Les équipes de la LNH peuvent théoriquement ouvrir leurs centres d’entraînement à compter de lundi, mais tout indique qu’il faudra patienter à Brossard.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Le Canadien a indiqué vendredi que la surface du Complexe sportif Bell fait l’objet de travaux de maintenance et qu’il n’y a présentement pas de patinoire. « Dès que nous aurons une demande des joueurs pour avoir accès à la glace, les travaux cesseront et la glace sera prête dans les 72 heures suivantes », explique-t-on, dans un courriel envoyé aux journalistes couvrant l’équipe.

Rappelons que la phase 2 du protocole de retour au jeu prévoit une réouverture des centres d’entraînement, mais la participation est optionnelle et se fait sur une base volontaire. De plus, les joueurs peuvent faire la demande de s’entraîner dans les installations d’une autre équipe, s’ils ne veulent ou ne peuvent rentrer dans la ville de leur équipe.

Ainsi, des Québécois établis dans la région de Montréal pourraient demander au CH d’avoir accès aux installations de Brossard. Au moment de publier ces lignes, aucune demande n’avait encore été officiellement déposée à cet effet. Cependant, plusieurs joueurs y songeraient, nous dit-on.

Reste à voir comment s’articulerait une telle situation dans la « vraie vie ». Comme on nous fait remarquer, à un maximum de six joueurs à la fois dans les installations, les journées pourraient être longues dans ces lieux plus centraux comme Toronto, où des dizaines de joueurs sont établis, en plus des joueurs des Maple Leafs.

Les joueurs peuvent aussi s’entraîner dans des sites non affiliés aux équipes de la LNH, mais se placent ainsi à risque d’un point de vue d’assurances, si jamais ils devaient contracter la COVID-19.

Les joueurs encore à la maison

Dans son courriel, le Tricolore parle de seulement deux joueurs qui sont dans la région montréalaise actuellement. Il s’agit de Paul Byron et Charles Hudon.

Jonathan Drouin, qui a fait une apparition lors d’une distribution de masques à Montréal il y a deux semaines, serait à l’extérieur de la région montréalaise. Phillip Danault est quant à lui à sa résidence d’été dans la région de Québec, tandis que l’autre Québécois de l’équipe, Xavier Ouellet, est au Michigan, où sa conjointe a de la famille.

Du reste, si on se fie aux informations glanées ici et là, les autres joueurs seraient tous dans leur région d’origine, dont plusieurs dans l’Ouest canadien (Shea Weber, Brendan Gallagher, Noah Juulsen, Brett Kulak, Jordan Weal, Karl Alzner). Gallagher et Juulsen ont notamment recommencé à patiner.

Le contingent ontarien compte Nick Suzuki, Max Domi, Victor Mete et Ben Chiarot. Dale Weise est quant à lui à Winnipeg et pourrait donc demander d’avoir accès aux installations des Jets s’il le désire.

Aux États-Unis, outre Ouellet, il y aurait Jeff Petry et Charlie Lindgren. Ce dernier, l’auxiliaire de Carey Price lors de l’interruption de la saison, a recommencé à patiner au Minnesota. Price était lui aussi dans l’ouest des États-Unis ces derniers temps, mais il a été impossible de confirmer s’il y est toujours.

Tomas Tatar est en Slovaquie et a publié une vidéo vendredi matin où on le voit de retour sur une patinoire. Au moment d’écrire ces lignes, aucune date de retour n’a été établie, nous dit-on.

Artturi Lehkonen et Jesperi Kotkaniemi seraient en Finlande, et Christian Folin, en Suède. Pas de nouvelles de Joel Armia.

La semaine dernière, Marc Bergevin avait, au grand étonnement de tous, affirmé ne pas savoir comment allait Kotkaniemi, le troisième choix au total du repêchage de 2018. Rappelons que le jeune centre s’était blessé à la rate une semaine avant la suspension des activités dans la Ligue américaine. Une information selon laquelle il devait recommencer à patiner lundi dernier nous est parvenue, mais le CH n’a pas pu la confirmer.

On entend aussi que bien des acteurs du milieu s’activent pour trouver une solution pour rapatrier les Européens. Un scénario qui circule : des vols nolisés pour les joueurs et leur famille, à partir des principaux pays européens où ils sont établis, avec des tests faits en Europe, avant l’embarquement, afin d’éviter aux joueurs la quarantaine une fois en Amérique du Nord. Une telle solution devrait toutefois être négociée avec les autorités gouvernementales, du moins au Canada. À l’heure actuelle, les voyageurs doivent encore se placer en quarantaine pendant 14 jours dès leur arrivée, que ce soit par vol commercial ou nolisé.

Rappelons que la LNH espère amorcer les camps d’entraînement le 10 juillet, afin d’ensuite organiser une ronde de qualification, suivie de séries éliminatoires à 16 équipes, dans deux lieux centralisés. S’il n’y a pas d’anicroche, le Canadien affronterait les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification.