Comme un peu tout le monde, Tomas Tatar a bien hâte au retour du hockey, mais il comprend aussi qu’il y a des choses un peu plus urgentes à régler pour le moment. Dans la LNH mais aussi partout ailleurs.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

« Il faut en premier s’assurer de la santé de tout le monde, des joueurs, des partisans, a-t-il expliqué en conférence téléphonique mardi matin. Ce n’est pas facile pour personne en ce moment, mais il faut respecter les consignes de sécurité qui ont été mises en place. C’est la santé de tout le monde qui doit être la priorité en ce moment. »

Pour l’heure, les dirigeants de la LNH se croisent les doigts et souhaitent toujours être en mesure de poursuivre la présente saison, qui s’est arrêtée de manière inattendue en date du 12 mars en raison de la crise que l’on sait. Mais dans les faits, on peut se demander si c’est vraiment possible de rouvrir les arénas à court ou moyen terme… et même si ce serait une bonne idée de le faire.

PHOTO GRAHAM HUGHES, PRESSE CANADIENNE

Tomas Tatar sautant pour laisser passer un tir venu de la ligne bleue, devant le gardien des Blue Jackets de Columbus Elvis Merzlikins le 2 février 2020 au Centre Bell.

Rien n’a encore été décidé à ce jour chez les patrons de la LNH, et il n’y a rien de neuf dans ce dossier non plus, si ce n’est de la date de la recommandation de la quarantaine pour les joueurs, qui a été repoussée jusqu’au 30 avril pour le moment.

« Je pense que la plupart des joueurs aimeraient pouvoir terminer la saison, mais il faut que ça tombe sous le sens, a ajouté l’attaquant du Canadien. Ce n’est pas évident. Il y aura une prochaine saison, mais il y a une foule de détails à régler avant ça, comme le prochain repêchage par exemple… On peut avoir tous les scénarios possibles en tête, il n’en demeure pas moins qu’il nous faudra obtenir un feu vert de la part des autorités en premier. Sinon, tout ça ne demeure que des spéculations. »

À ce titre, même si l’Association des joueurs et la LNH tentent du mieux qu’ils le peuvent de garder toutes les portes ouvertes, personne ne peut encore prédire la date du grand retour tant attendu.

C’est sans compter que le hockey, lorsqu’il va reprendre, ne pourra pas recommencer comme par enchantement. Les joueurs comme Tomas Tatar peuvent bien s’entraîner du mieux qu’ils le peuvent, il leur demeure impossible de reproduire dans un garage ou dans un salon des conditions qui s’apparentent à une patinoire.

« J’imagine que ça va prendre au moins une semaine, sinon plus, avant que les joueurs puissent retrouver la forme qu’il faut avoir pour être en mesure de disputer un match, a-t-il ajouté. De mon côté, j’ai choisi de rentrer chez moi près de ma mère en Slovaquie, et j’essaie seulement de garder la forme en attendant que quelqu’un nous donne le feu vert. Tous les joueurs de la ligue aimeraient mieux jouer, c’est bien évident, mais ce n’est pas la priorité présentement. »

Pour Tatar, cette fin des émissions un peu trop abrupte est particulièrement décevante d’un point de vue personnel ; avant que les arénas de la LNH ne ferment au mois de mars, il connaissait la meilleure saison de sa carrière, avec une récolte de 61 points en 68 rencontres.

Pour un joueur qui sera à la recherche d’un contrat dans un an, ça tombait assez bien. À ce chapitre, il n’a toujours pas discuté d’une nouvelle entente avec la direction montréalaise.

Rappelons que Tatar, 29 ans, avait subi une blessure le 3 mars lors d’un match contre les Islanders à New York. Il avait ensuite dû rater les trois matchs suivants avant la présente pause. « Mais j’ai réussi à récupérer depuis et si le jeu devait reprendre, je serais prêt à jouer », a-t-il ajouté.