Le directeur général des Jets de Winnipeg, Kevin Cheveldayoff, préfère se rappeler des bons souvenirs du séjour de Dustin Byfuglien avec l’équipe.

Joshua Clipperton
La Presse canadienne

Il pense aux retentissantes mises en échec du défenseur format géant, de son style unique, de son intensité en séries éliminatoires, de sa force suffisante pour sortir deux joueurs en même temps d’une mêlée et de son puissant lancer frappé.

Ces bons souvenirs ne rendent toutefois pas le divorce entre les Jets et Byfuglien plus facile à digérer.

Dans un communiqué émis conjointement par la LNH et l’Association des joueurs de la LNH (AJLNH), les Jets et Byfuglien ont annoncé la résiliation de leur entente d’un commun accord.

« Nous n’avons jamais souhaité une telle conclusion à notre association avec Dustin, a dit Cheveldayoff lors d’une conférence téléphonique. Si les Jets avaient été responsables du scénario, il aurait pris fin avec Dustin soulevant un gros trophée argenté au-dessus de sa tête en affichant un large sourire.

Mais nous remercions Dustin pour tout ce qu’il a fait pendant son temps ici. Il était une force de la nature sur la glace et hors de la patinoire. Il avait une personnalité contagieuse qui le rendait impossible à ne pas aimer. Il a joué un rôle important au sein de notre équipe pendant longtemps. »

Byfuglien a tourné le dos à 7,6 millions US cette saison et l’hiver prochain. Il était l’un des visages de l’équipe depuis sa dernière saison à Atlanta, après que les Thrashers eurent acquis ses services des Blackhawks de Chicago à la suite de leur triomphe en finale de la Coupe Stanley en 2010.

Il était l’un des préférés des partisans pour les raisons mentionnées précédemment. Cependant, la relation entre l’équipe et Byfuglien a tourné au vinaigre à la fin de l’été dernier.

L’équipe a placé Byfuglien en congé autorisé la veille de l’ouverture de son camp.

« Nous nous sommes rencontrés dans mon bureau ce soir-là et il m’a affirmé qu’il ne savait pas s’il avait envie de continuer à jouer dans la LNH, a dit Cheveldayoff, qui a refusé d’entrer dans les détails, vendredi. Nous nous sommes reparlé (le 21 septembre) et nous avons eu une longue conversation. Nous étions rendus à un point où nous devions commencer à prendre des décisions concernant notre formation et notre gestion de la masse salariale. Je lui ai demandé s’il y avait du nouveau. Il m’a dit qu’il ne voulait pas prendre sa retraite, mais qu’il ne savait pas s’il avait envie de continuer à jouer.

Je lui ai dit qu’il fallait le suspendre. Il comprenait la situation. »

Cheveldayoff, dont la relation avec Byfuglien remonte à l’époque où il était directeur général adjoint chez les Blackhawks, a indiqué que les Jets ont appris tôt en octobre que Byfuglien avait l’intention de revenir au jeu après s’être remis d’une opération à une cheville plus tard au cours du mois.

Byfuglien, qui n’a pas informé les Jets de problèmes de santé quelconque pendant l’été selon Cheveldayoff, a ensuite déposé un grief via l’AJLNH, croyant qu’il devait être payé pendant qu’il suivait son programme de rééducation. Il a poursuivi sa rééducation pendant la nouvelle année, mais n’a jamais atteint un point où il a pu recommencer à patiner. Ce qui a ultimement mené à l’annonce de vendredi.

Si cette nouvelle sonne le glas de la carrière du colosse de six pieds cinq pouces et 260 livres, on se souviendra de lui comme d’un hockeyeur ayant combiné puissance et agilité comme peu d’autres avant lui.

Âgé de 35 ans et originaire du Minnesota, Byfuglien a inscrit 177 buts et 348 aides en 869 matchs de saison régulière avec les Blackhawks et les Thrashers/Jets. Il a ajouté 50 points en 66 rencontres en séries éliminatoires.

« Il était intimidant à cause de son gabarit, mais il n’était pas vraiment un joueur salaud, a dit Cheveldayoff. Il voulait avoir un impact sur le match.

Parfois, il prenait des risques, mais il était souvent récompensé. »

Byfuglien est maintenant joueur autonome. Son avenir dans la LNH demeure incertain.