Le Canadien a cherché des joueurs de centre pendant quelques décennies. Les temps changent. L’équipe en comptera bientôt un surplus.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Phillip Danault et Nick Suzuki sont désormais considérés comme les deux premiers centres de l’équipe. Max Domi a terminé la saison au centre du troisième trio. Il faudra éventuellement faire une place à Jesperi Kotkaniemi et Ryan Poehling.

Domi n’a pas caché sa préférence, jeudi matin, lors de son point de presse téléphonique avec les membres des médias affectés à la couverture du club. Il en a donné un premier indice très tôt dans la discussion, en répondant à un collègue sur les aspects de son jeu à améliorer.

« Il me reste beaucoup de choses à apprendre, a-t-il dit. C’est ma deuxième saison seulement à titre de centre. Je veux m’améliorer chaque jour. »

Appelé à préciser sa préférence entre l’aile et le centre, l’attaquant de 25 ans a répondu franchement. « Les entraîneurs prennent les décisions et si je dois jouer à l’aile gauche ou droite, au centre, je vais le faire pour le bien de l’équipe. »

Mais j’aime beaucoup jouer au centre. Je ne croyais pas pouvoir y jouer parce que j’ai passé ma carrière à l’aile. Jamais je n’aurais imaginé m’y plaire autant. C’est complètement différent comme position.

Max Domi

Domi, 44 points en 71 matchs (17 buts et 27 aides) cette saison, après une production de 72 points la saison précédente (28 buts et 44 aides en 82 matchs), y voit plusieurs avantages. « On a plus d’options au centre. On touche la rondelle davantage et on a l’occasion de gagner en vitesse parce qu’on est en mouvement. À l’aile, on est plus souvent immobile et on a moins la rondelle. »

Domi veut cependant améliorer son efficacité lors des mises en jeu. Il a affiché un taux de succès de 44,9 % lors de la saison 2018-2019 et de 48,9 % l’hiver dernier. Nate Thompson, Phillip Danault et Jake Evans ont tous présenté un taux de succès supérieur à 50 % lors de la dernière saison. « C’est tellement important pour la possession de rondelle et j’y travaille beaucoup. »

Le contrat de Domi arrive à échéance dans quelques semaines. À son arrivée chez le Canadien, en juin 2018, il a signé pour deux ans à un salaire annuel de 3,1 millions. Il en exigera sans doute le double, sinon plus.

« Il n’y a pas eu de discussions avec l’équipe jusqu’ici. Il y a tellement de choses plus importantes que mon contrat à l’heure actuelle. Mais je le dis et je le répète : je veux rester à Montréal, j’adore cette ville et mes coéquipiers, je veux jouer longtemps pour le Canadien. Je laisse mon agent s’occuper de l’aspect contractuel. »

Du hockey estival ?

Domi ne veut pas se prononcer sur les perspectives de retour au jeu, l’été qui vient ou plus tard. « On ne sait même pas ce que l’avenir nous réserve [avec le coronavirus]. La LNH et l’Association des joueurs tentent de trouver des solutions, mais ça change au fil des évènements. »

« Tout le monde veut retourner au travail, sur la patinoire ou les terrains de soccer et de football, mais il y a tellement de choses inconnues qu’il faut être patients jusqu’à ce que tout soit sans danger pour tous les gens impliqués, poursuit Domi. Pour l’instant, je n’ai entendu personne nous dire qu’on reviendrait au jeu demain. Aucun d’entre nous ne veut être en position où on pourrait être en danger ou mettre les autres en danger. »

Domi dit s’entraîner chez lui à Toronto. 

Il faut bouger. J’ai un petit gymnase chez moi. Pour le patin, c’est comme la bicyclette. Ça va revenir rapidement. La pause va même être bénéfique pour le corps et l’esprit à long terme. On sera dans un meilleur état.

Max Domi

Même s’il vit avec le diabète, Domi ne s’inquiète pas outre mesure des dangers pour sa santé. « On n’en sait pas beaucoup sur ce virus, mais je suis diabétique de type 1 et ça ne change pas grand-chose. Je prends mes précautions comme tout le monde. »

Les diabétiques ne sont pas plus à risque de contracter la COVID-19, mais peuvent développer des complications plus facilement s’ils l’attrapent. Par contre, les risques de développer des symptômes plus graves dépendent de divers facteurs comme l’âge, les habitudes de vie, le traitement utilisé et la présence éventuelle d’autres problèmes de santé.