Xavier Ouellet ignore s’il a eu la COVID-19, mais personne n’a voulu courir de risque. C’est pourquoi il a raté le début du camp d’entraînement du Canadien.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Le défenseur a levé le voile sur sa situation, jeudi, en conférence avec les médias.

Ça a commencé par un test positif, « tout d’un coup ». « Je n’avais aucun symptôme, je n’étais pas malade. Et ensuite, j’ai eu un test négatif. On ne sait pas vraiment si je l’ai eu, mais les protocoles sont clairs. Les médecins et la LNH veulent s’assurer que tout le monde soit en santé. Je devais donc m’isoler pour protéger les gens. Mais je n’avais aucun symptôme et j’ai eu des tests négatifs tous les jours par après », a expliqué Ouellet.

Tout indique, donc, que Ouellet était un des deux joueurs du Tricolore qui a produit un test faux positif, tel que rapporté par le confrère Arpon Basu la semaine dernière.

Après son temps passé en confinement, Ouellet a retrouvé ses coéquipiers sur la patinoire mercredi. Jeudi, l’équipe a fait un entraînement consacré exclusivement aux unités spéciales, et il faisait partie des huit défenseurs retenus pour y participer, un bon signe pour lui. Et une bonne façon de rattraper le temps perdu.

« Le protocole assez clair. J’avais le droit d’être chez moi et d’aller faire mes tests. Je me suis entraîné à la maison », a-t-il mentionné.

Plus d’une fois, Ouellet a utilisé le mot « bizarre » pour décrire sa situation. « Je ne m’étais pas vraiment mis à risque, donc c’était bizarre. C’était une situation mélangeante, un peu frustrante. Mais d’un autre côté, je me sentais en santé. Je respecte les protocoles et c’est la meilleure façon de garder tout le monde en sécurité. »

Le joueur né en France a dit avoir fait des tests sérologiques qui ont démontré qu’il avait des anticorps contre la COVID-19, mais même au début de la pandémie, il assure ne jamais avoir ressenti de symptômes.

L’idée pour lui est maintenant de rattraper le temps perdu. En fin de saison, l’absence de Victor Mete lui avait notamment permis de disputer les cinq derniers matchs avant l’arrêt des activités. En tout, il a participé à 12 matchs avec le CH et à 39 avec le Rocket, où il était capitaine.

Claude Julien a assuré que Ouellet aurait sa place « avec le groupe », ce qui allait un peu de soi, compte tenu de son expérience. Reste à voir s’il sera dans le « sous-groupe » qui jouera des matchs.

« Avant qu’il manque la première semaine du camp, il s’entraînait, et il était ici tôt. Il n’a pas l’air d’un joueur qui a manqué la première semaine, a assuré Julien. Ça reste un gars d’expérience qui a joué des matchs à Detroit. Son expérience est un atout. »

« J’ai continué à m’entraîner chez moi et je savais qu’à mon retour, il resterait 9 ou 10 jours avant le premier match. J’ai assez de temps pour montrer à la direction que je suis prêt. Je l’ai montré en fin de saison. La direction sait ce que je peux faire », a dit le numéro 61.