flair légendaire.

Lundi, un membre du personnel disait estimer à « 8 ou 9 % » le taux d’occupation de l’hôtel. Ça peut expliquer pourquoi les employés sont si avenants, comme quelqu’un qui est un peu trop content de recevoir de la visite.

L’internet sans fil est trop lent pendant vos conférences sur Zoom ? « Appelez-nous et dites que je vous ai autorisé à vous connecter au réseau de nos associés. » Une tache de crayon noir sur votre belle blouse blanche que vous venez d’enfiler, parce que vous êtes plus maladroit qu’Elmer Fudd qui part à la chasse ? « Placez-la dans un sac devant votre porte de chambre, quelqu’un va la ramasser et tentera de la nettoyer. » Vingt-quatre heures plus tard, la chemise est revenue comme neuve.

Ça peut aussi expliquer pourquoi l’Association des chroniqueurs de hockey d’Amérique (PHWA) a pu nous négocier un tarif de groupe nettement moins élevé que les prix généralement affichés ici, pour un hôtel situé à trois minutes de marche de l’aréna.

Mais ça demeure très particulier comme ambiance, car un hall d’hôtel qui ressemble à une tour de bureaux par un dimanche pluvieux, ce n’est pas exactement ce à quoi on est habitués. Pas plus que les étages complets qui sont fermés. On se trompe de bouton d’étage dans l’ascenseur, les portes s’ouvrent, et toutes les lumières sont éteintes.