Les adeptes de la balle orange trépignent pendant la pandémie

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Les joueurs de hockey ont tous très hâte de pouvoir retourner sur la glace, mais les joueurs de hockey-balle ont hâte de pouvoir retourner sur les terrains eux aussi.

C’est ce qu’Alex Burrows estime, et c’est aussi ce qu’il souhaite faire savoir.

L’ancien joueur de la LNH, présentement entraîneur adjoint chez le Rocket de Laval, est lui-même un adepte de la balle orange, et à son avis, la présente crise laisse un peu dans le noir tous les joueurs de hockey-balle à travers la province, pourtant très nombreux.

« On a déjà communiqué avec la ministre Isabelle Charest au mois d’avril, mais nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse », a fait savoir Burrows en entrevue téléphonique.

« Il y a plus de 75 organisations de hockey-balle et aussi une cinquantaine de centres de hockey-balle à travers la province. Ça fait beaucoup de gens qui ont très hâte que le hockey-balle puisse recommencer. »

Pour l’heure, le hockey-balle (communément appelé « dek hockey ») ne fait pas partie des sports d’équipe visés par des mesures de déconfinement.

Au Québec, les sports d’équipe qui ont lieu à l’extérieur, comme le baseball ou le soccer, seront les prochains visés dans avenir assez rapproché par d’éventuelles mesures de déconfinement (la phase 6, dont les dates restent à déterminer).

« Mais à ma connaissance, il n’y a personne encore qui a parlé du retour du hockey-balle », déplore Burrows.

Cela peut en partie être attribuable à la nature encore un peu méconnue du sport, qui est avant tout pratiqué pendant l’été. Pourtant, l’Association nord-américaine des joueurs et joueuses de hockey-balle (NBHPA) compte plus de 50 000 membres dans ses rangs, répartis dans plus de 75 ligues et organisations à travers le Québec.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Le Québec compte plus de 75 ligues et organisations de hockey-balle.

Selon Alex Burrows, il est encore un peu tôt pour songer à disputer des matchs, mais il pourrait être possible, à son avis, de recommencer au moins à tenir des exercices et des entraînements par petits groupes en attendant d’obtenir un feu vert complet.

« L’idée, c’est de permettre aux joueurs de bouger un peu et d’avoir accès à nos terrains, surtout les terrains extérieurs », ajoute-t-il.

On comprend qu’il est encore tôt pour disputer des matchs à cause des mesures de distanciation, mais on estime qu’il serait au moins possible de pouvoir tenir des entraînements.

Alex Burrows

Le monde du hockey-balle n’échappe pas non plus aux défis d’ordre économique que présente la crise actuelle, dit Alex Burrows.

« On parle de retombées de plusieurs millions de dollars chaque année. Avec les terrains qui sont fermés, il y a un impact.

« Au moins, de pouvoir recommencer à faire des entraînements par petits groupes, ce serait déjà utile pour permettre à nos membres et aux propriétaires de terrains de pouvoir au moins rouvrir leurs centres et garder la tête hors de l’eau. »