Déjà confronté à une période de bouleversements, le hockey professionnel féminin fait face aux conséquences économiques de la pandémie de COVID-19.

Donna Spencer
La Presse canadienne

Jayna Hefford, la dirigeante de l’Association des joueuses de hockey professionnel féminin (AJHPF), demeure déterminée à aider les femmes à naviguer vers la ligue qu’elles désirent.

Toutefois, la route est plus ténébreuse à cause d’un virus qui pousse le hockey au bas de la liste des priorités de la société, au moment où le hockey féminin aspire à faire sa place au soleil.

Hefford, une membre du Temple de la renommée du hockey, espère que l’influence acquise par l’AJHPF et les joueuses l’hiver dernier n’aura pas été sans résultat.

Toutefois, elle craint que le sport féminin souffre des conditions qui prévalent en ce moment.

« Nous sommes toujours dans une position où l’investissement est nécessaire. Ce sera de plus en plus difficile d’obtenir cet investissement dans la situation actuelle. »

Après la fin des activités de la Ligue canadienne de hockey féminin, il y a un peu plus d’un an, environ 200 joueuses ont formé une association.

Leur objectif est de mettre sur pied une ligue viable financièrement qui leur permet de jouer sur une base régulière, en plus de leur fournir une assurance maladie et d’autres formes de soutien.

Les joueuses, dont la liste inclut Marie-Philip Poulin, Kendall Coyne Schofield, Hilary Knight et Natalie Spooner, ont décidé de bouder la Ligue nationale de hockey féminin, établie aux États-Unis et qui tenterait d’installer une concession à Toronto.

Dans le but de se rapprocher des amateurs et pour montrer leur dévouement à leur cause, les membres de l’AJHPF ont organisé des tournois et des matchs hors-concours au Canada et aux États-Unis, entre septembre et mars.

Un tournoi qui devait être présenté à Tokyo, du 4 au 7 mars, a été annulé à cause de la COVID-19. Un tournoi tenu à Tempe, en Arizona, le même week-end, s’est avéré le dernier évènement de la tournée.

L’AJHPF a attiré plusieurs commanditaires comme Budweiser, Bauer, Adidas, Dunkin’ et Tim Hortons. Elle n’a pas réussi à parapher un contrat de télévision, mais elle est parvenue à diffuser des matchs en direct sur l’internet.

« Le défi pourrait devenir un peu plus grand, mais je crois que nous aurons toujours ces partenaires à nos côtés pour nous soutenir », a déclaré Hefford.